Dépêches en ligne - www.infos-news-bulletin-reponse.com http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/ 2006-03-10T08:45:27Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Bienvenue sur ce site d'informations générales, news, reportages, coups de coeur, billets d'humeur, et autres nouvelles ou anecdotes puisés dans les actualités du quotidien, en France ou dans le monde entier. Et l'on peut toujours en parler, par commentaires interposés ou en bas de page : rubrique "Contact". http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-19319713.html Serge Avédikian, les frères Taviani : le génocide arménien en DVD 2008-05-06T10:28:42Z 2008-05-05T21:34:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Extrait de "Nous avons bu la même eau", de Serge Avédikian. Deux événements cinématographiques liés au génocide arménien font l'actualité avec la sortie le 14 mai 2008 du film des frères Taviani : "Le Mas des Alouettes" (UGCDistribution), mais aussi le film de Serge Avédikian, "Nous avons bu la même eau" (Les Films d'Ici), dans le cadre de la sortie en salle et en DVD (ChaletsFilms) de son travail documentaire (voir aussi sur le site de Serge Avédikian, rubrique "Actualités"). Le contexte arménien et son histoire seront d'ailleurs déclinés à l'Espace Saint-Michel (Paris, 5ème), en lien avec les Éditions Arteva, et le parrainage de la Fondation internationale Hrant Dink, lors de quatre rencontres-débats exceptionnelles, du 14 au 20 mai 2008. Elles auront lieu à l'issue des projections du film d'Avédikian (à 19 h). Objectif : compléter les images édifiantes de "Nous avons bu la même eau" (produit par Les Films d'Ici), par des débats à thèmes. Mercredi 14 mai 2008 : avec Cengiz Aktar et Isabelle Kortian (Fondation internationale Hrant Dink) ; la situation de la société, de l'adhésion à l'Union européenne et de la "question arménienne" en Turquie, avec une vision des proches de Hrant Dink, journaliste assassiné, de l'hebdomadaire turco-arménien Agos. Vendredi 16 mai 2008 : avec Raymond Kevorkian (historien, écrivain) et Hélène Piralian (psychanalyste, écrivain) ; déplacements forcés de populations : chassé de ses terres, quelle place pour la mémoire de l'autre et le deuil ? Samedi 17 mai 2008 : avec Yves Ternon (historien, écrivain) et Laure Coret-Metzger (universitaire) ; le génocide des Arméniens, la Shoah et le génocide des Tutsi au Rwanda : similitudes et différences. Mardi 20 mai 2008 : avec Claire Mouradian (historienne, écrivain) et Bernard Dréano (Helsenki Citizen Assembly) ; les vérités de l'Histoire : comment les hommes peuvent-ils combattre la désinformation, ou venir à bout des tabous ? Le film documentaire "Nous avons bu la même eau" de Serge Avédikian, en version longue pour les salles et en une plus courte pour la télévision, distribué par Les Films d'Ici, a été écrit et réalisé par Serge Avédikian, en collaboration avec Claire Mouradian et Raymond Kevorkian (conseillers historiques), et la journaliste Burçin Gercek (traduction et documentation). L'acteur réalisateur est allé à Sölöz, village natal de son grand-père Avédis, près de Bursa en Turquie, pour tenter de comprendre "comment l'irréparable avait été commis à l'encontre du peuple arménien dans l'Empire ottoman, l'évolution depuis des consciences et des mémoires, et comment sortir du deuil ensemble."Le film "Le Mas des Alouettes", sorti en Italie le 23 mars 2007, puis en France notamment, est réalisé par Paolo et Vittorio Taviani (bande-annonce ci-dessous), avec notamment Paz Vega (Nunik Avakian), Angela Molina (Ismene), Tchéky Karyo (Aram), ou André Dussollier (le colonel Arkan). Il relate avec une véracité édifiante le massacre des Arméniens dans l'Empire ottoman par le gouvernement turc d'alors, en 1915 et 1916, premier génocide du XXe siècle pendant la Grande guerre, et est librement adapté par les frères Taviani du premier roman d'Antonia Arslan, Italienne d'origine Arménienne, "Il était une fois en Arménie" (Robert Laffont). Le livre a été couronné par plus de quinze prix : "Dans son livre, elle raconte l'extermination de sa famille. C'est un roman tout autant qu'un document historique. Pour nous, il représente le point de jonction entre les événements du passé et ceux d'aujourd'hui", résument Paolo et Vittorio Taviani, qui rapprochent d'une certaine manière les rouages du génocide arménien des massacres des populations civiles perpétrés notamment en Serbie, au Kosovo ou aujourd'hui au Darfour (Soudan).
