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Dimanche 27 avril 2008
Élodie Martineau, nouvelle Miss Pays de la Loire, et Laura Tanguy, sa devancière, qui défendra les couleurs de la France au Vietnam (Reproduction interdite).

Samedi, la nouvelle a été annoncée à l'issue de l'élection de Miss Pays de la Loire, au parc des expositions de Cholet (Maine-et-Loire). Mme de Fontenay, accompagnée de la dauphine de Valérie Bègue, Laura Tanguy, a confirmé que c'est au Puy du Fou (Vendée), que se déroulera en décembre prochain l'élection de Miss France 2009. Une nouvelle qui ne pouvait que ravir deux fois ce département de l'Ouest de la France, puisque le titre très envié de Miss Pays de la Loire venait d'être décerné à Élodie Martineau, 21 ans, d'Auzay, une petite commune près de Fontenay-le-Comte, à une heure du Puy du Fou...
Laura Tanguy de son côté défendra les couleurs de la France à l'élection de Miss Univers, au Vietnam, à la place de Valérie Bègue, Miss France 2008, dont des photos suggestives dans le magazine Entrevue avaient hérissé Geneviève de Fontenay... Et le Comité Miss France... La Société Miss France, dirigée par Mme de Fontenay et son fils Xavier, font aujourd'hui partie d'Endemol France, groupe de production audiovisuel. C'est donc dans le plus grand théâtre privé de France, celui du Grand parc du Puy du Fou, que la cérémonie sera retransmise en direct, sur TF1, en décembre 2008. L'immense scène décorée du grand spectacle vivant "Mousquetaire de Richelieu" (la vidéo annonce ci-dessous), donné plusieurs fois par jour au Grand parc, servira d'écrin aux 36 candidates au titre de Miss France 2009. Le grand théâtre puyfolais peut accueillir 3.000 spectateurs, et c'est aussi un petit bijou de technologie, avec une régie et des techniciens capables d'assurer une telle soirée, en lien avec plusieurs centaines de spécialistes qui oeuvrent pour la Société Miss France. Le théâtre à l'italienne et le grand carrousel du Puy du Fou seront un endroit de rêve pour accueillir la dame au chapeau, et les plus belles filles des régions françaises, sous la baguette de Jean-Pierre Foucault, l'animateur vedette. Chaque miss sera présentée auparavant dans une vidéo tournée dans le Grand parc, 4e parc français à thèmes. Une sorte de cerise sur le gâteau d'anniversaire du Puy du Fou qui fête cette année les 30 ans de sa création et de son spectacle phare, la Cinéscénie, avec une grande soirée inaugurale le 14 juin 2008, et 28 séances en juin, juillet, août et septembre 2008.
C'est dans le lieu magique où se déroule "Mousquetaire de Richelieu" que Miss France 2009 sera élue
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 25 avril 2008
Gnafron, Guignol et Madelon, réalisés par Laurent Mourguet vers 1808, leur créateur dont on peut voir quant à lui le portrait en peinture à l'expo du Musée Gadagne de Lyon jusqu'au 18 mai 2008 (©Musée Gadagne/P.Verrier).

