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Lundi 25 juin 2007

Soirée humanitaire 2004 : "Le Puy du Fou autour du monde". Renée Bossard reçoit notamment soeur Elisabeth (protectrice d'orphelins au Vietnam), et le père Labaky (l'Enfant du Liban). DR.

L'année 2007 et 2008 au Puy du Fou (France, Vendée) est synonyme de l'anniversaire de la Cinéscénie, le plus grand spectacle vivant de nuit au monde, qui fête ses 30 ans ! Deux saisons estivales puyfolaises qui seront ponctuées de soirées spéciales et d'initiatives populaires pour marquer un anniversaire hors du commun. Le lancement de cet événement médiatique a lieu ce vendredi 29 juin 2007, à partir de 21 heures, en direct sur Internet du site officiel du Puy du Fou. Les internautes pourront alors assister au déroulement de l'une des actions de l'association du Puy du Fou, depuis 20 ans : la soirée humanitaire, suivie de la Cinéscénie. Ces soirées-là, généralement tous les deux ans, les bénévoles puyfolais jouent la Cinéscénie au bénéfice d'oeuvres humanitaires, qui reçoivent un chèque à cette occasion. Cette année, trois associations seront dotées d'un don. L'association "Akamasoa" fondée à Madagascar par le père Pedro, aussi célèbre là-bas que l'abbé Pierre, recevra 40.000 euros. Une somme identique sera versée à "Handi espoir" pour participer à la mise en place aux Herbiers (Vendée) d'une maison d'accueil pour des parents vieillissants et leurs enfants adultes handicapés mentaux, et enfin 5.000 euros seront donnés à l'association "Huntington", une maladie génétique rare. Autre initiative solidaire, pour la soirée humanitaire du 29 juin : quelque 2.000 sportifs handicapés mentaux de la célèbre association internationale "Special Olympics" se verront offrir leur place à la Cinéscénie, puisque leur venue en Vendée coïncide avec leurs jeux nationaux, du 29 juin au 1er juillet 2007, à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Depuis 20 ans, le volet humanitaire du Puy du Fou est animé par Renée Bossard, secrétaire générale de l'association regroupant les 3.150 bénévoles (acteurs de la Cinéscénie et services au public). Au total, c'est quelque deux millions d'euros qui ont déjà été données et permis de participer à la construction de deux dispensaires au Vietnam ou à la Maison de l'enfance pour les orphelins de guerre au Liban, à l'achat d'un scanner de chimiothérapie en Vendée, aux actions de Médecins du monde, etc.

La Cinéscénie est le fer de lance, notamment, de ce volet humanitaire, avec la participation du public. Cette grande saga animée par des bénévoles devenus de vrais professionnels reconnus a débuté comme un rêve pour Philippe de Villiers, le 13 juin 1977, au pied des vestiges du château Renaissance vendéen du Puy du Fou. L'étudiant d'alors y jeta les bases de ce qui allait devenir la Cinéscénie. Le 3 décembre 1977, plus de mille personnes, dans un chemin de bougies, assistaient au premier embrasement du château. Il durera deux minutes et demi, sur la voix de l'acteur français Jean Piat. Et le 16 juin 1978, la grande première révèle les prémices d'une grande aventure humaine, et d'un grand film vivant de plein air joué ensuite de 1983 à 2003 sur une musique mythique de Georges Delerue (lire aussi en "Archives", mercredi 9 mai 2007), puis à partir de 2003 sur celle tout aussi originale de l'Anglo-Américain Nick Glennie-Smith, bras droit de Hans Zimmer (rubrique musicale de Nick Glennie-Smith dans l'onglet "Disco" du site Hans Zimmer, puis vers son nom dans le déroulé "Discographie"). Le spectacle est narré de manière émouvante par les plus grandes voix françaises : le regretté Philippe Noiret, Alain Delon, Jean Piat, Robert Hossein, etc. Pour interpréter tambour battant la vie du petit Jacques Maupillier au cours de 700 ans d'histoire, et près de deux heures d'un spectacle aussi enlevé que poignant, qui a déjà séduit en 30 ans quelque huit millions de spectateurs du monde entier.

