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Mardi 30 mai 2006

A l'heure où les thèses d'une éventuelle progéniture de Jésus sont déclinées à toutes les sauces, des plus sérieuses aux plus irréalistes, l'énigme du Saint-Suaire de Turin et de la Tunique d'Argenteuil continue de faire l'objet d'intéressants travaux. Le linceul de Turin est le célèbre drap, conservé depuis 1578 dans la cathédrale du Piémont, qui aurait enveloppé le corps de Jésus lors de la mise au tombeau. Le Saint-Suaire fascine depuis que des photographies ont révélé tels des "négatifs" une silhouette et des traces pouvant être liées à la passion du Christ, datation du tissu au carbone 14, en 1988, à l'appui. La Tunique d'Argenteuil est apparue en France vers 1150, chemise de laine de couleur brun-pourpre, qui pourrait être l'un des vêtements que Jésus portait pendant son chemin de croix. Moins connu : le soudarion d'Oviedo (Espagne), linge taché de sang qui aurait servi à couvrir et éponger le visage de Jésus lors de la descente de croix. Bref, ces reliques au coeur de l'Histoire font partie des grandes énigmes controversées, dont la moindre découverte supplémentaire relance le débat (lire aussi l'article du jeudi 18 mai 2006, "Au-delà du "Da Vinci Code").

Après son livre "Jésus et la science, la vérité sur le reliques du Christ" (Presses de la Renaissance), en 2000, André Marion revient sur le sujet, avec Gérard Lucotte, dans "Le linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil, le point sur l'enquête" (Presses de la Renaissance). L'angle de l'ouvrage est intéressant, car Gérard Lucotte est généticien, professeur à l'Ecole d'Anthropologie de Paris, et André Marion, expert en traitement des images, enseigne à l'université Paris-Sud. Les scientifiques suivent les recherches, et font le point sur les "dernières révélations des vrais spécialistes. C'est l'objet de cet ouvrage, qui ne laisse rien au hasard : nouveaux documents historiques, analyses textiles, carbone 14, travaux comparatifs sur les pollens, les groupes sanguins, les empreintes ADN, etc. Est-ce le même homme qui a saigné sur ces linges ? A quelle époque ? Pourrait-il s'agir de Jésus de Nazareth, comme le veut la Tradition ?", se sont interrogés les auteurs. Leurs nouvelles conclusions sont passionnantes, en attendant les prochaines découvertes, puisque les investigations en cours avancent aussi vite que la science...

Dr, Presses de la Renaissance.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 18 mai 2006

Après le roman controversé "Da Vinci Code" de Dan Brown, la superproduction du même nom réalisée par Ron Howard et présentée en ouverture de Cannes 2006 continue d'alimenter la polémique. C'est que l'un comme l'autre reprenne sous la forme d'une fiction policière, des thèses (ou hypothèses c'est selon) historico-religieuses qui ne sont pas nouvelles ! Cela fait des décennies que des chercheurs, historiens ou journalistes se penchent sur les "rumeurs" d'une progéniture de Jésus, le Fils de l'Homme, et de Marie-Madeleine. Une descendance qui aurait ensuite été occultée, au fil des siècles, plus ou moins "confondue" avec les Mérovingiens, en lien aussi avec les Templiers et autres sociétés secrètes, le tout sur fond de "secrets" bien gardés par les autorités catholiques...

Au-delà des pseudo-révélations de "Da Vinci Code", qui ont au moins le mérite d'alimenter le débat, bien des écrits permettent d'aborder les faits à partir des travaux de celles et ceux qui ont enquêtés pour tenter d'en savoir plus. Leurs recherches très documentées, parfois, sont souvent passionnantes. Outre des documents historico-religieux qui ont intrigué les plus suspicieux, ces recherches ont notamment pour base la quête du Graal et la mythique histoire des Chevaliers de la Table ronde. Sur ce sujet, on peut se pencher avec délectation, entre autres ouvrages, sur l'oeuvre de Chrétien de Troyes, et de Robert de Boron.

