Une fois n'est pas coutume, un insolite documentaire animalier, ou plutôt sur un animal de légende, vient d'être réalisé avec talent par les étudiants de l'école d'animation de Supinfocom
de Valenciennes (Nord), région française célèbre actuellement au cinéma grâce à Dany Boon, avec son film tout aussi hilarant que la vidéo (ci-dessous) de l'école
d'animation : "Bienvenue chez les Ch'tis".
Les étudiants de Supinfocom se sont
intéressés au dahu, animal mythique que tout le monde connnaît plus ou moins, aussi célèbre que le yéti, et figure récurrente des colonies de vacances, sans doute imaginaire,
mais très courru par les amateurs de chasse insolite. Là, pour la première fois, grâce à ces courageux étudiants de Valenciennes, on le voit.
Le dahu (parfois orthographié dahut) ou encore le dairi dans le Jura, la darou dans les Vosges, la darhut en Bourgogne, la tamarou dans l'Aubrac et l'Aveyron, est un animal sauvage et donc
difficile de localisation et d'approche. L'existence du dahu est plutôt persistante en milieu rural, où la plaisanterie (parfois insistante) est courante auprès de personnes particulièrement
naïves et/ou de citadins peu confrontés à la faune montagnarde (comme dans les Pyrénées ou les Alpes), ou simplement forestière. Aussi courante que la chasse, un peu partout en France, de cet
animal avec comme principale caractéristique que deux de ses quatre pattes seraient plus courtes que les autres. On se perd en conjectures sur la différence réelle entre les pattes antérieures et
les pattes postérieures, autant qu'entre celles de gauche et celles de droite. L'explication de cette différence de longueur tiendrait à ce que l'animal ne vivrait que sur des pentes, deux
espèces vivant à ce jour selon les "connaisseurs" et le versant de la montagne (droit ou gauche) sur lequel elles broutent.
Quant à la chasse, les petits malins qui n'hésitent pas encore à y entraîner leurs "camarades", elle se pratique selon eux en battue, dans une forêt si possible épaisse et sombre, et même de
nuit. Pour chasser le dahu, il faut un sac et des bâtons pour lui faire peur et qu'il perde l'équilibre. Le naïf de service est posté en contrebas (comme à la chasse au bitard ou à la bitarde),
avec un sac en toile de jute ouvert, et la mission très aléatoire de capturer l'animal. Une autre technique est de lui faire renifler du poivre sur une pierre pour qu'en éternuant, il s'assomme
tout seul. Un travail assommant pour le "naïf" initié à la chasse au dahu, animal qui dans ce cas, au moins, tombe à pic. Et que les étudiants de Valenciennes auraient au prix d'un travail
d'imagination harassant réussi à localiser... Une avancée importante pour tous les fans de la chasse au dahu...
Et la "preuve" en images fixées sur caméscope par les étudiants de Supinfocom de Valenciennes
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