 


Puy du Fou - la Cinéscénie
Vidéo envoyée par Locelot
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 22 juin 2007

Il y a 150 ans pratiquement jour pour jour, à Alençon (Orne), Charles Baudelaire (1821-1867) publiait la première mouture des "Fleurs du Mal" chez son ami l'imprimeur et éditeur engagé Auguste Poulet-Malassis, provoquant du même coup un séisme littéraire parmi la société "bien pensante" de l'époque... Demain samedi 23 juin 2007, en l'église des Jésuites d'Alençon devenue bibliothèque municipale en 1803, cette ville située dans une terre d'impression depuis la Renaissance inaugure l'exposition "Auguste Poulet-Malassis et Charles Baudelaire, 150 ans de l'édition des Fleurs du Mal" (1). Quelque 200 documents, objets ou oeuvres d'art souvent inédits sont mis en scène pour rendre hommage à Charles Baudelaire et à son oeuvre phare qui reste un ouvrage majeur pour la poésie française, tant dans sa magnificence littéraire sulfureuse, que dans le choc culturel qu'il provoqua dans les mentalités.

Pour mémoire, le recueil "Les Fleurs du Mal" fut d'abord édité sous la forme de 100 poèmes choisis et rigoureusement (voire fébrilement) peaufinés et remaniés par l'auteur, le 25 juin 1857. Il faut dire que Flaubert vient de se faire rappeler à l'ordre établi d'alors, à la publication de "Madame Bovary", pour "obscénité et immoralité". Baudelaire et Poulet-Malassis s'étaient connus au Quartier latin à Paris, en 1850, et les deux amis et complices, tous les deux anticonformistes, savaient sans doute qu'ils allaient publier un livre aussi novateur que dérangeant. Les réactions ne se font pas attendre, au vu de ce qui est pourtant considéré comme un chef-d'oeuvre par les plus grands intellectuels de l'époque. Le 5 et le 12 juillet, le journal "Le Figaro" dénonce "l'immoralité" du recueil, et sans le vouloir, contribuera à son succès. Car le procès qui s'ouvre à Paris ne passe pas inaperçu. Le 20 août, Baudelaire et son éditeur sont condamnés à des amendes pour "outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs", et à la destruction de six poèmes dont le "réalisme grossier et offensant pour la pudeur" ne pouvait conduire qu' "à l'exitation des sens" : Les Bijoux, Le Léthé, A celle qui est trop gaie, Lesbos, Femmes damnées, Les Métamorphoses du vampire. Si la morale et la bonne conscience n'en sortent pas grandies, le talent de Baudelaire si !

Charles Baudelaire, né à Paris, débuta sa carrière en 1845 par des critiques d'art et des comptes rendus de salons. Cet homme marqué par le remariage de sa mère avec le rigide général Aupick, quand il avait six ans, restera un rebelle blessé et poète génial qui sublima dans l'écriture ses tourments et ses excès. Avant d'en arriver là, il traduit et publie des oeuvres d'Edgar Poë, puis étonne avec "Les Paradis artificiels", inspirés par ses égarements dans l'abus du Haschich et de l'opium. "Les Fleurs du Mal" republié en 1861 apporteront à Baudelaire, finalement, la célébrité et une reconnaissance éternelle.

Citations de Charles Baudelaire : "Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance !" (Le Spleen de Paris). "La femme est l'être qui projette la plus grande ombre ou la plus grande lumière dans nos rêves."

(1) Cette exposition inscrite par le Ministère de la Culture dans les célébrations nationales est ouverte tous les jours jusqu'au 14 octobre 2007, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

En vente à cette occasion : le catalogue de l'exposition par Benoît Noël (22 euros), commissaire scientifique de l'expo, mais aussi un fac-similé unique de l'édition originale des "Fleurs du Mal". Il a été réalisé par l'entreprise ornaise Normandie Roto Impression, imprimé sur papier Bouffant 90 gr, cousu, non rogné, numéroté et limité, comme en 1857, à 1 100 exemplaires. L'exemplaire numéroté est vendu 35 euros.

Pour en savoir plus...

Le site officiel riche en informations et en témoignages sur Baudelaire et son éditeur : Auguste Poulet-Malassis.

