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Samedi 30 décembre 2006

Bien des humoristes patentés de la télé d'aujourd'hui leur disent "merci" ! L'équipe de Jacques Martin et "Le Petit Rapporteur", émission satyrique culte des années 1970, reviennent dans un double DVD chez L.M.L.R. (Elle aime l'air), éditeur spécialisé entre autres dans la reprise de pièces de théâtre mythiques ou de grands comiques (Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Les Frères ennemis, Grosso et Modo, Daniel Prévost, etc.). "Le Petit Rapporteur" a fait plier de rire les téléspectateurs du dimanche après-midi sur TF1, de janvier 1975 à juin 1976, puis sur Antenne 2 jusqu'en 1977 ("La Lorgnette"). Mais surtout, les frasques décapantes de la "bande à Martin" ont révolutionné l'humour à la télévision, en donnant naissance à un genre nouveau en pleine explosion de l'ORTF, tout comme le fit "La caméra invisible" de Jean-Paul et Jacques Rouland. Et ce ne sont pas "Les Nuls", Antoine de Caunes, Stéphane Guillon, ou la rédaction de "Groland" (Canal +) qui diront le contraire.

La recette du "Petit Rapporteur" ? A l'époque, le journal télévisé officiel, présenté notamment par Léon Zitrone, est encore guindé. L'équipe de Jacques Martin crée une émission dominicale montée comme un journal d'information satyrique. Ses animateurs et chroniqueurs facétieux s'en donnent à coeur joie dans la dérision et l'autodérision (le gobage en direct du fromage Petit Suisse par tremplin manuel est un morceau d'anthologie). Au programme : de l'info "revue et corrigée", des reportages et autres interviews, dont le décalage entre les "victimes" et le public fait mouche, et autres créations de chansons comme "A la pêche aux moules"... Piliers de l'équipe : Jacques Martin, intraitable chef de bande ; Stéphane Collaro (dit Tonton Mayonnaise), tête de Turc de ses coéquipiers à longueur de temps ; Pierre Desproges et son humour pince-sans-rire ; Daniel Prévost, grand reporter impitoyable et déjanté, au rire unique ; Pierre Bonte, journaliste dépêché dans "la France profonde", et le dessinateur caricaturiste Piem. "Perles" parmi d'autres : la découverte du village de Montcuq avec la participation de son maire, l'interview tendre et drôle de Françoise Sagan, ou la bataille de boudins chez un traiteur... On pulvérise des records d'audience, on se fait des amis téléspectateurs par millions, quelques ennemis au passage, et une réputation célèbre. Le double DVD mis en vente par L.M.L.R. offre plus de 5 heures des meilleurs extraits de l'émission la plus drôle et la plus subversive de son époque...

Le gratin des humoristes des années 1970 revient pour le plus grand bonheur de leurs fans, et des amateurs d'émissions déjantées (Visuel Sd, avec l'autorisation de L.M.L.R.).

La "preuve" en images, avec un premier extrait, ou la logique d'un fumeur repenti "vacciné"...

 


Le Vaccin Anti-Tabac
Vidéo envoyée par username2027

Et un "classique", la visite guidée du village de Montcuq avec la complicité du maire et de son conseil municipal...

 


Le Petit Rapporteur - Montcuq
Vidéo envoyée par Goldorack
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 24 décembre 2006

Heureuse initiative que celle lancée par la société éditrice L.M.L.R. (Elle aime l'air), en lien avec l'INA (Institut national de l'Audiovisuel). La série télévisée culte des "Maigret" avec Jean Richard (1921-2001) dans le rôle titre, qui a marqué des millions de téléspectateurs de plusieurs générations, sort en coffrets DVD. Les deux premiers "collector" sont parus (1), soit déjà vingt-cinq enquêtes, parmi les quatre-vingt-huit téléfilms tournés de 1967 à 1990, et adaptés de l'oeuvre de Georges Simenon (1903-1989). John Simenon, l'un des fils du romancier, supervise l'édition des enquêtes, présentées à chaque fois dans une belle boite en fer à l'effigie du héros, avec livrets explicatifs sur l'oeuvre de l'auteur et du tournage. C'est aussi la consécration pour l'inoubliable commissaire Maigret que fut Jean Richard, parfois assisté de son épouse Annick Tanguy (elle aussi décédée), dans le rôle de Mme Maigret : "Georges Simenon ne tarissait pas d'éloges sur l'interprétation subtile et attachante de Jean Richard, inoubliable", note Eric Mareska, co-responsable à L.M.L.R., éditeur par ailleurs spécialiste de perles rares (pour en savoir plus).

