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Hommages

Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /2007 18:13

Jeudi 6 septembre, l'annonce de la disparition de Luciano Pavarotti, le ténor le plus célèbre de sa génération, a plongé le monde entier dans la tristesse. Le chanteur italien a été inhumé dans le cimetière de Montale Rangone, aujourd'hui samedi, aux côtés de ses parents et de son enfant mort-né Riccardo. Dès l'annonce de sa mort, par milliers, les admirateurs du ténor se sont pressés dès l'aube vendredi pour lui rendre un dernier hommage, dans la cathédrale de Modène, sa ville natale. Luciano Pavarotti a succombé à l'âge de 71 ans, après des mois de lutte contre un cancer du pancréas. Lors de ses obsèques, un véritable hommage national a été rendu dans l'organisation de la cérémonie à M. Pavarotti, dont la carrière a débuté en 1961, à 26 ans, lorsqu'il interprète "Rodolfo" dans "La Bohême". Son charisme, sa voix d'or à la sonorité intense et aux aigus lumineux, capable d'enchaîner neuf contre-ut, va conquérir la planète entière. Ce surdoué qui ne lisait pas la musique fera partie des "Trois Ténors", dans les années 1990, avec les Espagnols Placindo Domingo et José Carreras. Pour la Coupe du monde de football, en Italie, les trois stars chantent les airs d'opéra les plus connus, support audio lyrique le plus vendu au monde ensuite. Luciano Pavarotti chantera aussi pour des concerts caritatifs, "Pavarotti & Friends", accompagnera de grandes voix comme Elton John ou Céline Dion, et interprètera des succès inattendus comme "Il Gladiatore" (tiré du film sur une musique de Hans Zimmer), dans des albums comme "Ti Adoro". Une voix gravée qui n'est pas prête de s'éteindre dans le coeur et sur les lecteurs de ses fans et des mélomanes.

Par Dominique Michonneau - Publié dans : Hommages
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /2008 15:49

IngridBetancourt.jpg

"Aujourd'hui, c'est tout particulièrement vers le visage d'une femme que je me tourne - une femme dont la volonté d'agir et de vivre était immense, et qui est maintenant à la frontière de la mort. Cette femme, c'est Ingrid Betancourt. Retenue depuis six ans dans des conditions indignes, elle est le symbole de toutes celles qui luttent et qui prennent le monde à témoin de leurs combats. Au milieu de la jungle, son coeur de femme, c'est celui de la liberté et de la justice ! En cette journée du 8 mars 2008, nos espoirs se confondent avec ce coeur emprisonné." C'est François Fillon, premier ministre, qui parle sur son blog. Samedi 8 mars 2008, la 31e Journée internationale de la Femme a tout naturellement son icône 2008, un visage, une silhouette, la représentation du courage à laquelle beaucoup ont pensé pour marquer cette journée : Ingrid Betancourt, prisonnière dans des conditions inhumaines par les Farc depuis six ans.
La 7e édition du concours d'affiches et de beaux textes du site officiel de le Journée de la Femme lui est consacrée sur le thème : "Courageuse Ingrid, tu mérites la liberté". Et l'INA (Institut national de l'Audiovisuel) propose de découvrir ou de redécouvrir sur son site Internet, huit portraits de femmes en vidéo (Ingrid Betancourt, Benazir Bhutto, Françoise Giroud, etc.), qui ont marqué ces dernières années.
C'est à Copenhague, le 8 mars 1910, qu'une confédération internationale de femmes socialistes de tous les pays a créé la Journée de la Femme en vue de servir à la propagande du vote des femmes. L'ordonnance du 21 avril 1944 accorde le droit de vote aux femmes françaises, qu'elles exerceront pour la première fois le 20 avril 1945 pour les élections municipales. Les Allemandes l'ont obtenu le 12 novembre 1918. Un siècle de retard sur les hommes qui votent en France depuis 1848. Et que dire du droit des femmes à se faire élire alors... Le 8 mars 1948 en France, 100.000 femmes défilent à Paris pour fêter cette victoire de la République à la statue de Jeanne d'Arc. Dans de nombreuses villes de France, cette manifestation est relayée (5.000 femmes à Lyon, 30.000 d'entre-elles à Marseille). La Suisse accordera le droit de vote aux femmes en 1971, alors que les Nations Unies ont commencé à observer la Journée internationale de la Femme le 8 mars 1975. En France, c'est en 1982 que le gouvernement socialiste instaure le caractère officiel de la célébration de la Journée de la Femme, le 8 mars. Mais chaque jour encore, dans le monde, les femmes subissent encore et toujours des violences, des humiliations, ou tout simplement tentent de faire respecter ou de mettre en oeuvre la "parité".
La vidéo de L'INA après le rapt d'Ingrid Betancourt, en 2002.