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-19210910.html La Vendée marque l'année Richelieu 2008-05-01T17:55:07Z 2008-05-01T16:48:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Une exposition vendéenne où l'on retrouve Richelieu sous bien des formes (reproduction des photos interdite). 1608-2008 : pour marquer le 400e anniversaire de la nomination de Richelieu (1585-1642), futur ministre de Louis XIII, comme évêque de Luçon (Vendée), le département vendéen vient de lancer l'année Richelieu avec une pléiade de spectacles et d'animations en 2008. Et tout particulièrement une exposition d'envergure nationale à l'Historial de Vendée (Les Lucs-sur-Boulogne), un musée ultramoderne aux portes de Nantes. Une expo qui se déroule jusqu'au 13 juillet 2008, avec un catalogue livre d'art à paraître le 16 mai 2008 (*), et que méritait bien Armand Jean du Plessis, cardinal duc de Richelieu, l'une des figures les plus marquantes de l'histoire de France et aussi l'une des plus ambiguës. Unanimement détesté à sa mort, le premier ministre de Louis XIII et son héritage ont suscité querelles et polémiques, même si ce cardinal ministre botté et cuirassé est devenu au fil du temps un symbole du "grand siècle", puis un héros de roman, de cinéma (notamment "Les Trois mousquetaires"), et même un générateur de produits dérivés (chaussures, billet de banque et autre poêle chauffant nuit et jour)... Mais Richelieu, ce n'est pas seulement un homme d'État à la poigne de fer dans un gant de velours rouge, c'est aussi un homme d'Église, un homme de guerre (le siège de La Rochelle), un homme particulièrement versé dans les arts aussi, qui aimait la musique, la danse, écrivain et même producteur d'un ballet dansé et chanté ! Le metteur en scène Yves Pignot et Jacques Rampal travaillent d'ailleurs sur une commande du département de la Vendée, une pièce "La Journée des Dupes ou le triomphe de Richelieu" qui sera donnée du 15 au 19 juillet 2008 dans le cloître de la cathédrale de Luçon, puis au Théâtre 14 à Paris, à partir du 16 septembre 2008, avant une tournée nationale. Mais le cardinal légendaire fut également un bâtisseur (la ville de Richelieu en Indre-et-Loire), et il sera à l'origine de la construction du Palais Royal à Paris en bâtissant le Palais Cardinal, qu'il offrira au roi pour lui montrer son humble dévouement et place inférieure dans la hiérarchie protocolaire "royale". Richelieu restaurera et agrandira la Sorbonne à Paris, et y créera l'Académie française en 1634. Bref, il fallait une exposition grandiose pour illustrer un cardinal ministre aussi prolifique, et l'héritage de Richelieu est décliné à l'Historial de Vendée avec un soin et une richesse uniques. Des tableaux de Philippe de Champaigne, à un canon de 1636 du musée de l'Armée, en passant par les plaques de cuivre de Jacques Gallot sur le siège de La Rochelle, c'est au total une centaine d'objets publics ou privés du monde entier qui émaillent dans un décor de bande dessinée cet expo historique originale. Un petit cinéma a même été reconstitué pour y diffuser un film interview de spécialistes de Richelieu, regroupant aussi des extraits de films où le cardinal a un rôle majeur. Comme tout au long de sa vie. (*) L'Historial de Vendée est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10 h à 19 h. Livre : "La Légende de Richelieu", ouvrage collectif sous la direction de Françoise Hildesheimer, grande spécialiste de Richelieu, et Christophe Vital, conservateur des musées de Vendée, livre coédité par les Éditions Somogy avec les musées de Vendée. 344 pages, 304 illustrations. 39 euros. Un document de l'INA ("La caméra explore le temps") : extrait de l'histoire de la conspiration fomentée par le marquis de Cinq-Mars, favori de Louis XIII et son complice de Thou contre le cardinal de Richelieu, et son impitoyable répression par le tout-puissant ministre, en 1642. Conclusion sur cette reconstitution historique par Alain Decaux et André Castelot.
