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Jeudi 27 mars 2008

HorstRippert-CollectionHansFahrenberger1945.jpgHorst Rippert était pilote de chasse sur Messerschmitt Bf 109, en juillet 1944, près de Marseille (© Collection Hans Fahrenberger).
"St-Exupéry, l'ultime secret. Enquête sur une disparition" (Éditions du Rocher), le livre du journaliste Jacques Pradel et Luc Vanrell, plongeur en archéologie sous-marine, lève-t-il enfin le voile sur la mort d'Antoine de Saint-Exupéry ? Leur enquête en lien direct avec la découverte en mer par un pêcheur, en 1998, de la gourmette de l'aviateur disparu, les a finalement menés vers un pilote allemand à la retraite qui a reconnu avoir tiré sur l'écrivain.
Horst Rippert, qui fut journaliste à la ZDF (2ème chaîne de télévision allemande), était en 1944 un as de la Luftwaffe. Il a fait partie du groupe de chasse Süd JGr 200, dont de nombreux vols eurent lieu sur les zones de Toulon et Marseille, là où la gourmette de Saint-Ex a été remontée dans les filets du pêcheur, alors qu'on pensait encore que le "père" du "Petit Prince" s'était abimé vers Nice : "Je me souviens parfaitement de ce jour-là. Je suis parti pour une mission de reconnaissance et d'interception vers Toulon puis Marseille", raconte Rippert dans le livre de Pradel et Vanrell, mais aussi à une équipe de télévision allemande. "J'aperçois ce Lightning à double fuselage se dirigeant vers Marseille, à 2.000 mètres d'altitude, en mission d'observation (...) J'ai plongé dans sa direction et j'ai tiré, non pas sur le fuselage, mais sur les ailes. Je l'ai touché. Il s'est écrasé en mer. Personne n'a sauté (...) Le pilote, je ne l'ai pas vu, et quand bien même, il m'aurait été impossible de savoir que c'était Exupéry. J'ai espéré, et j'espère toujours, que ce n'était pas lui (...)".

LucVanrell.jpg

Luc Vanrell a dû faire une étude documentaire approfondie pour ses plongées et l'enquête avec Pradel aux États-Unis et en Allemagne (© Rosenfeld/Luc Vanrell-1999).
Pourtant, tout laisse penser selon les auteurs et leurs recoupements que c'est bien Horst Rippert qui a intercepté, lundi 31 juillet 1944, le Lightning P-38 du commandant Saint-Exupéry, parti à 8 h 45 de l'aérodrome de Bastia-Borgo vers le sud de la France. Objectif : une mission de reconnaissance et d'observation photographique pour préparer le débarquement de Provence. Malheureusement, Antoine de Saint-Exupéry n'en reviendra pas. Longtemps, et encore jusqu'à aujourd'hui, on s'est perdu en conjectures sur cette disparition en Méditerranée : "Son retour est prévu entre 12 h 35 et 13 heures. Sans nouvelles de lui à 14 h 30, on le déclare disparu en mission. Saint-Exupéry a-t-il été abattu par la chasse allemande ? Fut-il victime d'une panne de ses moteurs ou de ses instruments de navigation ? S'est-il donné la mort ?", s'interroge Alain Decaux, de l'Académie française, en se remémorant les événements et leurs prolongements, lui qui a préfacé l'ouvrage de Jacques Pradel et Luc Vanrell. Enquêteurs qui apportent aujourd'hui une réponse...
Pi-ceduP-38.jpgCette jambe d'atterrissage, caractéristique d'un Lightning de dernière génération (la partie en carré en haut), laisse penser que c'est l'avion de Saint-Ex, le seul qui pilotait l'unique Lightning de version évoluée qui a pu disparaître sur le secteur de Marseille-Toulon (© Luc Vanrell).

