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Mardi 27 février 2007

Samedi 24 février dernier, la 32e cérémonie des César (en clair sur Canal +) a été fidèle à elle-même, sans véritables surprises sur prises, y compris souvent dans sa litanie de remerciements. Certes, Valérie Lemercier est toujours aussi pétillante, et des moments furent émouvants (l'hommage à Philippe Noiret et Gérard Oury). Mais l'émission gagnerait en force en diffusant un extrait plus long des films nominés ou des musiques de films (le parent pauvre médiatique du cinéma français), entre autres, quitte à raccourcir le temps d'intervention des lauréats... Et peut-être d'envisager aussi une forme de vote préalable du public, qui jouerait sans doute, d'une manière ou d'une autre, sur l'attribution du palmarès et/ou la distribution des films... En reflétant indirectement l'avis des cinéphiles sur l'inspiration et les prestations des uns et des autres dans le milieu du cinéma...

Reste au moins deux certitudes pour le cru 2007 des César : les quatre César remportés par le film de Guillaume Canet ("Ne le dis à personne") sont mérités dans l'ensemble, tout comme les cinq César qui récompensent celui de Pascale Ferran ("Lady Chatterley"). La réalisatrice en a profité à juste titre pour s'alarmer de la fragilité du cinéma français, et en même temps du statut des intermittents du spectacle, et donc du système tout entier, qui alimente financièrement aussi le premier et fait vivre les seconds. Pascale Ferran l'a dit avec retenue, d'un style clair et précis, mais sans détours. La réalisatrice a ainsi rendu à César tout haut, ce que beaucoup d'autres pensent aussi tout bas, pour continuer à faire vivre le cinéma français (y compris d'auteur ou de réalisateurs moins connus ou audacieux), et ses acteurs au sens large... Enfin, une mention spéciale pour l'excellent acteur américain Jude Law, francophone avec ses parents résidents en France depuis une quinzaine d'années, qui a reçu un César d'honneur.

Pascale Ferran s'est faite la porte-parole des doléances et "travers" du cinéma français...

 


Les CESARS 2007
Vidéo envoyée par Greuuuh
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 17 février 2007

Enfin, oserait-on dire, la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) va recevoir dans les prochaines semaines les responsables des principaux fournisseurs d'accès à Internet (FAI) et opérateurs de téléphonie, pour leur mettre les points sur les "i". Il faut dire que la DGCCRF a reçu plusieurs dizaines de milliers de plaintes depuis 2005. En première ligne ces jours-ci, Noos-Numéricâble, vient d'ailleurs d'être placé "sous surveillance". Leurs clients sont sous tension... nerveuse ! "Noos" n'est pas le seul à rencontrer des problèmes avec leur connexion Internet, la téléphonie gratuite intégrée ou la télévision. La plupart des opérateurs continuent plus ou moins à rencontrer des problèmes récurrents de fonctionnement. Des exemples parmi d'autres ? En Vendée, du côté de La Roche-sur-Yon, Neuf Télécom a proposé dernièrement la télévision par Internet, mais momentanément incompatible avec la zone géographique concernée... Un autre FAI ne cache pas non plus à certains de ses clients, actuellement, sur son site (quand ils peuvent y accéder), faire depuis quelques temps "une mise à jour de nos systèmes", retardant provisoirement d'autant la résolution de problèmes techniques rencontrés par cesdits clients. Ou la finalité de leur commande en cours, comme l'opérateur le précise en même temps, parfois finalisée dans un délai plus long que celui annoncé au départ. Des contretemps qui ne modifient pas, en général, le coût des abonnements, et peuvent même entraîner des frais supplémentaires, difficiles ensuite à récupérer en totalité. Certes, chez tous les principaux FAI et opérateurs de téléphonie, les problèmes techniques ne sont pas légion, restent épisodiques quand ils existent, et sont plus ou moins rapidement résolus... Mais les litiges n'en sont pas moins désagréables pour celles et ceux qui y sont confrontés !

Autres griefs qui reviennent dans le désarroi des clients, en général, pour la plupart de ces opérateurs : la qualité du service technique laisse parfois à désirer et les conseillers sont difficiles à joindre ; le service client n'est pas toujours efficace (et pour certains opérateurs, l'attente est payante dans les deux cas), et même le matériel de connexion est parfois mis en cause : "On peut rencontrer des problèmes d'incompatibilité, et pas seulement avec l'ordinateur des clients", avoue un technicien Internet de l'un des principaux opérateurs actuels, sous le couvert de l'anonymat. "Il vaut mieux interroger l'opérateur sur tous ces points, et faire effectuer des tests de ligne et boucle locale, avant de s'engager." Ah bon ? Sauf que les FAI et opérateurs de téléphonie ne détaillent pas forcément, systématiquement, ces précautions préalables à l'engagement des services proposés !