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-19095394.html Miss France 2009 élue au Puy du Fou en décembre 2008-04-27T19:25:36Z 2008-04-27T17:53:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Élodie Martineau, nouvelle Miss Pays de la Loire, et Laura Tanguy, sa devancière, qui défendra les couleurs de la France au Vietnam (Reproduction interdite). Samedi, la nouvelle a été annoncée à l'issue de l'élection de Miss Pays de la Loire, au parc des expositions de Cholet (Maine-et-Loire). Mme de Fontenay, accompagnée de la dauphine de Valérie Bègue, Laura Tanguy, a confirmé que c'est au Puy du Fou (Vendée), que se déroulera en décembre prochain l'élection de Miss France 2009. Une nouvelle qui ne pouvait que ravir deux fois ce département de l'Ouest de la France, puisque le titre très envié de Miss Pays de la Loire venait d'être décerné à Élodie Martineau, 21 ans, d'Auzay, une petite commune près de Fontenay-le-Comte, à une heure du Puy du Fou... Laura Tanguy de son côté défendra les couleurs de la France à l'élection de Miss Univers, au Vietnam, à la place de Valérie Bègue, Miss France 2008, dont des photos suggestives dans le magazine Entrevue avaient hérissé Geneviève de Fontenay... Et le Comité Miss France... La Société Miss France, dirigée par Mme de Fontenay et son fils Xavier, font aujourd'hui partie d'Endemol France, groupe de production audiovisuel. C'est donc dans le plus grand théâtre privé de France, celui du Grand parc du Puy du Fou, que la cérémonie sera retransmise en direct, sur TF1, en décembre 2008. L'immense scène décorée du grand spectacle vivant "Mousquetaire de Richelieu" (la vidéo annonce ci-dessous), donné plusieurs fois par jour au Grand parc, servira d'écrin aux 36 candidates au titre de Miss France 2009. Le grand théâtre puyfolais peut accueillir 3.000 spectateurs, et c'est aussi un petit bijou de technologie, avec une régie et des techniciens capables d'assurer une telle soirée, en lien avec plusieurs centaines de spécialistes qui oeuvrent pour la Société Miss France. Le théâtre à l'italienne et le grand carrousel du Puy du Fou seront un endroit de rêve pour accueillir la dame au chapeau, et les plus belles filles des régions françaises, sous la baguette de Jean-Pierre Foucault, l'animateur vedette. Chaque miss sera présentée auparavant dans une vidéo tournée dans le Grand parc, 4e parc français à thèmes. Une sorte de cerise sur le gâteau d'anniversaire du Puy du Fou qui fête cette année les 30 ans de sa création et de son spectacle phare, la Cinéscénie, avec une grande soirée inaugurale le 14 juin 2008, et 28 séances en juin, juillet, août et septembre 2008. C'est dans le lieu magique où se déroule "Mousquetaire de Richelieu" que Miss France 2009 sera élue
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-19046243.html 2008 : Guignol a 200ans et toutes ses dents 2008-04-25T17:37:57Z 2008-04-25T16:29:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Gnafron, Guignol et Madelon, réalisés par Laurent Mourguet vers 1808, leur créateur dont on peut voir quant à lui le portrait en peinture à l'expo du Musée Gadagne de Lyon jusqu'au 18 mai 2008 (©Musée Gadagne/P.Verrier). La ville de Lyon célèbre cette année le bicentenaire de Guignol, la marionnette la plus célèbre de France, qui incarne toujours l'esprit gaulois et une référence d'humour contre les injustices et la police. Combien de générations se sont amusées, et encore avec la Compagnie des Zouzous, à voir Guignol rosser le gendarme ! Pour la petite histoire, le père de Guignol est Laurent Mourguet, un de ces nombreux canuts, ouvriers de la soie qui, mis au chômage par la Révolution, s'était reconverti en marchand forain, puis en arracheur de dents. Au fil de ses petits boulots, M. Mourguet aurait créé sa première marionnette pour attirer la clientèle par le rire, détourner l'attention du patient au moment d'ôter la dent cariée, voire couvrir ses cris. Il la baptisa Gnafron, du surnom de l'un de ses camarades, le père Thomas, qui buvait beaucoup, avant d'inventer Madelon, la femme de Guignol, ou celle de Gnafron, selon les histoires. Gnafron, coordonnier aimant bien la bouteille et fort en gueule, aurait été enfanté en 1805, avant la naissance de Guignol, officiellement en 1808. Selon l'humeur des marionnettistes et l'actualité du moment, le théâtre de Guignol était un peu le reflet de l'état d'esprit et des infos locales, une espèce d'exutoire avant l'heure, se dressant en souriant contre les injustices sociales. Guignol, le gone (l'enfant de Lyon), et son équipe libertaire, vont alors écumer les cabarets de Lyon, en pleine