Dans une autre direction, peut-être pas si éloignée de la première, l'étrange aventure survenue à l'abbé Saunière, à la fin du XIXe siècle, a intrigué notamment un écrivain anglais, Henry Lincoln, cinéaste à la BBC, au cours de l'année 1969. Le prêtre de Rennes-le-Château, petit hameau lové au pied des Pyrénées, trouva des parchemins dans l'église locale. Il se lança alors dans un passionnant et troublant jeu de pistes, qui aurait été lié déjà au rôle historique de Jésus et à des secrets cachés et codés. Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln publient alors "L'énigme sacrée", puis la suite : "Le message" (Editions Pygmalion et "J'ai lu"). D'autres publications traitent du même sujet, aux arguments plus ou moins solides, mais souvent troublants. Plus près de nous, autour de la sortie du roman "Da Vinci Code", la journaliste Marie-France Etchegoin, et le philosophe sociologue Frédéric Lenoir, ont fait paraître "Code Da Vinci : l'enquête" (Robert Laffont). La liste n'est évidemment pas exhaustive. Et le sujet n'a sans doute pas fini d'inspirer les romanciers ou/et les véritables chercheurs, qui attendent avec impatience l'ouverture (réelle) d'archives encore inaccessibles pour en tirer des conclusions. Dans un sens ou dans l'autre. A supposer que ces archives soient ouvertes dans leur intégralité.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 12 mai 2006

Vous l'avez peut-être rencontré, affable et souriant dans son grand boubou traditionnel touareg ? Moussa Ag Assarid, journaliste indépendant à RFI et France Culture, conteur, et défenseur du peuple touareg, vient de publier son premier livre : "Y'a pas d'embouteillage dans le désert !" (Presses de la Renaissance). Ses "Chroniques d'un Touareg en France" sont un petit régal d'humanité, où Moussa raconte son rêve de gosse d'y venir un jour, de son accueil à Angers (Maine-et-Loire), à ses voyages dans l'hexagone pour s'intégrer, avec un regard cocasse et attendrissant sur le monde occidental. Un ouvrage à mi-chemin entre le carnet de route d'un nomade passionné par les gens, et un livre initiatique dans la veine de son "idole" : Antoine de Saint-Exupéry !

A tel point que des membres de la famille de Saint-Ex lui ont offert son premier site perso (blog de Moussa). Pourquoi cet attachement au "père" du Petit Prince ? "Je suis né au flan d'une dune au Nord du Mali, entre Tombouctou et Gao, vers 1975. Toute ma jeunesse, j'ai parcouru les sables avec mes frères et soeurs, le peuple Touareg et leurs troupeaux, vers de nouveaux pâturages", raconte Moussa Ag Assarid, de la nostalgie dans la voix, comme s'il était transporté dans le désert malien, le temps de la conversation. "Un jour, vers l'âge de 13 ans, j'ai fait un rêve. J'étais assis sur une dune, et un avion se posait près de moi. Un homme blanc en sortait et me demandait si je voulais visiter le monde. J'ai dit "Oui", et je me suis réveillé en sursaut. J'y vois un signe du destin, j'ai ce don maternel de chamanisme, car quelques semaines plus tard, une journaliste du Paris-Dakar passe près du campement, et un livre tombe de son sac. Je le rends à la dame, qui me montre les dessins, et me l'offre. C'était "Le Petit Prince" de Saint-Exupéry !".

Le petit prince Moussa convaincra son père de l'envoyer à l'école pour apprendre à lire, et bien plus tard à Bamako, il rencontrera en passant son Bac des coopérants angevins. Ce sera l'une des rencontres de sa vie, lui l'écrivain public dans la capitale du Mali, pour payer ses études. Déjà, il a aussi créé  "L'Ecole des Sables" à Taboye, pour à son tour scolariser les jeunes nomades. L'été 1999, il rejoint ses amis français d'Angers, via Paris, et prend l'avion le coeur serré, des silex et pierres taillées dans son sac pour "survivre" en les vendant en France. Et l'espoir secret de rencontrer Saint-Exupéry qu'il pense vivant... Moussa Ag Assarid sera gardien de déchetterie et étudiant à l'Institut universitaire de technologie d'Angers, grâce notamment au maire d'alors Jean Monnier. Il passera ensuite deux BAFA (Esthétique du Conte et de la Légende ; Adolescence et Loisirs de proximité). Parallèlement, avec l'aide des associations "Terya So" (Paris), "Etar" (Montpellier), "Ennor France" (Angers), et la Fondation "Ennor Mali" (pour en savoir plus), Moussa développe "L'Ecole des Sables" de son pays, qui compte aujourd'hui une cinquantaine d'enfants, et que dirige son frère Ibrahim. Et puis, il y a quelques mois, Moussa Ag Assarid rencontre Thierry Paillard et Alain Noël, des Presses de la Renaissance : "Votre vie est un livre" s'enflamme Thierry Paillard. On connait la suite, y compris la "caravane du coeur" qui se mettra en place pour soutenir l'initiative pédagogique de Moussa Ag Assarid.