Par Dominique Michonneau - Publié dans : Hommages
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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /2008 19:20


Le sketch "Je ne veux pas vieillir...

"Desproges est mort. Étonnant non ?".
Le 18 avril 1988, c'est ainsi que fut annoncé le décès de Pierre Desproges, en référence à sa célèbre phrase concluant à chaque fois sa "Minute de M. Cyclopède" à la télévision. Vingt ans après, ses blagues corrosives n'ont pas pris une ride. Ce pitre et joyeux drille fut aussi un écrivain d'ouvrages décalés.
Il disait qu'on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Emporté par un cancer, à l'âge de 49 ans, Pierre Desproges est l'auteur de phrases célèbres du genre : "Le cancer est une maladie provoquée par les cancérologues." Ou encore : "L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins." Et comment résister à celle-ci : "La recherche a besoin d'argent dans deux domaines prioritaires : le cancer et les missiles antimissiles. Pour les missiles antimissiles, il y a les impôts. Pour le cancer, on fait la quête." Desproges était l'alliance du talent et des mots humoristiques ciselés, tapant souvent dur et juste : Dieu, la famille, l'armée, la politique, les racistes, le politiquement correct qu'il préférait incorrect... À la fois pudique et impertinent sous de faux airs d'ado mélancolique, Pierre Desproges s'est en plus fait connaître du grand public à une époque où l'humour caustique n'était pas toujours le bienvenu parmi les égratigné(e)s, et ce dans les années 1970, collaborateur irrésistible dans "Le petit rapporteur", l'émission de télé de Jacques Martin, sur Antenne 2. Auparavant, il avait été enquêteur à l'IFOP, vendeur d'assurances-vie, pronostiqueur hippique, auteur de romans photos pour "La veillée des chaumières" et journaliste à L'Aurore. Avec une émission à lui, "La minute nécessaire de M. Cyclopède", sur France 3.
Au début des années 1980, il entre au "Tribunal des flagrants délires" sur France Inter, où il joue les procureurs. C'est la consécration. Pierre Desproges a écrit une douzaine de livres, dont "Vivons heureux en attendant la mort", ou le "Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis", provocateur anti-conformiste qui n'hésitait pas à s'attaquer aux sujets les plus sensibles. Pierre Desproges est enterré au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. Mais il est toujours bien présent parmi nous avec son humour détonnant qui n'a pas fini d'étonner. Un petit tour sur son site Internet officiel, digne de lui, vous en conviendra (c'est ICI). Ne vous en privez pas.

Bonus, présenté par Jean Yanne : "La minute nécessaire de M. Cyclopède".

Par Dominique Michonneau - Publié dans : Hommages
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 17:57

Il a révolutionné la mode féminine en mettant notamment les femmes en pantalon. Le couturier français Yves Saint Laurent s'est éteint, ce dimanche soir 1er juin, à son domicile parisien, des suites d'une longue maladie, à l'âge de 71 ans. C'est son ami de longue date Pierre Bergé, avec qui il avait fondé la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent abritant notamment ses collections (c'est ICI), qui a annoncé sa mort. Le couturier, célèbre dans le monde entier pour ses créations avant-gardistes et luxueuses, autant que populaires, sera inhumé jeudi 5 juin 2008, à 15 h 30, en l'église Saint-Roch de Paris. Le président de la république Nicolas Sarkozy a rendu un "profond hommage" à "l'un des plus grands noms de la mode, le premier à élever la Haute Couture au rang d'un art en lui assurant un rayonnement planétaire". Saluant un "grand créateur" à la "personnalité élégante et raffinée, discrète et distinguée", le chef de l'État a confirmé sa présence aux obsèques, avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, un temps mannequin pour M. Saint-Laurent.
Pierre Bergé, l'ami proche du couturier, a exprimé son émotion sur France-Info après la disparition de celui qui restera "le symbole de la deuxième partie du 20e siècle" en mode. Si "Chanel a donné la liberté aux femmes" pendant la première moitié, "Saint Laurent leur a donné le pouvoir", a-t-il déclaré. Yves Saint Laurent avait quitté le monde de la mode en 2002 (les vidéos INA/Infos-News ci-dessous), mais il était touché par une tumeur au cerveau depuis un an. M. Saint Laurent avait fait ses adieux à la Haute Couture et au prêt-à-porter qu'il a révolutionnés pour sa part, quelque peu en désaccord avec une certaine forme de création contemporaine dans ce domaine. L'Institut national de l'Audiovisuel rend aussi hommage à ce grand créateur, avec une quarantaine de vidéos visibles en ligne.
Les adieux d'Yves Saint Laurent, le 7 janvier 2002, prennent aujourd'hui une toute autre dimension au terme de 40 ans d'illustres créations. Suivis d'une vidéo où le couturier répond à Mademoiselle Chanel...