révolte des canuts, puis à partir de 1865, sous la plume de Jean-Baptiste Onofrio et la tradition orale, avec un ton moins grivois. Il faut dire que le régime de Napoléon III est passé par là, obligeant depuis juin 1851 les établissements de spectacles à soumettre les textes à la censure, avant les représentations... Puis Guignol "montera" à Paris, dès 1847, dans les jardins du Luxembourg et un nouveau public, les enfants. Et leurs parents. L'histoire de la famille Mourguet s'étend sur cinq générations de guignolistes, marionnettistes qui ont raconté aussi bien l'histoire des petites gens que celle de la bourgeoisie dans la région lyonnaise. Le théâtre de Guignol est avant tout satirique et destiné aux adultes, avant de s'adapter au jeune public. Au début du 20e siècle, Pierre Neichtauser qui animait le théâtre Quai Saint-Antoine à Lyon fut aussi maire de Brindas, en banlieue lyonnaise. Jean-Guy Mourguet, dernier descendant du créateur et habitant de Brindas, a fait don de sa collection à la Communauté de communes des Vallons du Lyonnais, qui perpétue l'histoire de la famille Mourguet et de la marionnette Guignol. Un musée théâtre est né (c'est LÀ). Il transmet l'histoire de la célèbre famille Mourguet à travers la conservation et la mise en valeur d'une collection ayant acquis aujourd'hui un statut patrimonial, mais aussi d'une manière vivante. Jusqu'au 18 mai 2008, le musée Gadagne de Lyon présente aussi une expo temporaire sur Guignol, grâce au célèbre marionnettiste Jacques Chesnais. Et puis surtout Guignol a résisté au temps, et trouvé ses dignes successeurs avec les Guignols de Canal +. La Guignolmania a de beaux jours devant elle, l'actu satirique et la parodie aussi. Les Guignols de Canal +, dignes successeurs de Guignol, qui vit toujours sa vie de son côté encore aujourd'hui (©Musée théâtre Guignol des Vallons du Lyonnais).
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-18856662.html Il y a 20 ans, l'humoriste disparaissait : "Desproges est mort. Étonnant non ?" 2008-04-20T10:18:16Z 2008-04-18T19:20:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Réquisitoire de Pierre Desproges dans l'émission radiophonique "Le tribunal des flagrants délires". "Desproges est mort. Étonnant non ?". Le 18 avril 1988, c'est ainsi que fut annoncé le décès de Pierre Desproges, en référence à sa célèbre phrase concluant à chaque fois sa "Minute de M. Cyclopède" à la télévision. Vingt ans après, ses blagues corrosives n'ont pas pris une ride. Ce pitre et joyeux drille fut aussi un écrivain d'ouvrages décalés. Il disait qu'on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Emporté par un cancer, à l'âge de 49 ans, Pierre Desproges est l'auteur de phrases célèbres du genre : "Le cancer est une maladie provoquée par les cancérologues." Ou encore : "L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins." Et comment résister à celle-ci : "La recherche a besoin d'argent dans deux domaines prioritaires : le cancer et les missiles antimissiles. Pour les missiles antimissiles, il y a les impôts. Pour le cancer, on fait la quête." Desproges était l'alliance du talent et des mots humoristiques ciselés, tapant souvent dur et juste : Dieu, la famille, l'armée, la politique, les racistes, le politiquement correct qu'il préférait incorrect... À la fois pudique et impertinent sous de faux airs d'ado mélancolique, Pierre Desproges s'est en plus fait connaître du grand public à une époque où l'humour caustique n'était pas toujours le bienvenu parmi les égratigné(e)s, et ce dans les années 1970, collaborateur irrésistible dans "Le petit rapporteur", l'émission de télé de Jacques Martin, sur Antenne 2. Auparavant, il avait été enquêteur à l'IFOP, vendeur d'assurances-vie, pronostiqueur hippique, auteur de romans photos pour "La veillée des chaumières" et journaliste à L'Aurore. Avec une émission à lui, "La minute nécessaire de M. Cyclopède", sur France 3. Au début des années 1980, il entre au "Tribunal des flagrants délires" sur France Inter, où il joue les procureurs. C'est la consécration. Pierre Desproges a écrit une douzaine de livres, dont "Vivons heureux en attendant la mort", ou le "Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis", provocateur anti-conformiste qui n'hésitait pas à s'attaquer aux sujets les plus sensibles. Pierre Desproges est enterré au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. Mais il est toujours bien présent parmi nous avec son humour détonnant qui n'a pas fini d'étonner. Un petit tour sur son site Internet officiel, digne de lui, vous en conviendra (c'est ICI). Ne vous en privez pas.
