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Samedi 23 février 2008

Charles-de-Gaulle.jpg

Depuis avril 2006, l'Institut national de l'Audiovisuel (INA) propose au grand public un accès direct en ligne, en simple consultation ou en téléchargement, à plus de 100.000 émissions de télévision et de radio (c'est ICI). Cette base documentaire exceptionnelle s'enrichit de 50.000 émissions par an, et s'est étendue au domaine pédagogique avec Apprendre, un outil éducatif audiovisuel en ligne.
Dernière innovation de l'INA : à l'occasion de l'ouverture de l'Historial Charles de Gaulle aux Invalides, à Paris, le vendredi 22 février dernier, l'Institut national de l'Audiovisuel et la Fondation Charles de Gaulle lancent un nouveau site de référence consacré aux principaux discours audiovisuels du général de Gaulle : des enregistrements radiophoniques aux archives de la presse filmée et de la télévision.
Cette nouvelle bibliothèque en ligne de vidéos et de sons éditorialisés à vocation pédagogique, "Charles de gaulle - paroles publiques", est destiné à tous les internautes, mais aussi aux étudiants, chercheurs, ou "chaque citoyen soucieux de mieux comprendre l'histoire de notre temps. En collaboration avec des historiens, elle propose des parcours thématiques illustrant notamment les sujets suivants : de Gaulle et les institutions, de Gaulle et la Guerre d'Algérie, de Gaulle et mai 68, etc." Soit 200 documents d'une cinquantaine d'heures. Paroles de guerre, allocutions et discours, conférences de presse, entretiens, voeux, voyages en France ou à l'étranger, ces "archives reflètent l'action politique et la vie publique du général de 1940 à 1970. En exclusivité, chacun pourra notamment écouter l'enregistrement radio de l'appel du 22 juin 1940 inscrit depuis 2005 au Registre Mondial de la Mémoire du Monde. D'ici fin 2008, ce site thématique devrait s'enrichir d'une centaine de nouvelles images, de sons et de textes.", annonce l'INA.
Chaque archive est accompagnée de sa transcription intégrale synchronisée, de sa notice de description et d'indexation et de son contexte historique rédigé par des historiens, dont Serge Berstein, Aude Vasallo, Guillaume Piketty et Bernard Lachaise. L'interface offre également différents mode de navigation : une représentation des documents sous trois formes distinctes (fresque chronologique, carte géographique dynamique ou listes triables) ; un filtrage par type de documents, par lieux, par thèmes ou selon une recherche avancée, et une recherche simple sur tous les champs de description, y compris la transcription intégrale. Un must d'archives d'archives visuelles et sonores.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 21 février 2008
À l'occasion de la Saint-Valentin, le site Internet de l'INA (Institut national de l'Audiovisuel) a eu l'idée originale de mettre en ligne plus de 160 vidéos d'une large sélection sur le sexe à la télévision (c'est ICI). Mais au-delà de la découverte amusée d'images plus ou moins coquines, c'est l'histoire du fameux "carré blanc" qui défile sous vos yeux, à travers des émissions phares (Sexy Folies, Psy Show, etc.), des chansons, des sketchs, ce fameux petit pictogramme imposé dans certains cas par la R.T.F. (Radiodiffusion et télévision française).
Le "carré blanc" fut institué à la télévision en mars 1961. Objectif : avertir les téléspectateurs qu'un film ou une émission n'était pas "pour tout public". Le carré blanc ne pouvant signaler qu'une chose à la fois, les films comportant des scènes sexuelles primèrent sur les séquences de violence. Puis le Conseil supérieur de l'Audiovisuel institua en 1996 des codes couleurs, avant un avertissement préalable, à partir de 2002, pour les films "déconseillés aux moins de 10, 12, 16 ou 18 ans".
Parmi les documents mis en ligne par l'INA, la série démarre par Robert Lamoureux avec "La sexualité racontée aux enfants" dans l'émission "Trente six chandelles", en 1958 ! Il y aussi des films qui avaient alors été affublés du "carré blanc", ou des films censurés. Comme "La Tour de Nesle" d'Alexandre Dumas, adapté par Jean-Marie Coldefy, diffusé le 2 août 1966, ou encore Salvador Dali dans "Gros plan". Cette émission commandée par la R.T.F en 1961, avec diffusion à une heure tardive et avec le carré blanc, fut finalement déprogrammée pour "immoralité".
Et que dire de Marianne Sergent avec "La fellation" dans "Le marché de l'érotisme", sur A2 le 24 septembre 1990, qui, à la suite de ce sketch diffusé en pleine après-midi, a été interdite de télévision. Catherine Ringer, des "Rita Mitsouko", à nu dans "Sexy Folies" avec Mireille Dumas (A2, le 25 juin 1986), est l'une des vidéos les plus vues sur le site de l'INA. Ou Juliette Gréco : l'érotisme, l'amour, le sexe, l'homme, dans "À bout portant" (O.R.T.F, le 9 décembre 1971).
Comment parle-t-on du sexe à la télévision et qu'à-t-on montré ? C'est le but aussi d'un large panorama du sujet à travers quelques émissions phares ("Psy Show", "Moi je", "Sexy Folies"), des émissions mythiques qui ont traité du sujet : "Apostrophes", "Les dossiers de l'écran", "Aujourd'hui Madame"... Mais également des chansons : Serge Gainsbourg et France Gall ("Les Sucettes"), Axel Bauer ("Sex machine"), Pierre Perret ("Le zizi")... Et autres sketchs de Guy Bedos, Sylvie Joly, "Collaro show", fous rires insolites, et extraits de JT. À ne pas rater.
Et également, le clip "Plus de plaisir sur ina.fr..."
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mardi 19 février 2008