Pradel et Vanrell ont été aidés dans leur enquête par un spécialiste de recherches d'avions perdus pendant la guerre, Lino von Gartzen : "En fait, après que la gourmette fut retrouvée par le pêcheur marseillais, je me suis intéressé de nouveau à des vestiges d'avions que j'avais aperçu dans cette zone", raconte d'une voix sûre Luc Vanrell. "D'abord un moteur d'avion V 12, qui s'avérera être issu d'un Messerschmitt allemand, orientant l'enquête vers l'Allemagne, piloté par le prince Alexis von Bentheim. Puis quelques dizaines de mètres plus loin, l'avion de Saint-Exupéry, dont les pièces caractéristiques et le numéro 2734 L près du turbocompresseur coïncidèrent avec le matricule 42-68223 de Saint-Exupéry. M. Rippert fut par la suite le dernier des cinq pilotes vers lequel Lino nous dirigea lors de notre enquête aussi sur l'avion allemand. Mais il y a encore du nouveau : une sépulture sommaire d'un homme trouvé en 1965 sur l'île de Riou. Peut-elle être du pilote allemand ou de l'écrivain ? L'ADN devrait bientôt nous en dire davantage...". Une nouvelle enquête ?
Quant aux morceaux de l'avion de l'auteur du "Petit Prince" ou de "Pilote de guerre", ils ont été remis en juin 2004 au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, à Paris.
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mercredi 19 mars 2008

Dala--lama.jpg

À cinq mois des Jeux olympiques de Pékin, le régime chinois montre bien malgré lui son état d'esprit avec les violentes répressions des manifestations tibétaines. Comme le contrôle général de la presse chinoise, cette répression est sans commune mesure avec la modération pacifique des revendications du Dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains en exil et Prix Nobel de la paix, qui ne demande qu'une véritable autonomie du Tibet. Pour justifier l'injustifiable, les Chinois diabolisent le leader spirituel du bouddhisme tibétain en l'accusant de manipuler les contestataires. Après mardi où le Dalaï-lama a menacé de quitter sa charge face aux accusations de Pékin, si la situation se dégradait à Lhassa, écartant son influence sur les manifestations, le chef spirituel en a appelé à la communauté internationale, ce mercredi, pour engager un processus de dialogue avec les Chinois.
Le Dalaï-lama demande deux choses très précises : l'autonomie de son pays et une modification cartographique de la région autonome du Tibet, comme le rappelle dans son dernier livre Raphaël Liogier, spécialiste du bouddhisme (*). Pourquoi les moines tibétains sont-ils sortis de leurs gons ? Depuis l'annexion du Tibet par la Chine en 1950, le régime communiste cherche à diviser les monastères bouddhistes et Tenzin Gyatso, 14e Dalaï-lama. Exilé à Dharamsala (Inde) avec 80.000 Tibétains, lors des représailles chinoises de 1959, le Dalaï-lama reste la cible privilégiée des Chinois, qui voudraient nommer eux-mêmes son successeur à sa mort. Pourtant, depuis le contrat tacite qui existe depuis le XVIe siècle, les responsables chinois sont les protecteurs, militaires et politiques, du peuple tibétain, et sont normalement garants de la religion, la spiritualité et la culture tibétaines. On en est loin, et c'est même le contraire, ce qui a mis le feu aux poudres.
Sans compter que la revendication la plus gênante pour les Chinois, c'est que la région autonome du Tibet ne représente plus qu'une petite moitié du Tibet historique. Si le Tibet traditionnel apparaissait sur les cartes, l'espace géographique justifierait d'un statut vraiment particulier, alors que Pékin depuis la suppression de l'autonomie ne cesse d'assimiler le Tibet (découpage du territoire et contrôle de la liberté religieuse, y compris en détruisant des monastères). C'est pourquoi le Dalaï-lama a dénoncé il y a quelques jours un véritable "génocide culturel" de ce territoire himalayen perché à 6.000 mètres d'altitude, où l'agriculture, l'élevage, les forêts et le tourisme sont les principales ressources, menacées par la modernisation à la chinoise.
Le 14e Dalaï-lama est sans doute le plus révolutionnaire de sa lignée : démocrate, moderniste, humaniste, se disant même prêt, s'il le faut, à démissionner, il fait tout à la fois trembler les apparatchiks chinois et fantasmer les Occidentaux, et reste aujourd'hui le principal espoir de son peuple. Un peuple qui attend aussi sans doute que la communauté internationale bouge avec autant de fermeté que de diplomatie pour éviter que les manifestations de Lhassa ou d'ailleurs dégénèrent et fassent reculer encore l'espoir d'une autonomie légitime du Tibet.
(*) "À la rencontre du Dalaï-lama. Vie et pensée d'un contemporain insolite", par Raphaël Liogier (Flammarion). 253 pages. 18 euros.