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-18766893.html Ghetto de Varsovie : la France honore Marek Edelman 2008-04-15T19:11:30Z 2008-04-15T18:39:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Ce mardi 15 avril, la France a remis la Légion d'honneur, sa plus haute distinction, à Marek Edelman, dernier des cinq commandants de l'insurrection du ghetto de Varsovie encore en vie, contre l'occupant nazi, en avril 1943. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à ce vieil homme de 86 ans qui a choisi de rester dans son pays, à l'occasion des cérémonies du 65e anniversaire du soulèvement à Varsovie. Près de la moitié des 500.000 habitants du ghetto avaient déjà été déportés par les nazis au camp de Treblinka quand quelques centaines de jeunes, faiblement armés, se soulevèrent en avril 1943. M. Edelman, qui a mené ensuite une carrière de cardiologue, avait réussi à s'échapper pour rejoindre la résistance polonaise. Le président polonais Lech Kaczynski, prenant la parole devant le monument du ghetto, a affirmé que l'héroïsme des combattants juifs ne serait jamais oublié. En 1940, les nazis enferment 450.000 juifs dans une enceinte de 4,2 km et érigent des murs de briques, de trois à six mètres de haut, tout autour. Les trois-quarts des juifs sont envoyés à Treblinka à l'été 1942. Le 19 avril 1943, alors que les Allemands veulent liquider le ghetto, quelques centaines de juifs armés se soulèvent. Le quartier sera entièrement rasé et incendié, et le 16 mai 1943, le général SS Jürgen Stroop, responsable de la destruction, fait sauter la plus grande synagogue de Varsovie : "Le quartier juif de Varsovie n'existe plus", écrit-il à Hitler. Aujourd'hui, il ne reste plus du ghetto, qu'un mur de 1,5 km au sud, au milieu d'une résidence privée. Les quelques mètres de briques ont été conservés grâce à l'un des habitants, Mieczyslaw Jedruszczak, qui s'est opposé à la décision des autorités communistes, en 1978. L'insurrection du ghetto de Varsovie a duré à peine trois semaines. 7.000 juifs y ont trouvé la mort. Seule une quarantaine de combattants réussirent à s'échapper.
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-18661120.html Insolite : animal légendaire, le dahu ressurgit à Valenciennes 2008-04-11T23:40:03Z 2008-04-11T22:54:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Une fois n'est pas coutume, un insolite documentaire animalier, ou plutôt sur un animal de légende, vient d'être réalisé avec talent par les étudiants de l'école d'animation de Supinfocom de Valenciennes (Nord), région française célèbre actuellement au cinéma grâce à Dany Boon, avec son film tout aussi hilarant que la vidéo (ci-dessous) de l'école d'animation : "Bienvenue chez les Ch'tis".Les étudiants de Supinfocom se sont intéressés au dahu, animal mythique que tout le monde connnaît plus ou moins, aussi célèbre que le yéti, et figure récurrente des colonies de vacances, sans doute imaginaire, mais très courru par les amateurs de chasse insolite. Là, pour la première fois, grâce à ces courageux étudiants de Valenciennes, on le voit. Le dahu (parfois orthographié dahut) ou encore le dairi dans le Jura, la darou dans les Vosges, la darhut en Bourgogne, la tamarou dans l'Aubrac et l'Aveyron, est un animal sauvage et donc difficile de localisation et d'approche. L'existence du dahu est plutôt persistante en milieu rural, où la plaisanterie (parfois insistante) est courante auprès de personnes particulièrement naïves et/ou de citadins peu confrontés à la faune montagnarde (comme dans les Pyrénées ou les Alpes), ou simplement forestière. Aussi courante que la chasse, un peu partout en France, de cet animal avec comme principale caractéristique que deux de ses quatre pattes seraient plus courtes que les autres. On se perd en conjectures sur la différence réelle entre les pattes antérieures et les pattes postérieures, autant qu'entre celles de gauche et celles de droite. L'explication de cette différence de longueur tiendrait à ce que l'animal ne vivrait que sur des pentes, deux espèces vivant à ce jour selon les "connaisseurs" et le versant de la montagne (droit ou gauche) sur lequel elles broutent. Quant à la chasse, les petits malins qui n'hésitent