poupet.JPG

Jean-Marie Poirier, bénévole responsable de la communication et des artistes ; Adeline Manceau, et Philippe Maindron, président de l'association organisatrice du festival de Poupet.

Depuis quelques années, le festival musical de Poupet, à Saint-Malo-du-Bois (Vendée, Ouest de la France), est entré dans la cour des grands festivals d'été, à l'image des Vieilles Charrues, qui lui est l'un des plus grands d'Europe organisé le 3e week-end de juillet à Carhaix (Bretagne). Son petit frère de Poupet, avec lequel il travaille parfois en lien pour le passage en tournée d'artistes, n'est pas en reste dans les plateaux de stars. C'est "Poupet" qui a décroché la venue de Johnny Hallyday dans l'Ouest de la France, lors de sa dernière tournée, et de Michel Polnareff dans la région l'an passé... Fort de son succès et de sa notoriété, le Petit Poucet des festivals de l'été en France vient de lancer un concours sur Internet pour aider les artistes français à percer. Pour en savoir plus, il suffit de se connecter au site de Poupet.
Pourquoi ? Depuis des lustres, Philippe Maindron, le "patron" inspiré de Poupet, et ses amis organisateurs bénévoles, recevaient des disques d'artistes amateurs voulant se produire lors de ce festival populaire, célèbre pour son théâtre de verdure proche des artistes, qui eux-mêmes ont été progressivement conquis par l'endroit et son ambiance. Ce tremplin est fait pour répondre à leur demande. Tous les artistes et groupes musicaux français, sans restriction d'âge ni de genre musical, sont concernés, à condition qu'ils ne soient pas en contrat avec une maison de disques. Pour concourir, ils doivent déposer sur le site de Poupet une chanson originale, et ce avant le 8 avril prochain (règlement sur le site). Les festivaliers et les internautes sont les juges du concours, et peuvent voter une fois par jour pour soutenir un ou plusieurs artistes. Le classement évolue en ligne, et jusqu'au 15 avril prochain. Le gagnant se produira à Poupet en première partie de l'un des artistes invité(e)s à Poupet 2008. Le gagnant et peut-être une future (ou des futures) star(s) !

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Lundi 11 février 2008

On célèbre aujourd'hui lundi 11 février 2008 le 150e anniversaire de la première des dix-huit apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, dans la petite grotte de Massabielle de Lourdes (Haute-Pyrénées). C'est aussi la Journée internationale des malades, et bien que l'année jubilaire (du latin jubilate, réjouissez-vous) a débuté le 8 décembre dernier (fête de l'immaculée Conception), Lourdes en sera le cadre jusqu'au 8 décembre 2008. Le pape Benoît XVI est attendu autour du 8 septembre prochain à Lourdes, où il sera accueilli dans cette "église à ciel ouvert" comme l'a qualifiée ce matin Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et de Lourdes. Quelque 70.000 pèlerins ont participé à une messe internationale présidée par Mgr Perrier. Le cardinal Panafieu, archevêque métropolitain de Marseille, a concélébré le messe en compagnie de 25 évêques et de 800 prêtres sur la prairie faisant face à la grotte de Massabielle, où la Vierge est apparue pour la première fois à Bernadette, le 11 février 1858.
Sur un écran géant, les dizaines de milliers de pèlerins présents ont découvert le visage de Bernadette Soubirous dans une évocation vidéo. Plusieurs milliers d'autres avaient pris place sur une rive du Gave ou près de la basilique Notre-Dame du Rosaire. Après la messe en plusieurs langues, suivie d'un angélus, les cloches de toutes les églises de la ville mariale ont sonné à l'unisson. Une journée de prières dans les sanctuaires devait suivre, avant une procession aux flambeaux dans la soirée. Le pèlerinage à Lourdes du pape Benoît XVI, vraisemblablement en septembre prochain mais à une date qui n'a pas encore été fixée, constituera le temps fort de l'année jubilaire, ponctuée de festivités commémorant les dix-huit apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, entre le 11 février et le 16 juillet 1858.
Pope_in_the_Grotto_1983.jpg

Le pape Jean-Paul II est venu à Lourdes le 15 août 1983, et le 15 août 2004 (Photos Sanctuaires Notre-Dame-de-Lourdes, reproduction interdite).

