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Mardi 21 août 2007

Jules Mardirossian, président de l'association du Mémorial lyonnais du génocide des Arméniens (M.L.G.A.), a dénoncé dans un communiqué, ce lundi 20 août 2007, la profanation du Mémorial pour la troisième fois, depuis son inauguration, le 24 avril 2006 : "L'association M.L.G.A avait déjà porté plainte sans résultat. La communauté arménienne indignée exige que les responsables de cet acte soient rapidement identifiés et sanctionnés", note le président. "Il est temps que la loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens votée par l'Assemblée nationale française en octobre 2006 soit confirmée par le vote du Sénat, afin de ne pas laisser libre cours à des actes de profanation négationniste et d'empêcher d'importer en France le négationnisme de l'Etat turc."

Ce nouvel acte de profanation sur un monument de mémoire, cette fois à l'encontre de la communauté arménienne de Lyon, rejaillit sur toute la diaspora arménienne. Et indirectement sur les actes de même nature qui visent, plus ou moins régulièrement, la communauté israélienne dans des lieux de mémoire, mais aussi d'autres confessions religieuses. La dénonciation unanime et solidaire de tels actes, tant par les communautés visées toutes confessions confondues, que par les autorités et les médias, confortera le travail des élus pour faire avancer la confirmation par le Sénat d'une loi qui doit être examinée lors de leur prochaine session parlementaire. Et, du même coup, le risque pour les profanateurs et/ou les négationnistes d'être plus lourdement condamnés, tout en renforçant un effet dissuasif. Mais cela suffira-t-il à faire reculer le négationnisme et les discriminations de toutes sortes. Il faut aussi compter sur l'évolution des mentalités, qui passe par la tolérance, la reconnaissance des génocides, crimes et autres massacres de guerre, et la vigilance permanente de la communauté internationale. Le Mémorial lyonnais du génocide des Arméniens a été inauguré le 24 avril 2006, place Antonin Poncet (près de la place Bellecour), et reste un lieu de symbole fort pour les 45.000 Arméniens du Grand Lyon. Mais aussi pour la mémoire des 1,5 million de victimes du génocide de 1915 dans leur pays.

Un témoignage édifiant sur le génocide arménien : Armin Wegner...


Armin Wegner et le génocide arménien
Vidéo envoyée par lepsius

Les Arméniens dans l'Empire Ottoman jusqu'à la fin du 19e siècle...

 


Avant le génocide arménien
Vidéo envoyée par lepsius

Documents des archives américaines...

 


Témoins du génocide arménien
Vidéo envoyée par lepsius
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 16 août 2007

Elvis du temps de sa splendeur au cinéma, que l'on peut retrouver dans huit films cultes édités en deux coffret par Paramount Home Entertainment, comme "Bagarres au king creole" ou "GI blues" (Sd, reproduction interdite sans autorisation).

Le 16 août 1977, le monde entier apprenait avec stupéfaction la mort d'Elvis Presley, à 42 ans, d'une crise cardiaque. Trente ans après jour pour jour, ses fans ne l'ont pas oublié. Dans la mémoire populaire, le King n'est pas mort, et il suffit d'observer le pèlerinage cette semaine à Memphis (Tennessee, Sud), à l'occasion du 30e anniversaire de sa mort, pour s'en convaincre. Adulé de son vivant, Elvis Presley, né dans une famille ouvrière du Mississipi le 8 janvier 1935, reste le symbole naissant du rock'n'roll, cette synthèse de musique country, de gospel et de rythm'n'blues. Elvis fut le premier chanteur blanc à sublimer le rock devant un public noir, en 1954, lui que l'on interdira au début de cadrer en dessous de la ceinture à la télévision, ses déhanchements étant jugés obscènes... Son indéniable sens de la musique et sa voix exceptionnelle lui confèrent vite un statut de chouchou dans le coeur de ses fans, qui ne se dément pas aujourd'hui.

Le King Elvis a enregistré quelque 700 chansons, tourné une trentaine de films, et donné plus d'un millier de concerts. "The King" a également vendu plus d'un milliard d'albums dans le monde. Sa vie fut aussi "houleuse" que le rythme chaloupé de ses chansons. C'est en Allemagne, lors de son service militaire, de 1958 à 1960, qu'il rencontre sa femme Priscilla Beaulieu, qu'il épouse à Las Vegas, le 1er mai 1967. Une fille naîtra de leur union, Lisa-Marie, le 1er février 1968. Leur petite-fille est aujourd'hui mannequin chez Dior. Le couple divorce six ans plus tard, au moment où Elvis doit faire face aussi à l'arrivée des Beatles ou des Rolling Stones. Mais sous la férule envahissante de son agent, le fameux colonel Parker qui porte bien son nom, le King reste le King. Même si sa santé se dégrade au fil des ordonnances qui l'aident à tenir les chocs de sa vie et le rythme infernal des tournées. Le 26 juin 1977, il donne un concert à l'auditorium d'Indianapolis, devant 75.000 personnes, physiquement diminué, même si sa voix d'or est intacte. Six semaines avant que la plus grande voix d'Amérique, selon John Lennon, ne s'éteigne. Elvis est enterré dans sa propriété de Graceland à Memphis au côté de sa famille : sa grand-mère, ses parents Vernon et Gladys, et ce frère jumeau qu'il n'a jamais connu, Jesse Garon. "My way", l'adaptation du "Comme d'habitude" de Claude François, devient son premier succès posthume.

Pour retrouver Elvis The King et son mythe, photos et vidéos à l'appui...