pas encore à y entraîner leurs "camarades", elle se pratique selon eux en battue, dans une forêt si possible épaisse et sombre, et même de nuit. Pour chasser le dahu, il faut un sac et des bâtons pour lui faire peur et qu'il perde l'équilibre. Le naïf de service est posté en contrebas (comme à la chasse au bitard ou à la bitarde), avec un sac en toile de jute ouvert, et la mission très aléatoire de capturer l'animal. Une autre technique est de lui faire renifler du poivre sur une pierre pour qu'en éternuant, il s'assomme tout seul. Un travail assommant pour le "naïf" initié à la chasse au dahu, animal qui dans ce cas, au moins, tombe à pic. Et que les étudiants de Valenciennes auraient au prix d'un travail d'imagination harassant réussi à localiser... Une avancée importante pour tous les fans de la chasse au dahu... Et la "preuve" en images fixées sur caméscope par les étudiants de Supinfocom de Valenciennes
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-18534813.html Mai 68 en DVD : les raisons de la colère 2008-04-07T18:25:22Z 2008-04-07T18:10:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Il y a 40 ans, les événements du mois de mai 1968 enflammèrent les esprits et les coeurs comme jamais des revendications sociales et étudiantes ne l'avaient fait auparavant. Le printemps de cette année-là sonna comme un coup de tonnerre. Mais dès janvier de cette année pas comme les autres, qui s'inscrit dans un ensemble d'événements dans les milieux étudiants d'un grand nombre de pays de part et d'autre du Rideau de fer, et notamment en Allemagne, aux États-Unis, en Tchécoslovaquie, au Japon, en Italie, au Mexique et au Brésil, ça chauffait déjà dur à Caen, Nantes ou Brest (Ouest de la France). "Mai 68, les images de la télévision" est un superbe DVD édité par l'INA (Institut national de l'Audiovisuel) qui vous apprendra beaucoup sur le quarantième anniversaire de cette petite révolution. L'INA a aussi créé un site Internet dédié à "mai 68" (c'est LÀ). Son intérêt est d'avoir exhumé des archives télévisuelles de l'INA des pépites qui en disent souvent beaucoup plus long que de grands discours. Les images de la télévision (ORTF) et de la presse filmée diffusée dans les cinémas (Actualités françaises) nous font revivre mai 68 en direct ! Mais son intérêt second est aussi de remettre en scène des témoignages phares, qui avec le recul donne un éclairage capital. Comme le jeune lycéen Romain Goupil interviewé par Marguerite Duras dans "Dim Dam Dom", ou des ouvriers du Nord de la France et des étudiants de Normal Sup' dans "Cinq colonnes à la une". Ou ceux de Nanterre (Paris) qui dès le mois de mars se fédéreront derrière un certain Daniel Cohn-Bendit (vidéo ci-dessous "INA/Infos-News"). Et des dossiers, la jeunesse, les ouvriers, la culture : bref, quasiment tout pour mieux cerner un mouvement social qui fit trembler la France, paralysant complètement le pays (des camions militaires doivent assurer des transports de fortune), progressivement, à partir du 1er mai 1968. Le président Charles de Gaulle qualifie cette contestation de "chienlit". Elle l'amène à dissoudre l'Assemblée nationale et à organiser des élections anticipées. Mais avant d'en arriver là, il y aura eu ce 3 mai 1968, à la Sorbonne (Paris), occupée par des manifestants et risquant une éventuelle attaque des mouvements étudiants d'extrême droite (comme "Occident"), évacuée par une intervention policière musclée : plusieurs centaines d'étudiants sont arrêtés, dont Jacques Sauvageot, le dirigeant du principal syndicat étudiant. Les étudiants réagissent aussitôt par des manifestations violentes contre les forces de l'ordre : jets de pavés, puis barricades. Qui s'amplifient ensuite à l'annonce de peines de prison pour les manifestants, pendant lesquelles commencent à fleurir les slogans libertaires, sur fond aussi de jeunes garçons et filles séparés encore à l'époque dans les établissements scolaires, ou de bourses étudiantes miséreuses. Les ouvriers eux, entre autres, voient alors en ces années politiques charnières, leurs salaires baisser régulièrement. Sans oublier la libération des moeurs et la liberté d'expression qui s'imposent. Mai 68 en fut pour sa part un catalyseur...