A voir aussi : un site personnel est consacré par un internaute à Moussa Ag Assarid.

Copyright, Dominique Michonneau.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mardi 2 mai 2006

En ce beau jour de 1er mai 2006, où le brin de muguet est propice à tous les voeux, force est de constater que la course épique à la présidentielle de 2007 est bien entamée. Les compétitions électorales se suivent et se ressemblent, "malheureusement" devrait-on dire pour les "françaises", les "français", et la cote des personnalités politiques en lice. Car les doléances des électrices et des électeurs, et les turbulences de la vie, auraient pu aussi donner matière, depuis des décennies, à des "leçons" politiques ? Il semble que non ! Beaucoup de dossiers restent sensibles (chômage, justice sociale, précarité, etc.) et devraient passer avant les querelles de clocher. Ces dossiers "planent" au-dessus d'un électorat plus ou moins désabusé qui ne sait plus à quel "saint(e)" se vouer ! Et on ne peut pas vraiment dire que la classe politique dirigeante (ou potentiellement comme telle) fasse tout pour inverser la vapeur, tout au moins dans le domaine de la crédibilité électorale...

Le départ de la grande course épique de 2007 est derrière nous, et les concurrent(e)s confirmé(e)s ou pas, galopent dans la campagne en vue de la dernière ligne droite. Elle risque d'être serrée et pleine de surprises, d'autant que les habitué(e)s de cette lutte (finale) pour la consécration suprême continuent d'en "négliger" les "outsiders"... Car quand les "éléphants" ne soignent pas d'abord leur image de présidentiable en puissance, ils tentent de démontrer que leurs concurrent(e)s n'arrivent pas à leur hauteur. Et en oublient presque les "parieurs"... Qui, eux, ne l'oublient pas, d'une élection à une autre... Pendant ce temps, Ségolène Royal - notamment - grimpe toujours dans les sondages... Pourtant, ce "contexte" pré-électoral semble plutôt inspirer aux habituels "favoris" de la course à l'Elysée, des idées de contre-offensive, au lieu d'en analyser le "phénomène". Le regard inquiet et interrogateur des électrices et des électeurs vers les candidat(e)s plus "jeunes" en politique, de gauche ou de droite, parlent pourtant de lui même... L'électorat, au contraire des enfants, préfère les mots de véritables programmes plutôt que les images... Ajoutez à cela un terrain lourd, avec l'instruction des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons dans la vaste manipulation de l'affaire Clearstream (chambre de compensation luxembourgeoise qui fait office de notaire dans les transactions financières), jusqu'au sommet de l'Etat. L'enquête pour "dénonciation calomnieuse" de comptes occultes, initiée en 2004 par le juge Renaud Van Ruymbeke lors de l'instruction du dossier des frégates de Taïwan, "touche" quelques ténors : Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin, et quelques autres. Qui ne sont pas indifférents à l'échéance de 2007. Ils se sont tous portés partie civile dans cette histoire "croquignolesque", y compris Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur y voit une opération de déstabilisation contre lui menée par Villepin, alors à son poste, quand Raffarin était au sien. En second lieu, plus généralement, via leurs avocats respectifs, le fruit des perquisitions pourraient toujours servir à plus ou moins long terme, à supposer qu'il y ait fruit. En attendant la présidentielle de 2007, les électrices et les électeurs regardent le film du moment : "Sarkozy-Villepin sont en guerre". Sur fond d'allégations par un corbeau, de scandale financier, et de barbouzeries en tous genres... La course épique pour la présidentielle de 2007 commence bien...

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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