Ci-dessous, Yves Saint Laurent répond à Mademoiselle Chanel, en 1968...
Par Dominique Michonneau - Publié dans : Hommages
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 15:14

En Vendée (France), le 25 septembre 1993, Alain Decaux, ex-ministre de Gauche chargé de la Francophonie, M. et Mme Soljenitsyne, le comédien Jean Piat, entre autres, et Philippe de Villiers, inaugurent le Mémorial des victimes du génocide de la guerre de Vendée (1793-1796), perpétré par la Terreur révolutionnaire (photo Alain Le Bot, Conseil général de la Vendée).

L'écrivain russe, figure emblématique de la dissidence sous le régime soviétique, Alexandre Soljenitsyne, est décédé dimanche 3 août dans la nuit à Moscou, à l'âge de 89 ans, "à la suite d'une insuffisance cardiaque aigüe". Il sera inhumé mercredi 6 août au cimetière du monastère Donskoï à Moscou. Prix Nobel de littérature, "il a vécu une vie difficile mais heureuse", selon son épouse. Sa dépouille mortelle sera exposée mardi 5 août à l'Académie des Sciences à Moscou pour une cérémonie d'adieux, a annoncé la Fondation Soljenitsyne, citée par l'agence Interfax.
Alexandre Issaïévitch Soljenitsyne (ICI, des vidéos sur le site Internet de l'INA) est né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk. À l'école et à l'université des sciences de Rostov-sur-le-Don, il étudie la littérature et la doctrine communiste. Capitaine d'artillerie, il est décoré deux fois pour son courage sur le front russe lors des terribles combats contre l'armée hitlérienne, lors de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, il est condamné à huit ans de camp de travail après avoir entretenu une correspondance critique à l'égard de Staline, qu'il tenait responsable des conséquences de la Deuxième Guerre mondiale sur le peuple soviétique. Compte-tenu de sa formation de mathématicien, il est affecté à un institut de recherche secret, évoqué dans son roman "Le Premier cercle", puis, en 1950, dans des camps de travail de la steppe kazakhe. Il survivra à ces huit ans de Goulag. Libéré en 1953, il reste en banissement dans un village du sud du Kazakhstan, où il est atteint d'un cancer à l'estomac, dont il se remet. Réhabilité en 1956, il enseigne les sciences physiques à Riazan. En 1962, la publication de "Une journée d'Ivan Denissovitch" dans la revue soviétique Novi Mir, grâce à l'autorisation de Nikita Khrouchtchev, lui vaut une renommée internationale immédiate. En 1970, le prix Nobel de littérature lui est attribué, mais Soljenitsyne ne peut se rendre à Stockholm de crainte d'être déchu de sa nationalité soviétique, et pour préserver sa femme et ses trois enfants. Il le sera le 12 février 1974, après la parution, à Paris, de "L'archipel du Goulag", qui parvient à échapper à la surveillance et aux menaces du KGB. Le livre décrit le système concentrationnaire soviétique. Il aura un retentissement mondial.
Soljenitsyne est expulsé d'URSS. Il s'installe d'abord en Suisse, puis émigre aux États-Unis. Après une période publique intense, il se retire avec sa famille dans le Vermont, où il se consacre à l'écriture de "La roue rouge". Après la chute de l'Union soviétique, en 1994, il rentre en Russie officiellement réhabilité par Gorbatchev, et mène de nouveau une vie publique, interrompue par la maladie. Intellectuel engagé, aux prises de positions parfois controversées, Soljenitsyne reste la figure emblématique de la dissidence sous le régime soviétique. Vladimir Poutine qui lui avait rendu visite le 12 juin 2007 pour lui remettre le Prix d'État, dira "des millions de gens dans le monde lient le nom et les oeuvres d'Alexandre Issaïévitch Soljenitsyne au sort de la Russie elle-même"

Par Dominique Michonneau - Publié dans : Hommages
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