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-18171832.html Le voile se lève sur la mort de Saint-Exupéry 2008-03-27T19:15:28Z 2008-03-27T18:09:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
Horst Rippert était pilote de chasse sur Messerschmitt Bf 109, en juillet 1944, près de Marseille (© Collection Hans Fahrenberger)."St-Exupéry, l'ultime secret. Enquête sur une disparition" (Éditions du Rocher), le livre du journaliste Jacques Pradel et Luc Vanrell, plongeur en archéologie sous-marine, lève-t-il enfin le voile sur la mort d'Antoine de Saint-Exupéry ? Leur enquête en lien direct avec la découverte en mer par un pêcheur, en 1998, de la gourmette de l'aviateur disparu, les a finalement menés vers un pilote allemand à la retraite qui a reconnu avoir tiré sur l'écrivain. Horst Rippert, qui fut journaliste à la ZDF (2ème chaîne de télévision allemande), était en 1944 un as de la Luftwaffe. Il a fait partie du groupe de chasse Süd JGr 200, dont de nombreux vols eurent lieu sur les zones de Toulon et Marseille, là où la gourmette de Saint-Ex a été remontée dans les filets du pêcheur, alors qu'on pensait encore que le "père" du "Petit Prince" s'était abimé vers Nice : "Je me souviens parfaitement de ce jour-là. Je suis parti pour une mission de reconnaissance et d'interception vers Toulon puis Marseille", raconte Rippert dans le livre de Pradel et Vanrell, mais aussi à une équipe de télévision allemande. "J'aperçois ce Lightning à double fuselage se dirigeant vers Marseille, à 2.000 mètres d'altitude, en mission d'observation (...) J'ai plongé dans sa direction et j'ai tiré, non pas sur le fuselage, mais sur les ailes. Je l'ai touché. Il s'est écrasé en mer. Personne n'a sauté (...) Le pilote, je ne l'ai pas vu, et quand bien même, il m'aurait été impossible de savoir que c'était Exupéry. J'ai espéré, et j'espère toujours, que ce n'était pas lui (...)". Luc Vanrell a dû faire une étude documentaire approfondie pour ses plongées et l'enquête avec Pradel aux États-Unis et en Allemagne (© Rosenfeld/Luc Vanrell-1999). Pourtant, tout laisse penser selon les auteurs et leurs recoupements que c'est bien Horst Rippert qui a intercepté, lundi 31 juillet 1944, le Lightning P-38 du commandant Saint-Exupéry, parti à 8 h 45 de l'aérodrome de Bastia-Borgo vers le sud de la France. Objectif : une mission de reconnaissance et d'observation photographique pour préparer le débarquement de Provence. Malheureusement, Antoine de Saint-Exupéry n'en reviendra pas. Longtemps, et encore jusqu'à aujourd'hui, on s'est perdu en conjectures sur cette disparition en Méditerranée : "Son retour est prévu entre 12 h 35 et 13 heures. Sans nouvelles de lui à 14 h 30, on le déclare disparu en mission. Saint-Exupéry a-t-il été abattu par la chasse allemande ? Fut-il victime d'une panne de ses moteurs ou de ses instruments de navigation ? S'est-il donné la mort ?", s'interroge Alain Decaux, de l'Académie française, en se remémorant les événements et leurs prolongements, lui qui a préfacé l'ouvrage de Jacques Pradel et Luc Vanrell. Enquêteurs qui apportent aujourd'hui une réponse... Cette jambe d'atterrissage, caractéristique d'un Lightning de dernière génération (la partie en carré en haut), laisse penser que c'est l'avion de Saint-Ex, le seul qui pilotait l'unique Lightning de version évoluée qui a pu disparaître sur le secteur de Marseille-Toulon (© Luc Vanrell). Pradel et Vanrell ont été aidés dans leur enquête par un spécialiste de recherches d'avions perdus pendant la guerre, Lino von Gartzen : "En fait, après que la gourmette fut retrouvée par le pêcheur marseillais, je me suis intéressé de nouveau à des vestiges d'avions que j'avais aperçu dans cette zone", raconte d'une voix sûre Luc Vanrell. "D'abord un moteur d'avion V 12, qui s'avérera être issu d'un Messerschmitt allemand, orientant l'enquête vers l'Allemagne, piloté par le prince Alexis von Bentheim. Puis quelques dizaines de mètres plus loin, l'avion de Saint-Exupéry, dont les pièces caractéristiques et le numéro 2734 L près du turbocompresseur coïncidèrent avec le matricule 42-68223 de Saint-Exupéry. M. Rippert fut par la suite le dernier des cinq pilotes vers lequel Lino nous dirigea lors de notre enquête aussi sur l'avion allemand. Mais il y a encore du nouveau : une sépulture sommaire d'un homme trouvé en 1965 sur l'île de Riou. Peut-elle être du pilote allemand ou de l'écrivain ? L'ADN devrait bientôt nous en dire davantage...". Une nouvelle enquête ? Quant aux morceaux de l'avion de l'auteur du "Petit Prince" ou de "Pilote de guerre", ils ont été remis en juin 2004 au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, à Paris.