Cette édition exceptionnelle d'une série dont  les épisodes télévisés sont restaurés numériquement, présente en plus un double intérêt. Au-delà des enquêtes du célèbre commissaire, les tournages étaient encore faits alors, plus souvent qu'aujourd'hui, sur des lieux où Simenon avait situé ses romans. C'est donc indirectement de véritables "documentaires" sur ces villes ou sites qui ont évolués depuis, voire de véritables peintures sociales de l'époque des tournages : vêtements, voitures, architecture, vie quotidienne, etc. Ensuite, ces enquêtes archives témoignent de l'importance de l'Ouest de la France dans l'oeuvre du romancier belge. Simenon a notamment vécu en Vendée sous l'Occupation, de 1940 à 1945 (à Vouvant, Fontenay-le-Comte, Saint-Mesmin et Les Sables-d'Olonne), avec sa première épouse Tigy, Boule sa cuisinière bretonne, et son premier fils Marc.

Parmi ces vingt-cinq premières enquêtes, on trouve "Le chien jaune", en partie tournée à Port-en-Bessin (Normandie), quelques mois après "La Vieille dame de Bayeux". Dans le premier coffret figure aussi "L'inspecteur Cadavre", écrit par Simenon à Saint-Mesmin, et tourné dans son cadre du Marais poitevin d'avant 1968, à deux pas de Bessines (Deux-Sèvres), d'où était originaire Jean-Richard, homme de cirque, de télévision et de cinéma. L'enquête "Maigret a peur" (1976) a été entièrement située et tournée à Fontenay-le-Comte. Et bien d'autres énigmes ont aussi leur propre identité particulière, dans cette série policière aux parfums de véracité intacts !

(1) Reproduction du visuel Sd, avec l'autorisation de L.M.L.R.

Les enquêtes du commissaire Maigret : premier coffret (six DVD, douze enquêtes), et le second (sept DVD, treize épisodes), édité par L.M.L.R., distribution Paramount Home Entertainment (France), chez les revendeurs. Prix conseillé : 49,99 euros le coffret. Renseignements : 01.42.25.43.43.

Jean Richard était un commissaire Maigret convaincant par nature (photo Sd, Gérard Proust, reproduction interdite sans autorisation).

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 16 décembre 2006

Des pièces uniques (photo Sd, reproduction interdite).

Une exposition marine d'intérêt national est présentée actuellement, et jusqu'au 15 avril 2007, dans le cadre de l'Historial de Vendée. Au coeur de cet immense musée ultramoderne qui vient d'être inauguré aux Lucs-sur-Boulogne (non loin de Nantes), soit 7.000 ans d'histoire mis en scène dans l'esprit des musées interactifs nord-américains, un espace est réservé aux expositions. Actuellement, et jusqu'au 15 avril 2007, "La Mer pour Mémoire" présente vingt ans d'archéologie sous-marine des épaves atlantiques, provenant de 40 épaves de la baie de Seine à la Gironde, à travers 550 objets, du plus "petit" au plus gros (1). Ce panorama historique exceptionnel, qui couvre une période de naufrage allant du XVe au XIXe siècles, a été enrichi par le conseil général de la Vendée de deux initiatives pédagogiques. D'abord, un espace consacré à l'archéologie sous-marine en Vendée, et à l'épave du "Maidstone", navire anglais naufragé en 1747 au large de Noirmoutier. Mais aussi celle de "l'Afrique", paquebot vaincu par la tempête au large des Sables-d'Olonne, en 1920, et transportant 603 passagers, le "Titanic de la Vendée", illustrent les spécialistes locaux. Enfin, la publication d'un ouvrage collectif et illustré (dix auteurs), "Fortunes de mer", coordonné par Christophe Vital, directeur de l'Historial de Vendée, et Cécile Pieau, historienne (2).

