En ce beau jour de 1er mai 2006, où le brin de muguet est propice à tous les voeux, force est de constater que la course épique à la présidentielle de 2007 est bien entamée. Les compétitions électorales se suivent et se ressemblent, "malheureusement" devrait-on dire pour les "françaises", les "français", et la cote des personnalités politiques en lice. Car les doléances des électrices et des électeurs, et les turbulences de la vie, auraient pu aussi donner matière, depuis des décennies, à des "leçons" politiques ? Il semble que non ! Beaucoup de dossiers restent sensibles (chômage, justice sociale, précarité, etc.) et devraient passer avant les querelles de clocher. Ces dossiers "planent" au-dessus d'un électorat plus ou moins désabusé qui ne sait plus à quel "saint(e)" se vouer ! Et on ne peut pas vraiment dire que la classe politique dirigeante (ou potentiellement comme telle) fasse tout pour inverser la vapeur, tout au moins dans le domaine de la crédibilité électorale...
Le départ de la grande course épique de 2007 est derrière nous, et les concurrent(e)s confirmé(e)s ou pas, galopent dans la campagne en vue de la dernière ligne droite. Elle risque d'être serrée et pleine de surprises, d'autant que les habitué(e)s de cette lutte (finale) pour la consécration suprême continuent d'en "négliger" les "outsiders"... Car quand les "éléphants" ne soignent pas d'abord leur image de présidentiable en puissance, ils tentent de démontrer que leurs concurrent(e)s n'arrivent pas à leur hauteur. Et en oublient presque les "parieurs"... Qui, eux, ne l'oublient pas, d'une élection à une autre... Pendant ce temps, Ségolène Royal - notamment - grimpe toujours dans les sondages... Pourtant, ce "contexte" pré-électoral semble plutôt inspirer aux habituels "favoris" de la course à l'Elysée, des idées de contre-offensive, au lieu d'en analyser le "phénomène". Le regard inquiet et interrogateur des électrices et des électeurs vers les candidat(e)s plus "jeunes" en politique, de gauche ou de droite, parlent pourtant de lui même... L'électorat, au contraire des enfants, préfère les mots de véritables programmes plutôt que les images... Ajoutez à cela un terrain lourd, avec l'instruction des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons dans la vaste manipulation de l'affaire Clearstream (chambre de compensation luxembourgeoise qui fait office de notaire dans les transactions financières), jusqu'au sommet de l'Etat. L'enquête pour "dénonciation calomnieuse" de comptes occultes, initiée en 2004 par le juge Renaud Van Ruymbeke lors de l'instruction du dossier des frégates de Taïwan, "touche" quelques ténors : Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin, et quelques autres. Qui ne sont pas indifférents à l'échéance de 2007. Ils se sont tous portés partie civile dans cette histoire "croquignolesque", y compris Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur y voit une opération de déstabilisation contre lui menée par Villepin, alors à son poste, quand Raffarin était au sien. En second lieu, plus généralement, via leurs avocats respectifs, le fruit des perquisitions pourraient toujours servir à plus ou moins long terme, à supposer qu'il y ait fruit. En attendant la présidentielle de 2007, les électrices et les électeurs regardent le film du moment : "Sarkozy-Villepin sont en guerre". Sur fond d'allégations par un corbeau, de scandale financier, et de barbouzeries en tous genres... La course épique pour la présidentielle de 2007 commence bien...
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