http://www.infos-news-bulletin-reponse.com/article-17884187.html La Dalaï-lama dans le collimateur des Chinois 2008-03-19T19:40:18Z 2008-03-19T18:50:00Z Dominique Michonneau http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1027899.html
À cinq mois des Jeux olympiques de Pékin, le régime chinois montre bien malgré lui son état d'esprit avec les violentes répressions des manifestations tibétaines. Comme le contrôle général de la presse chinoise, cette répression est sans commune mesure avec la modération pacifique des revendications du Dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains en exil et Prix Nobel de la paix, qui ne demande qu'une véritable autonomie du Tibet. Pour justifier l'injustifiable, les Chinois diabolisent le leader spirituel du bouddhisme tibétain en l'accusant de manipuler les contestataires. Après mardi où le Dalaï-lama a menacé de quitter sa charge face aux accusations de Pékin, si la situation se dégradait à Lhassa, écartant son influence sur les manifestations, le chef spirituel en a appelé à la communauté internationale, ce mercredi, pour engager un processus de dialogue avec les Chinois. Le Dalaï-lama demande deux choses très précises : l'autonomie de son pays et une modification cartographique de la région autonome du Tibet, comme le rappelle dans son dernier livre Raphaël Liogier, spécialiste du bouddhisme (*). Pourquoi les moines tibétains sont-ils sortis de leurs gons ? Depuis l'annexion du Tibet par la Chine en 1950, le régime communiste cherche à diviser les monastères bouddhistes et Tenzin Gyatso, 14e Dalaï-lama. Exilé à Dharamsala (Inde) avec 80.000 Tibétains, lors des représailles chinoises de 1959, le Dalaï-lama reste la cible privilégiée des Chinois, qui voudraient nommer eux-mêmes son successeur à sa mort. Pourtant, depuis le contrat tacite qui existe depuis le XVIe siècle, les responsables chinois sont les protecteurs, militaires et politiques, du peuple tibétain, et sont normalement garants de la religion, la spiritualité et la culture tibétaines. On en est loin, et c'est même le contraire, ce qui a mis le feu aux poudres. Sans compter que la revendication la plus gênante pour les Chinois, c'est que la région autonome du Tibet ne représente plus qu'une petite moitié du Tibet historique. Si le Tibet traditionnel apparaissait sur les cartes, l'espace géographique justifierait d'un statut vraiment particulier, alors que Pékin depuis la suppression de l'autonomie ne cesse d'assimiler le Tibet (découpage du territoire et contrôle de la liberté religieuse, y compris en détruisant des monastères). C'est pourquoi le Dalaï-lama a dénoncé il y a quelques jours un véritable "génocide culturel" de ce territoire himalayen perché à 6.000 mètres d'altitude, où l'agriculture, l'élevage, les forêts et le tourisme sont les principales ressources, menacées par la modernisation à la chinoise. Le 14e Dalaï-lama est sans doute le plus révolutionnaire de sa lignée : démocrate, moderniste, humaniste, se disant même prêt, s'il le faut, à démissionner, il fait tout à la fois trembler les apparatchiks chinois et fantasmer les Occidentaux, et reste aujourd'hui le principal espoir de son peuple. Un peuple qui attend aussi sans doute que la communauté internationale bouge avec autant de fermeté que de diplomatie pour éviter que les manifestations de Lhassa ou d'ailleurs dégénèrent et fassent reculer encore l'espoir d'une autonomie légitime du Tibet. (*) "À la rencontre du Dalaï-lama. Vie et pensée d'un contemporain insolite", par Raphaël Liogier (Flammarion). 253 pages. 18 euros. Le Tibet et son histoire en images...