"Que Choisir" signale que devant des recommandés sans réponse, les abonnés n'ont souvent d'autres choix que d'interrompre les prélèvements et de saisir la justice pour obtenir gain de cause. Et il est probable que dans les jours qui viennent, les FAI et opérateurs de téléphonie concernés vont devoir sans doute s'expliquer devant les "gendarmes" de la répression des fraudes et des communications électroniques et des postes, et prendre leurs responsabilités s'il y a lieu. On peut aussi saisir, sous certaines conditions, le médiateur des communications électroniques. Ce n'est pas trop tôt.

"Victimes défendez vous"

Jehanne Collard et Romy Lafond. Photo Sd, Arnaud Février, avec l'autorisation de Flammarion.

Dans un autre domaine, pas si éloigné quant au respect du droit des "victimes", les avocates Jehanne Collard et Romy Lafond publient chez Flammarion (à lire également) : "Victimes, défendez vous. Le Guide des accidentés". Faute souvent d'informations fiables et précises, on est souvent à la merci de la mauvaise foi des assureurs et/ou des lenteurs (subtilités) administratives, de la méconnaissance du droit, etc. Le guide couvre l'ensemble des accidents de la vie, et indique comment "éviter les pièges, et surmonter les embûches les plus fréquentes."

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 9 février 2007

François d'Orcival. Sd, photo Patrick Iafrate, avec l'autorisation des Editions du Rocher.

Si le (ou la) prochain(e) locataire de l'Elysée a de fortes chances d'en connaître les arcanes, comme celles du pouvoir, ce n'est pas le cas du grand public. Le journaliste et écrivain François d'Orcival vient de réparer cela à sa manière avec un ouvrage aussi passionnant que "croustillant" : "Le Roman de l'Elysée", paru aux Editions du Rocher, dans la collection "Le roman des lieux magiques", dirigée par Vladimir Fédorovski (à lire également). Le livre est enrichi de deux cahiers photographiques. L'ouvrage de François d'Orcival, familier du "Château", comme certains appellent le lieu, commence avec une visite du palais par Bernadette Chirac, qui parsème son récit de petites anecdotes, et l'achève par une phrase lourde de sens : "C'est un palais de pouvoir. On n'imagine pas tout ce que les murs et les pendules ont pu entendre...". Commence alors un savoureux voyage dans les coulisses du pouvoir et de la présidence français, depuis le rôle primordial de la marquise de Pompadour qui fit, de l'hôtel d'Evreux, le futur Elysée, et dans un roman où tout est vrai ! Sur trois siècles, avec des époques évoquées ni trop longues, ni trop courtes, l'auteur passe en revue les dessous de l'histoire, agrémentées de commentaires ou de témoignages autour de ce qui a "fait, défait et refait la France." Les jardins de l'Elysée aussi ont leur mot à dire, quand Louis Napoléon et Morny y décident leur coup d'Etat. Le lecteur est invité dans la chambre où Caroline Bonaparte invitait ses amants, dans le salon dans lequel Félix Faure agonise dans les bras de sa "connaissance", dans le PC atomique Jupiter commandé par Valéry Giscard d'Estaing, ou le bureau d'où Jacques Chirac a changé la face de la guerre en Bosnie. Mais le mérite du livre est également de faire (re)découvrir l'envers du décor politique pour certaines décisions historiques majeures.

29 mai 1968. De retour de Baden, le général de Gaulle se pose en hélicoptère à Chaumont, près de Colombey. Il va reprendre le pouvoir. Photo Bureau Henri/Gamma, reproduction interdite sans autorisation.

Avec douze ans de présidence et quarante ans de vie politique, Jacques Chirac est omniprésent dans l'ouvrage. Exemples parmi d'autres de périodes racontées, le passage du retour au pouvoir du Vendéen Georges Clemenceau (1917), appelé par Raymond Poincaré. Ou encore la gestion de crise des évènements de mai 1968, jusqu'au départ du général de Gaulle en 1969. En passant par les années Mitterand, et le suicide à l'Elysée de son ami François de Grossouvre. François d'Orcival, observateur politique et familier de l'endroit pendant plus de trente ans, livre ainsi 425 pages de "grande histoire et secrets d'alcôve, révélations et documents inédits."