Un site de poésie française pour retrouver d'innombrables poèmes : Charles Baudelaire.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Lundi 18 juin 2007

Ce lundi 18 juin 2007 marque une double date historique anniversaire. La 67e commémoration de l'appel du 18 juin à la Résistance française du général de Gaulle est rappelée un peu partout en France (voir ici le dossier spécial de la Fondation et de l'Institut Charles de Gaulle). Mais le 18 juin 1987 est également une date importante pour la communauté arménienne, puisqu'elle représente aujourd'hui le 20e anniversaire de la reconnaissance officielle par l'Europe du génocide arménien. Ce fut aussi la première institution internationale à s'engager du même coup dans le processus de l'indépendance de la jeune République d'Arménie (pour en savoir plus, c'est ici).

Mais aussi : le site de la Fédération euro-arménienne pour la justice et la démocratie.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 17 juin 2007

Les plus jeunes "acteurs" de "Retourner", habitants de Sölöz qui grandissent sur la mémoire des pierres (Sd, Archives Serge Avédikian, reproduction interdite sans autorisation).

Dans le cadre de l'année de l'Arménie en France, le film documentaire "Retourner" (ou "Nous avons bu la même eau") de Serge Avédikian est présent dans plusieurs festivals (1). Ce long métrage, avec une version longue pour les salles et une plus courte pour la télévision, distribué par Les Films d'Ici, est écrit et réalisé par Serge Avédikian, en collaboration avec Claire Mouradian et Raymond Kevorkian (conseillers historiques), et la journaliste Burçin Gercek (traduction et documentation). Le film a obtenu le Prix de la Presse au festival de Cinéma à Erevan (Arménie), en 2006, mais il a également été plébiscité par le public turco-arménien d'Istanbul. Et ce n'est pas un hasard. Avec "Retourner", Serge Avédikian n'a pas cherché à faire un documentaire comme les autres. L'acteur réalisateur est né en 1955 à Erevan (Yerevan en arménien), capitale arménienne, l'une des plus anciennes villes du monde. Il vit depuis 1970 à Paris, et son coeur balance aussi avec Sölöz, village natal de son grand-père Avédis, près de Bursa en Turquie. Serge Avédikian est donc retourné sur les pas de son aïeul, depuis 1987, pour tenter lors de trois voyages de comprendre "comment l'irréparable avait été commis à l'encontre du peuple arménien dans l'Empire ottoman, l'évolution depuis des consciences et des mémoires, et comment sortir du deuil ensemble." C'est le message de son documentaire, émaillé d'images d'archives pour apporter un éclaire historique sur le génocide des Arméniens : le temps venu d'un vrai dialogue. Sölöz est pour lui le fil rouge, d'où Avédis s'exila en 1915 pour échapper à la mort. Dans cet ancien village arménien, les vestiges d'une église dont les marches subsistent, pierres tombales "recyclées", réveillent une mémoire lapidaire omniprésente. Les habitants sont pour la plupart issus de Grecs déportés ici en 1922. Au gré des rencontres, le film montre que les interlocuteurs de Serge Avédikian ignorent sincèrement les rouages du génocide arménien, que l'on minimise sans le savoir, ou que l'on croit n'être qu'un acte de déportation dont beaucoup ne revinrent pas... Mais chacun est prêt à connaître la vérité, et même à sa façon à contribuer au dialogue : "Ce doute entretenu par l'Etat turc dessert la cause arménienne", déplore le réalisateur sans perdre espoir, mais il faudra que le nationalisme violent de la Turquie, qui a coûté la vie entre autres à Hrant Dink, journaliste arménien, en janvier 2007, fasse place à la transparence historique, à la diversité culturelle et au dialogue interconfessionnel. Pour que s'amorce un chemin vers la repentance à l'image de l'Allemagne envers la Shoah...

Le réalisateur Serge Avédikian est retourné trois fois en Turquie enquêter dans le village natal de sa famille arménienne (Sd, Archives S.A., reproduction interdite sans autorisation).

(1) Lors de la 35e édition du festival international du film de la Rochelle, du vendredi 29 juin au lundi 9 juillet 2007 : le site officiel.

A Gonesse (Val-d'Oise) : lors du festival "AZAD Arménie en liberté", au cinéma Jacques Prévert, avec notamment la projection de "Retourner" (19 juin 2007 à 21 h), et "Le Mas des alouettes" (voir ci-dessous), du 27 juin au 3 juillet. Tél. 01 39 85 21 92.

Mairie du 9e arrondissement de Paris, salle Rossini, 6 rue Drouot (entrée libre) : le 29 juin 2007 à 20 h 30.

Pour en savoir plus sur le génocide arménien : Imprescriptible.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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