Le Tibet et son histoire en images...

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mercredi 12 mars 2008

CargoAuxSablesmars2008.jpg

Conséquence de la tempête qui a sévi dans l'Ouest de la France en début de semaine, la cité balnéaire vendéenne des Sables-d'Olonne a vécu un épisode insolite qui restera dans ses annales : le cargo à vide L'Artemis, 88 mètres de long, battant pavillon néerlandais, s'est échoué lundi 10 mars vers 7 h 45 sur la grande plage, l'une des plus belles en demi-lune de la côte atlantique. Il transportait un équipage de six personnes à son bord. Aussitôt, les opérations de désensablement sont coordonnées par les Affaires maritimes et la sous-préfecture des Sables-d'Olonne, sous le commandement de la préfecture maritime de Brest. Certes, le remorqueur l'Abeille Languedoc a bien tenté de désensabler le cargo lundi, entre 17 h et 18 h, en profitant de la marée haute. Mais on ne ramène pas en mer un bateau de 3.600 tonnes qui n'est pas avantagé par la nature... Venu à vide du Portugal, il devait charger du blé et le livrer à Rouen. Mais avec quatre mètres de houle, et 35 noeuds de vent (65 km/heure), il a été soulevé comme une plume et "posé" bien malgré lui face au remblai.
Un arrêté a été pris pour interdire l'accès au public dans un périmètre de 150 mètres autour du bateau, en prévention de tout risque de basculement, car depuis mardi, des centaines de curieux se succèdent pour admirer l'attraction locale du siècle, voire assister aux manoeuvres. Une première tentative de désenchouement a échoué lundi soir, puis une deuxième mardi soir en raison cette fois de la rupture entre le cargo et le remorqueur. Ce mercredi matin, une nouvelle tentative n'a pas pu être menée à son terme, et une autre a eu lieu ce même jour vers 18 h, aidée par le creusement d'un chenal dans le sable d'une plage qui se serait bien passée d'une telle agression dans sa structure. Hélas, le remorqueur de haute-mer l'Abeille Languedoc a réussi à tirer le cargo L'Artemis de la plage sablaise vers le large, de plusieurs mètres, mais il y a eu rupture du portage de L'Artemis, vers 19 h 30, point de jonction entre la remorque et le cargo. La Compagnie "Abeilles international" chargée de l'opération devra attendre les prochaines grandes marées de début avril prochain, et en attendant, stabiliser le cargo par des travaux de terrassement pour le garder dans sa position... Ou s'armer de patience.
CargoAuxSablesPub-copie-1.jpg
Pendant ce temps, la mairie des Sables-d'Olonne prend son mal en patience, et bien que les acteurs du tourisme voit d'un oeil interrogateur l'arrivée des beaux jours et des premiers touristes, avec une plage quelque peu "occupée", on a saisi l'opportunité de communiquer un maximum sur l'image de la station, voire de manière humoristique (comme ci-dessus, photos Yann-Yves BIFFE/Ville des Sables-d'Olonne, reproduction interdite). Ainsi, le site officiel de la mairie des Sables-d'Olonne propose encore de télécharger gratuitement cette photo, tout comme des photos du cargo sur la plage, une vidéo à voir en direct, et même un concours (c'est ICI). A tel point que l'office de tourisme des Sables-d'Olonne a même reçu des coups de fil de "tour opérateurs" qui demandaient à visiter le navire.... Une attraction dont pourtant tout le monde se serait bien passée aussi...
ET EN IMAGES,
le cargo L'Artemis, l'indésirable "attraction" des Sables-d'Olonne... Lundi 10 mars 2008, ambiance...