1918. Clemenceau et Poincaré devant les troupes. Le Tigre et le Lorrain. Photo Akg-images, reproduction interdite sans autorisation.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Lundi 5 février 2007

En marge des sentiers battus des sorties galopantes de films en DVD, quelques maisons d'éditions plus "modestes" s'acharnent à sauvegarder des trésors du patrimoine cinématographique ou théâtral, français ou étranger. Avec succès, mais souvent dans un certain "anonymat"... Rétro-culture pour les uns, collections de Ciné-club pour les autres, leurs catalogues (VHS et/ou DVD) n'en restent pas moins uniques... Et il n'est pas rare de découvrir grâce à leurs opiniâtretés ou coups de coeur, en surfant sur les sites des revendeurs, le grand classique que l'on croyait disparu, ou une perle de l'âge d'or du cinéma. Ainsi, "L.M.L.R." récidive avec la sortie d'un coffret de cinq DVD consacrés aux "Héros masqués". Un coffret en forme de creuset américain en noir et blanc, et en version originale sous-titrée en français, qui préfigure les aventures en série et autres films de Zorro. C'est quasiment du cinéma artisanal, mais quelle leçon de cinéma, en hommage à l'origine des vengeurs masqués (ou non). Les réalisateurs ont pour noms John English, William Witney, Wells Root, George W. Trendle, etc. Et leurs héros vont des premiers Zorro, à l'arrière-petit-fils de Zorro, ou Reid, le Texas Ranger aux redoutables balles d'argent... Soit plus de douze heures d'aventures et de justice, entre bandes dessinées mises en images et films d'avant-garde... Plus près de nous, la collection René Chateau, "la mémoire du cinéma français", réserve de belles surprises, dont l'une des dernières nouveautés en DVD est un film sur l'abbé Pierre, "Les Chiffonniers d'Emmaüs" (Robert Darène, 1955), avec Pierre Mondy, Danny Carrel, et Yves Deniaud.

Sd, avec l'autorisation de L.M.LR.

Autre démarche originale, celle de Brigitte Berg, directrice à Paris des "Documents cinématographiques", et véritable découvreuse de perles rares. Il faut dire qu'à l'origine, cette société indépendante a été créée par Jean Painlevé en pleine naissance du cinéma, en 1930, précurseur de film marin et sous-marin en France, pour produire ses propres films. Elle s'est même dotée d'archives cinématographiques, aujourd'hui restaurées et valorisées. Sous la houlette de Brigitte Berg, la société s'est spécialisée dans la recherche et l'édition (voire la réédition) de trésors cinématographiques oubliés ou disparus : "Certains courts ou longs métrages, films documentaires ou de fiction, n'ont même jamais été vus du grand public, pour diverses raisons indépendantes de leur qualité, et ils ont leur place à la télévision ou dans les cinémathèques autant que La Vache et le Prisonnier, vu et revu", s'enflamme Mme la détective des traces de pellicules endormies. Comme "La  Maison sous la mer" (1946, Henri Calef), un petit bijou autour de la mine de Diélette, dans le Cotentin, avec Viviane Romance, agrémenté de bonus inédits. Ou la sortie bientôt d'un "Verdun, souvenirs d'histoire", le célèbre film de Léon Poirier, attendu. Des éditeurs qui luttent contre l'oubli.

Sd, avec l'autorisation des "Documents cinématographiques".

Pour en savoir plus...

"L.M.L.R." : Elle aime l'air.

Les Documents cinématographiques : Brigitte Berg.

René Chateau : la mémoire du cinéma français.

Zoom...

Le comédien Michel Roux n'est plus : L'acteur et metteur en scène Michel Roux est mort vendredi 2 février 2007, à l'âge de 77 ans. Le comédien était une figure du théâtre populaire français et du doublage au cinéma, notamment. Michel Roux restera dans la mémoire collective comme l'un des piliers de l'émission télévisée "Au théâtre ce soir" (*), produite par Pierre Sabbagh, et dont il a contribué au succès. Même la fin des pièces était un grand moment de bonheur, presque devenue un rite, à tel point qu'elle fut parodiée par les chansonniers ou les humoristes : "Les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Caldwell." Michel Roux a popularisé aussi la voix de Tony Curtis dans la série télé "Amicalement vôtre", jouée avec Roger Moore, mais il fut également la voix française de Jack Lemmon, Peter Sellers, ou encore Alec Guinness.

(*) On peut notamment retrouver Michel Roux dans six de ces pièces (deux premiers volumes en DVD) dans la collection "Le théâtre de...", chez L.M.L.R.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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