Plongée au coeur des épaves

L'archéologie sous-marine française a permis de découvrir des trésors, depuis qu'André Malraux l'a organisée, avant qu'elle ne devienne progressivement une référence mondiale. La muséographie de "La Mer pour Mémoire" est exceptionnelle dans sa conception et sa richesse historique. Elle est véritablement mise en scène à l'aide de décors ou d'épave reconstitués, de la présentation des découvertes, ou de l'audiovisuel. Le parcours semble un moment privilégié à travers huit espaces thématiques répartis sur 500 m². C'est une étonnante plongée au coeur des épaves, mettant en lumière les aléas de la marine à voile, le quotidien des marins marchands ou militaires, et leurs trésors engloutis (objets personnels, mobiliers, instruments, armes, etc.). Une réunion de connaissances et de trouvailles rares. A ne pas rater.

Une muséographie en "situation" met en valeur l'ensemble (Sd, reproduction interdite).

Pour en savoir plus...

Le site Internet du département vendéen consacré à l'Historial de Vendée : voyage dans l'histoire.

(1) Les Lucs-sur-Boulogne (Vendée), non loin de Nantes, jusqu'au 15 avril 2007, du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Musée et exposition : 8 et 5 euros (tarif réduit). Gratuit pour les moins de 18 ans. Tél. : 02.51.47.61.61.

La conception et la réalisation de "La Mer pour Mémoire" sont coordonnées par l'association Buhez (musées et écomusées de Bretagne). Cette exposition sera itinérante dans l'Ouest jusqu'en 2009. Contact de l'association (Eric Morin, président) : 02.23.40.66.83. Contact presse pour l'exposition (Michèle Marchais) : 06.07.05.24.94.

(2) "Fortunes de mer", Editions d'Art Somogy, 280 pages illustrées, en vente en librairies ou à l'Historial de Vendée : 35 euros.

Un catalogue de l'exposition "La Mer pour Mémoire" (Editions Somogy/association Buhez), ouvrage collectif de 340 pages et 370 illustrations, est également en vente sur place : 30 euros.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 7 décembre 2006

"Nous devons avoir l'ambition d'une grande chaîne d'information continue internationale en français, à l'égale de la BBC ou de CNN pour les anglophones. C'est essentiel pour le rayonnement de notre pays. Et pour le expatriés, ce serait un lien vivant et immédiat avec la métropole.", avait souhaité Jacques Chirac, président de la République, en relançant l'idée en 2002, après l'avoir évoquée en 1987, alors qu'il était premier ministre. "France 24" a commencé à émettre, hier soir à 20 h 30, d'abord sur Internet pendant 24 heures, puis dès ce jeudi 7 décembre en France, en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, via les bouquets payants du câble et du satellite. Promue ainsi depuis plusieurs années par Jacques Chirac, entre autres, son objectif est de "couvrir l'actualité avec un regard français et véhiculer partout dans le monde les valeurs de la France." Il est vrai qu'un tel outil s'imposait face aux poids lourds anglos-saxons (CNN, Fox News, et BBC World). C'est chose faite, donc, depuis mercredi soir. Elle a été portée sur les fonds baptismaux par Alain de Pouzilhac, patron de la chaîne, depuis les studios d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Un lancement officiel en présence notamment du président de la République, et de Patrick de Carolis, président de France Télévisions. France 24 est détenue pour moitié chacun par France Télévisions et TF1 (dont LCI, la chaîne info, est une filiale), et elle est dotée d'un budget de 86 millions d'euros pour 2007 (1). Ambition : de l'info, 24 heures sur 24, à raison d'un journal réactualisé toutes les 30 minutes, diffusé à l'heure, et rediffusé à la demi-heure, avec une rédaction de quelque 170 journalistes, dont les deux tiers de femmes. Ils sont originaires d'une trentaine de pays, et parlent au moins deux langues. C'est la première chaîne diffusée en deux langues dès son démarrage, puis en trois langues en 2007, avec le canal arabe. Chaque salarié a signé une charte dans laquelle il s'engage à défendre le pluralisme, le libre débat, la laïcité ou la solidarité. Reste à mettre cette volonté d'indépendance affichée à l'égard de l'Etat en pratique, une condition sine qua non de sa réussite selon Jacques Chirac. On peut voir aussi France 24 en direct, et en "streaming" (sans téléchargement), sur son ordinateur, ce qui n'est pas la moindre de ses qualités !

(1) BBC World dispose de 600 millions d'euros annuels, et CNN, un milliard et demi de dollars.