Et l'échec d'un remorquage...

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 9 mars 2008

DrTheillierEtJPbely.jpg
Le docteur Theillier et Jean-Pierre Bély, 66e miraculé d'une sclérose en plaques, handicapé lourdement (Photos : Photothèque des Sanctuaires de Lourdes, reproductions interdites).
Médecin permanent du Bureau médical des Sanctuaires de Lourdes, le docteur Patrick Theillier vient de publier aux Presses de la Renaissance : "Lourdes, des miracles pour notre guérison". L'originalité de cet ouvrage est qu'il est le fruit des constatations et des enquêtes médicales d'un scientifique praticien, homme de foi, dont l'approche se veut aussi une exploration de l'âme humaine. Chaque année, six millions de pèlerins se rendent à Lourdes, qui marque cette année le 150e anniversaire des apparitions à Bernadette Soubirous. Mais qui sait que si soixante-sept miracles sont officiellement reconnus à ce jour par l'Église, c'est en fait près de 8.000 personnes touchées au départ par des guérisons souvent troublantes.
Mais avant d'être authentifiées comme miraculeuses, ces guérisons font l'objet d'une enquête médicale approfondie, et d'un suivi régulier pour ne pas être confondues avec de simples rémissions : "Les critères sont au départ que la maladie doit être grave, et la guérison parfaite, totalement et instantanément, sans explications médicales ou naturelles", rappelle Patrick Theillier, responsable du Bureau médical de Lourdes depuis 1998, après avoir exercé la médecine généraliste pendant 25 ans. Il a aussi étudié la philosophie, la théologie, l'anthropologie. Le docteur Theillier suit et analyse de près une cinquantaine de guérisons déclarées par an, parfois des années plus tard : "Les gens qui guérissent à Lourdes sont les premiers surpris, croyants ou non-croyants, parfois lors d'un passage par hasard, et c'est un choc pour eux, un stress que le Bureau médical des constatations chargé d'authentifier les guérisons inexpliquées doit gérer chez les malades concernés, avec un suivi, un accompagnement. Parfois la guérison survient après leur passage, et le Bureau médical dont j'ai la charge doit dans tous les cas reprendre la maladie en amont, les traitements, l'évolution, et l'état de guérison. Face à ces grâces de guérisons attribuées à Notre-Dame de Lourdes déclarées par un malade, je suis toujours très ému de sentir qu'il s'est passé quelque chose, leur transformation personnelle aussi, et d'être à nouveau devant le mystère."
DocteurTheillier-Lourdes.JPG
Des mystères, le docteur Theillier en côtoie régulièrement de très grands qu'il qualifie de "nature miraculeuse" à "véritable résurrection", comme le cas de Jeanne Fretel, doyenne des miraculés, décédée le 1er avril 2005 à 94 ans, débordante de vie après être guérie instantanément le 8 octobre 1948, alors qu'elle est en coma terminal devant la grotte de Lourdes, crachant du sang, malade depuis 1940 d'une péritonite tuberculeuse évolutive et incurable. À Lourdes, Jeanne qui ne mangeait plus depuis six mois, et vomissait même l'eau, prend un peu plus tard son petit déjeuner : "Aucune explication médicale de cette guérison n'est susceptible d'être donnée, entre autres cas", tranche Patrick Theillier, qui poursuit. "La foi est le climat naturel du miracle. La santé n'est pas une question de biologie, c'est une question d'équilibre général de la personne - jamais définitif ni parfait - où le biologique, le psychique, le relationnel, le professionnel, le religieux, le cosmique... sont concernés. C'est ce qu'on appelle l'approche holistique de la santé. En chacun de nous existe un noyau central, une fibre divine, un sanctuaire inviolable qui à Lourdes, notamment, déclenche parfois un processus sous l'effet conjugué de la foi ou l'espérance, de la charité, et du surnaturel ou du divin." Son livre vous apprendra bien d'autres choses sur le grand mystère du miracle.
Documents : pèlerinage à Lourdes, le 3 septembre 1943