La ville de Lyon célèbre cette année le bicentenaire de Guignol, la marionnette la plus célèbre de France, qui incarne toujours l'esprit gaulois et une référence d'humour contre les injustices et la police. Combien de générations se sont amusées, et encore avec la Compagnie des Zouzous, à voir Guignol rosser le gendarme !
Pour la petite histoire, le père de Guignol est Laurent Mourguet, un de ces nombreux canuts, ouvriers de la soie qui, mis au chômage par la Révolution, s'était reconverti en marchand forain, puis en arracheur de dents. Au fil de ses petits boulots, M. Mourguet aurait créé sa première marionnette pour attirer la clientèle par le rire, détourner l'attention du patient au moment d'ôter la dent cariée, voire couvrir ses cris. Il la baptisa Gnafron, du surnom de l'un de ses camarades, le père Thomas, qui buvait beaucoup, avant d'inventer Madelon, la femme de Guignol, ou celle de Gnafron, selon les histoires. Gnafron, coordonnier aimant bien la bouteille et fort en gueule, aurait été enfanté en 1805, avant la naissance de Guignol, officiellement en 1808.
Selon l'humeur des marionnettistes et l'actualité du moment, le théâtre de Guignol était un peu le reflet de l'état d'esprit et des infos locales, une espèce d'exutoire avant l'heure, se dressant en souriant contre les injustices sociales. Guignol, le gone (l'enfant de Lyon), et son équipe libertaire, vont alors écumer les cabarets de Lyon, en pleine révolte des canuts, puis à partir de 1865, sous la plume de Jean-Baptiste Onofrio et la tradition orale, avec un ton moins grivois. Il faut dire que le régime de Napoléon III est passé par là, obligeant depuis juin 1851 les établissements de spectacles à soumettre les textes à la censure, avant les représentations... Puis Guignol "montera" à Paris, dès 1847, dans les jardins du Luxembourg et un nouveau public, les enfants. Et leurs parents.
L'histoire de la famille Mourguet s'étend sur cinq générations de guignolistes, marionnettistes qui ont raconté aussi bien l'histoire des petites gens que celle de la bourgeoisie dans la région lyonnaise. Le théâtre de Guignol est avant tout satirique et destiné aux adultes, avant de s'adapter au jeune public. Au début du 20e siècle, Pierre Neichtauser qui animait le théâtre Quai Saint-Antoine à Lyon fut aussi maire de Brindas, en banlieue lyonnaise. Jean-Guy Mourguet, dernier descendant du créateur et habitant de Brindas, a fait don de sa collection à la Communauté de communes des Vallons du Lyonnais, qui perpétue l'histoire de la famille Mourguet et de la marionnette Guignol. Un musée théâtre est né (c'est LÀ). Il transmet l'histoire de la célèbre famille Mourguet à travers la conservation et la mise en valeur d'une collection ayant acquis aujourd'hui un statut patrimonial, mais aussi d'une manière vivante.
Jusqu'au 18 mai 2008, le musée Gadagne de Lyon présente aussi une expo temporaire sur Guignol, grâce au célèbre marionnettiste Jacques Chesnais. Et puis surtout Guignol a résisté au temps, et trouvé ses dignes successeurs avec les Guignols de Canal +. La Guignolmania a de beaux jours devant elle, l'actu satirique et la parodie aussi.

Les Guignols de Canal +, dignes successeurs de Guignol, qui vit toujours sa vie de son côté encore aujourd'hui (©Musée théâtre Guignol des Vallons du Lyonnais).
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 18 avril 2008

Réquisitoire de Pierre Desproges dans l'émission radiophonique "Le tribunal des flagrants délires".

"Desproges est mort. Étonnant non ?".
Le 18 avril 1988, c'est ainsi que fut annoncé le décès de Pierre Desproges, en référence à sa célèbre phrase concluant à chaque fois sa "Minute de M. Cyclopède" à la télévision. Vingt ans après, ses blagues corrosives n'ont pas pris une ride. Ce pitre et joyeux drille fut aussi un écrivain d'ouvrages décalés.
Il disait qu'on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Emporté par un cancer, à l'âge de 49 ans, Pierre Desproges est l'auteur de phrases célèbres du genre : "Le cancer est une maladie provoquée par les cancérologues." Ou encore : "L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins." Et comment résister à celle-ci : "La recherche a besoin d'argent dans deux domaines prioritaires : le cancer et les missiles antimissiles. Pour les missiles antimissiles, il y a les impôts. Pour le cancer, on fait la quête." Desproges était l'alliance du talent et des mots humoristiques ciselés, tapant souvent dur et juste : Dieu, la famille, l'armée, la politique, les racistes, le politiquement correct qu'il préférait incorrect... À la fois pudique et impertinent sous de faux airs d'ado mélancolique, Pierre Desproges s'est en plus fait connaître du grand public à une époque où l'humour caustique n'était pas toujours le bienvenu parmi les égratigné(e)s, et ce dans les années 1970, collaborateur irrésistible dans "Le petit rapporteur", l'émission de télé de Jacques Martin, sur Antenne 2. Auparavant, il avait été enquêteur à l'IFOP, vendeur d'assurances-vie, pronostiqueur hippique, auteur de romans photos pour "La veillée des chaumières" et journaliste à L'Aurore. Avec une émission à lui, "La minute nécessaire de M. Cyclopède", sur France 3.
Au début des années 1980, il entre au "Tribunal des flagrants délires" sur France Inter, où il joue les procureurs. C'est la consécration. Pierre Desproges a écrit une douzaine de livres, dont "Vivons heureux en attendant la mort", ou le "Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis", provocateur anti-conformiste qui n'hésitait pas à s'attaquer aux sujets les plus sensibles. Pierre Desproges est enterré au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. Mais il est toujours bien présent parmi nous avec son humour détonnant qui n'a pas fini d'étonner. Un petit tour sur son site Internet officiel, digne de lui, vous en conviendra (c'est ICI). Ne vous en privez pas.
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mardi 15 avril 2008