Le 11 février 1858, Bernadette, une adolescente issue d'une famille pauvre de Lourdes, se rend à la grotte de Massabielle, avec sa soeur et une amie. Bernadette Soubirous est attirée par une sensation de vent, et dans l'une des niches de la grotte, elle aperçoit une lumière très intense : "J'ai vu quelque chose de blanc ayant la forme d'une dame", confiera-t-elle à l'abbé Bertrand Pomian, curé du village, malgré les recommandations de sa mère de ne rien dire. Sa soeur et son amie n'ont rien vu. Au fil des jours, Bernadette, qui ne savait ni lire ni écrire, et n'allait pas au catéchisme en raison de sa pauvreté, âgée de 14 ans, aura dix-huit apparitions au total. "Je suis l'immaculée Conception", dira lors de l'une d'entre-elles, entre deux sourires, la "dame habillée de blanc avec une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied", comme la décrira encore Bernadette à sa soeur Toinette. Et puis il y aura ces premières guérisons miraculeuses, suscitant la ferveur populaire. Aujourd'hui, 6.800 cas de guérisons ont été déclarés, dont 2.000 cas de guérison extraordinaire. Seuls 67 miracles ont été reconnus par l'Église, dont quarante-quatre sont liés à l'eau de la grotte. 80 % des miraculés sont des femmes. Sur les 67 miraculés, 55 sont Français et six Italiens, neuf personnes sont de l'Ouest de la France. Lourdes est avec Fatima au Portugal le plus grand lieu de pèlerinage catholique au monde, six millions de pèlerins y sont accueillis chaque année par 107.000 bénévoles. Dix millions sont attendus cette année jubilaire. Bernadette Soubirous est décédée dans un couvent de Nevers, à 35 ans, le 16 avril 1879, mercredi de Pâques. Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI
Torchlight_procession_4.jpg

À Lire :
"Lourdes, des miracles pour notre guérison",
par le docteur Patrick Theillier, responsable du bureau médical de Lourdes (Presses de la Renaissance).
"Bernadette Soubirous", par Anne Bernet, et "Enquête sur les apparitions de la Vierge", par Yves Chiron (Tempus, Éditions Perrin).
Et encore : "La jeune fille et la Vierge", d'Alina Reyes (Éditions Bayard Centurion).
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 10 février 2008

piralian.jpg

Au moment où Armand Lipchitz s'interroge et interpelle les parlementaires français sur les dangers du négationnisme, sur le site Internet du CCAF (Conseil de coordination des Organisations arméniennes), Hélène Piralian-Simonyan poursuit son analyse sur les génocides et le déni de ces actes barbares en publiant : "Génocide, disparition, déni. La traversée des deuils", aux Éditions de L'Harmattan (240 pages).
Hélène Piralian-Simonyan, philosophe, psychanalyste, écrivain, de mère française et de père arménien, a toujours ressenti un mal être inexplicable durant son enfance et son adolescence, alors qu'elle ne connaissait pas le génocide arménien de 1915, dans l'empire ottoman. Plus tard, au contact de la communauté arménienne, elle comprendra le sens de ce mal être viscéral, et son lien avec le génocide de son peuple, comprenant les effets psychiques destructeurs du génocide dans sa propre famille comme sur elle-même. Son travail de psychanalyse lui fit comprendre ensuite l'importance de la reconnaissance des génocides autant par les tiers extérieurs à ces massacres, que par les Nations concernées de près ou de loin par ces actes, pour aider les peuples aux histoires marquées par ces drames à faire leur deuil.

On peut retrouver des interviews d'Hélène Piralian sur les sites du CRDA (Centre de recherches sur la diaspora arménienne), mais aussi sur ceux de Imprescriptible, et NetArménie.

Poursuivant sa réflexion entreprise dans son livre précédent "Génocide et transmission. Sauver la mort, sortir du meurtre", et toujours à partir du génocide des Arméniens, Hélène Piralian-Simonyan s'interroge de nouveau sur le dispositif politique de la "disparition" et sur les effets psychiques qu'elle produit sur ceux qui sont restés en vie. Pourquoi la mise en place de la disparition des êtres, puis de leur corps, est-elle au centre du processus génocidaire, et pourquoi ces dernières années l'exhumation des charniers et l'identification des corps de ces disparus ont-elles revêtu une telle importance pour leurs proches comme pour le reste de la population ? C'est l'argumentaire de son ouvrage, qui va plus loin dans la réflexion : pourquoi le "déni" de l'acte génocidaire fait-il toujours partie intégrante de tout génocide ?
À partir d'événements aussi éloignés dans le temps et dans l'espace que les génocides des Arméniens, des Juifs, des Bosniaques, des Tutsis, mais aussi des massacres des femmes, hommes et enfants par la Terreur révolutionnaire française en Vendée, Deux-Sèvres, Maine-et-Loire, ou Loire-Atlantique (la Vendée militaire, 1793-1796), et des massacres en Algérie, l'auteure tente de dégager les spécificités de ce qu'elle appelle la "structure génocidaire" qui leur est commune, et dont le couple "disparition-déni" constitue le noyau. Par ailleurs, elle se penche tout au long du livre sur les liens qui unissent les tueurs aux rescapés, mais aussi les héritiers des uns aux héritiers des autres, pour comprendre ce qui pourrait permettre aux uns et aux autres de devenir des "endeuillés" et pouvoir ensuite être "des passeurs de vie".

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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