Première visite à Lourdes du pape Jean-Paul II, le 14 août 1983
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 7 mars 2008

IngridBetancourt.jpg

"Aujourd'hui, c'est tout particulièrement vers le visage d'une femme que je me tourne - une femme dont la volonté d'agir et de vivre était immense, et qui est maintenant à la frontière de la mort. Cette femme, c'est Ingrid Betancourt. Retenue depuis six ans dans des conditions indignes, elle est le symbole de toutes celles qui luttent et qui prennent le monde à témoin de leurs combats. Au milieu de la jungle, son coeur de femme, c'est celui de la liberté et de la justice ! En cette journée du 8 mars 2008, nos espoirs se confondent avec ce coeur emprisonné." C'est François Fillon, premier ministre, qui parle sur son blog. Samedi 8 mars 2008, la 31e Journée internationale de la Femme a tout naturellement son icône 2008, un visage, une silhouette, la représentation du courage à laquelle beaucoup ont pensé pour marquer cette journée : Ingrid Betancourt, prisonnière dans des conditions inhumaines par les Farc depuis six ans.
La 7e édition du concours d'affiches et de beaux textes du site officiel de le Journée de la Femme lui est consacrée sur le thème : "Courageuse Ingrid, tu mérites la liberté". Et l'INA (Institut national de l'Audiovisuel) propose de découvrir ou de redécouvrir sur son site Internet, huit portraits de femmes en vidéo (Ingrid Betancourt, Benazir Bhutto, Françoise Giroud, etc.), qui ont marqué ces dernières années.
Ce vendredi 7 mars, c'était aussi Lorenzo Delloye, le fils d'Ingrid Betancourt, qui a lancé un cri d'alarme à la guérilla colombienne pour obtenir la libération de sa mère, un article mis en ligne sur le site de soutien à sa mère.
C'est à Copenhague, le 8 mars 1910, qu'une confédération internationale de femmes socialistes de tous les pays a créé la Journée de la Femme en vue de servir à la propagande du vote des femmes. L'ordonnance du 21 avril 1944 accorde le droit de vote aux femmes françaises, qu'elles exerceront pour la première fois le 20 avril 1945 pour les élections municipales. Les Allemandes l'ont obtenu le 12 novembre 1918. Un siècle de retard sur les hommes qui votent en France depuis 1848. Et que dire du droit des femmes à se faire élire alors... Le 8 mars 1948 en France, 100.000 femmes défilent à Paris pour fêter cette victoire de la République à la statue de Jeanne d'Arc. Dans de nombreuses villes de France, cette manifestation est relayée (5.000 femmes à Lyon, 30.000 d'entre-elles à Marseille). La Suisse accordera le droit de vote aux femmes en 1971, alors que les Nations Unies ont commencé à observer la Journée internationale de la Femme le 8 mars 1975. En France, c'est en 1982 que le gouvernement socialiste instaure le caractère officiel de la célébration de la Journée de la Femme, le 8 mars. Mais chaque jour encore, dans le monde, les femmes subissent encore et toujours des violences, des humiliations, ou tout simplement tentent de faire respecter ou de mettre en oeuvre la "parité".
La vidéo de L'INA après le rapt d'Ingrid Betancourt, en 2002.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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