Ce mardi 15 avril, la France a remis la Légion d'honneur, sa plus haute distinction, à Marek Edelman, dernier des cinq commandants de l'insurrection du ghetto de Varsovie encore en vie, contre l'occupant nazi, en avril 1943. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à ce vieil homme de 86 ans qui a choisi de rester dans son pays, à l'occasion des cérémonies du 65e anniversaire du soulèvement à Varsovie.
Près de la moitié des 500.000 habitants du ghetto avaient déjà été déportés par les nazis au camp de Treblinka quand quelques centaines de jeunes, faiblement armés, se soulevèrent en avril 1943. M. Edelman, qui a mené ensuite une carrière de cardiologue, avait réussi à s'échapper pour rejoindre la résistance polonaise. Le président polonais Lech Kaczynski, prenant la parole devant le monument du ghetto, a affirmé que l'héroïsme des combattants juifs ne serait jamais oublié.
En 1940, les nazis enferment 450.000 juifs dans une enceinte de 4,2 km et érigent des murs de briques, de trois à six mètres de haut, tout autour. Les trois-quarts des juifs sont envoyés à Treblinka à l'été 1942. Le 19 avril 1943, alors que les Allemands veulent liquider le ghetto, quelques centaines de juifs armés se soulèvent. Le quartier sera entièrement rasé et incendié, et le 16 mai 1943, le général SS Jürgen Stroop, responsable de la destruction, fait sauter la plus grande synagogue de Varsovie : "Le quartier juif de Varsovie n'existe plus", écrit-il à Hitler.
Aujourd'hui, il ne reste plus du ghetto, qu'un mur de 1,5 km au sud, au milieu d'une résidence privée. Les quelques mètres de briques ont été conservés grâce à l'un des habitants, Mieczyslaw Jedruszczak, qui s'est opposé à la décision des autorités communistes, en 1978. L'insurrection du ghetto de Varsovie a duré à peine trois semaines. 7.000 juifs y ont trouvé la mort. Seule une quarantaine de combattants réussirent à s'échapper.
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 11 avril 2008

Une fois n'est pas coutume, un insolite documentaire animalier, ou plutôt sur un animal de légende, vient d'être réalisé avec talent par les étudiants de l'école d'animation de Supinfocom de Valenciennes (Nord), région française célèbre actuellement au cinéma grâce à Dany Boon, avec son film tout aussi hilarant que la vidéo (ci-dessous) de l'école d'animation : "Bienvenue chez les Ch'tis".
Les étudiants de Supinfocom se sont intéressés au dahu, animal mythique que tout le monde connnaît plus ou moins, aussi célèbre que le yéti, et figure récurrente des colonies de vacances, sans doute imaginaire, mais très courru par les amateurs de chasse insolite. Là, pour la première fois, grâce à ces courageux étudiants de Valenciennes, on le voit.
Le dahu (parfois orthographié dahut) ou encore le dairi dans le Jura, la darou dans les Vosges, la darhut en Bourgogne, la tamarou dans l'Aubrac et l'Aveyron, est un animal sauvage et donc difficile de localisation et d'approche. L'existence du dahu est plutôt persistante en milieu rural, où la plaisanterie (parfois insistante) est courante auprès de personnes particulièrement naïves et/ou de citadins peu confrontés à la faune montagnarde (comme dans les Pyrénées ou les Alpes), ou simplement forestière. Aussi courante que la chasse, un peu partout en France, de cet animal avec comme principale caractéristique que deux de ses quatre pattes seraient plus courtes que les autres. On se perd en conjectures sur la différence réelle entre les pattes antérieures et les pattes postérieures, autant qu'entre celles de gauche et celles de droite. L'explication de cette différence de longueur tiendrait à ce que l'animal ne vivrait que sur des pentes, deux espèces vivant à ce jour selon les "connaisseurs" et le versant de la montagne (droit ou gauche) sur lequel elles broutent.
Quant à la chasse, les petits malins qui n'hésitent pas encore à y entraîner leurs "camarades", elle se pratique selon eux en battue, dans une forêt si possible épaisse et sombre, et même de nuit. Pour chasser le dahu, il faut un sac et des bâtons pour lui faire peur et qu'il perde l'équilibre. Le naïf de service est posté en contrebas (comme à la chasse au bitard ou à la bitarde), avec un sac en toile de jute ouvert, et la mission très aléatoire de capturer l'animal. Une autre technique est de lui faire renifler du poivre sur une pierre pour qu'en éternuant, il s'assomme tout seul. Un travail assommant pour le "naïf" initié à la chasse au dahu, animal qui dans ce cas, au moins, tombe à pic. Et que les étudiants de Valenciennes auraient au prix d'un travail d'imagination harassant réussi à localiser... Une avancée importante pour tous les fans de la chasse au dahu...
Et la "preuve" en images fixées sur caméscope par les étudiants de Supinfocom de Valenciennes

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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