Le site Internet de France 24, dont la version enrichie est déjà en préparation, avec podcasts vidéos, newletters personnalisables, etc : France 24.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 2 décembre 2006

Guy Rautureau, designer de "Rautureau Apple Shoes" et directeur technique ; Michel Jonchère, Pdg ; Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, et vice-président du conseil général vendéen ; Yvon Rautureau, directeur commercial, et Henri Griffon, président du FRAC des Pays de la Loire (photo DR).

Leurs chaussures font un tabac auprès de client(e)s de tous âges dans le monde entier, mais aussi aux pieds de Madonna, la fille de Sharon Stone, Johnny Hallyday, Djibril Cissé ou le sultan de Brunei ! Guy et Yvon Rautureau, fondateurs de "Rautureau Apple Shoes", fêtent les 25 ans de leur marque phare : l'ultra-tendance "Free Lance" (à l'origine des chaussures de Jean-Paul Gaultier). L'an passé, c'était les 30 ans de "Pom d'Api" (pour les petits) qui étaient marqués, deux de leurs six célèbres marques avec "No Name" (fondée en 1990), "Spring Court" (1992, première tennis française), "Jean-Baptiste Rautureau", du nom du grand-père, pour les hommes dans le vent, et "Schmoove" (2000). Un esprit d'innovation incarné par les deux frangins, les derniers des Mohicans comme ils se nomment eux mêmes....

Pour les 25 ans de Free Lance, après un anniversaire fêté dans l'un de leurs magasins parisiens (en présence de stars comme Julie Depardieu), ou aux Galeries Lafayette, le conseil général de Vendée est à l'origine de l'exposition : "Free Lance : 25 ans de création" (1). Elle a lieu jusqu'au 23 décembre 2006 dans les locaux de l'immense Cédéthèque départementale de La Gaubretière (Vendée), village du siège de "Rautureau Apple Shoes", véritable sanctuaire du savoir-faire des frères Rautureau (2). Il faut dire que les concepteurs de ces chaussures tendances aussi originales que pétillantes flirtent allègrement avec la mode et l'artistique. Les héritiers d'un savoir-faire ancestral, depuis 1870, ont su faire évoluer l'entreprise familiale. Ils sont aussi dotés d'un feeling hors pair pour "sentir" la tendance, au milieu d'une équipe de 250 personnes à La Gaubretière. Là, autour des marques phares "Free Lance" et "J.-B. Rautureau", le bureau d'études réunissant les meilleur(e)s stylistes, les "petites mains" de la chaussure, et les deux frères créateurs, bouillonnent d'imagination. Leurs armes, au milieu des cuirs tannés d'Italie, et des centaines de coloris de peaux de pythons ou crocos ? Une bibliothèque géante de 30.000 formes en bois constituée en 30 ans, des tonnes d'archives, et de la matière grise à revendre. Résultat : 600 modèles mis sur le marché en 2006, 900 000 paires de chaussures vendues dans le monde, et quelque 43 millions d'euros de chiffre d'affaires. Et surtout, la popularité des collections signées "Rautureau Apple Shoes", ou chacun s'y retrouve, avec parfois un coup de pub inespéré. Comme l'acteur Robin Williams levant la jambe avec son Oscar, pour en comparer les éclairs argentés avec ceux de ses boots griffés Rautureau. Une griffe "grand art" qui trouve sa place aujourd'hui dans les expositions.

(1) Château de Landebaudière à La Gaubretière (Vendée), jusqu'au 23 décembre 2006, visible tous les jours sauf les lundis, jeudis et dimanches. Tél : 02.51.57.49.00.

(2) "L'Entrepôt", magasin d'usine de La Gaubretière, revend au grand public les modèles Rautureau, une saison après la sortie des collections. Ouvert du lundi au samedi inclus, de 10 h à 19 h. Tél. : 02.51.66.36.65.

Pour en savoir plus :

L'un des sites Internet des frères Rautureau : FreeLance.

Le site Internet du FRAC (Fonds régional d'art contemporain des Pays de la Loire) : C'est ici.

Lors du vernissage, vendredi 1er décembre 2006, Guy et Yvon Rautureau ont commenté la naissance de leurs oeuvres. Clin d'oeil en images...

 


RautureauAppleShoes1©D.Michonneau
Vidéo envoyée par pierredavid

RautureauAppleShoes2©D.Michonneau
Vidéo envoyée par pierredavid
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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