Ce site de fans : Elvis-Presley.

Et cet autre site de pépites graphiques et sonores : ToutElvis.

Enfin, le site officiel français de ses fans : Elvismyhappiness.

A LIRE...

"Le roman des amours d'Elvis", de Patrick Mahé, un tour d'horizon brillant et original des conquêtes et de la vie sentimentale du King, par le journaliste auteur d'une vingtaine d'ouvrages. Editions du Rocher (Document).

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 10 août 2007

Des photos uniques de rencontres dans l'espace entre galaxies, pour celle du haut (Image : NASA/JPL-Caltech/K Rines/CfA), et ci-dessous le phénomène galactique (Image : NASA/ESA/Hubble Heritage Teams/STScl/AURA/Rines et al.).

Du vendredi 10 au dimanche 12 août 2007, c'est la 17e édition des Nuits des Etoiles, en France et dans plusieurs pays d'Europe et du Maghreb (Pour en savoir plus). Cette traditionnelle manifestation gratuite est l'occasion, un peu partout dans les clubs d'astronomie locaux ou plus grandes structures, de réunir amateurs avertis et débutants curieux de s'offrir un "voyage" commenté dans l'espace. Cette année, le thème tourne plus particulièrement autour des atmosphères planétaires, mais l'objectif est aussi de découvrir les merveilles du ciel, et autres étoiles filantes nombreuses en cette période.


Coïncidence du "calendrier", des astronomes de l'agence spatiale américaine ont observé récemment une gigantesque collision entre quatre galaxies. Selon les mesures des téléscopes à infrarouge, une "galaxie cannibale a avalé les trois autres" résume Françoise Combes, astrophysicienne à l'Observatoire de Paris. La naissance de "CL0958+4702" a eu lieu à une distance d'environ cinq milliard d'années-lumière, très loin de notre système solaire, comme l'explique en détail ce site scientifique américain. L'observation s'est déclinée par des étoiles et des étincelles plein le vide dans l'oeil des téléscopes spatiaux, lorsque la collision lointaine dans le temps s'est produite entre les quatre galaxies. C'est sans doute la naissance d'un des plus gros ensembles stellaires de notre univers qui a ainsi été observée. Il serait dix fois plus massif que notre voie lactée. Kenneth Rines, l'un des astrophysiciens présents lors de l'observation, compare ce choc de titans à "l'accident entre quatre camions transportant du sable, qui se pulvérisent en projetant leur chargement dans toutes les directions." Une gigantesque pluie d'étoiles filantes dans l'infini, en quelque sorte, sans forcément donner naissance à de nouveaux astres dans ce cas-là, en raison de la vieillesse de la multitude d'étoiles projetées dans tous les sens lors de la collision. Moins réjouissant, ce phénomène dans un futur de quelques milliards d'années pourrait avoir lieu entre notre voie lactée et sa voisine la galaxie d'Andromède. Mais ça n'est qu'une probabilité scientifique, entres autres scénarios catastrophes de l'univers, et en attendant, la voûte étoilée vous réservent plein de surprises beaucoup plus calmes...
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 2 août 2007

Michel Serrault dans le rôle de l'inspecteur Baudu, en 1963, dans "Carambolages", avec Louis de Funès (Sd).

Michel Serrault a été inhumé, en ce jeudi matin, en l'église Sainte-Catherine de Honfleur, ville du Calvados (Normandie), où il s'est éteint dimanche 29 juillet des suites de longue maladie. Il était né le 14 janvier 1928 à Brunoy (Essonne). Ce grand comédien, qui savait passer du registre comique ou grave, a rejoint le cercle des comiques disparus de sa génération, tels Bourvil, son complice Jean Poiret, ou l'inénarrable Louis de Funès. Les deux hommes ont même un destin cinématographique un peu similaire. Michel Serrault et Louis de Funès ont débuté vraiment, en 1954, dans un chef d'oeuvre de l'âge d'or du cinéma français : "Ah ! Les Belles bacchantes". On se souvient moins qu'ils se sont retrouvés aussi dans un autre classique de cette époque, "Carambolages" (1963), avec notamment Jean-Claude Brialy, lui aussi disparu récemment, un film que l'on peut retrouver en détail sur l'excellent et riche site consacré à Louis de Funès par Christian et Anastasiya Petit. Michel Serrault y tenait un rôle de flic ambigu, déjà... De Funès se rendra célèbre au théâtre, en 1952, dans "Oscar". Serrault donnera lui aussi au théâtre un tournant majeur à sa carrière, avec le rôle de Zaza Napoli, en 1973, dans "La Cage aux folles". Ces deux monstres sacrés du cinéma français s'en sont allés au paradis des artistes inoubliables avec un répertoire impressionnant de succès théâtraux, télévisuels ou cinématographiques qui, eux aussi, les rendent quelque peu immortels...

Pour en savoir - et voir - plus...

La page concacrée à Michel Serrault par l'Institut national de l'Audiovisuel.

Le site de news, photos, extraits vidéos ou archives audios, notamment, régulièrement mis à jour et enrichi par Christian et Anastasiya Petit sur Louis de Funès.

Hommage à Michel Serrault en images...


Michel serrault et décédé le 29 juillet 2007
Vidéo envoyée par jean_luc_arsene
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mercredi 25 juillet 2007

De droite à gauche : Alain Gérard, directeur du CVRH, Jacques Hussenet, et trois des sept co-auteurs.

"Détruisez la Vendée ! Regards croisés sur les victimes et destructions de la guerre de Vendée" vient de paraître aux Editions CVRH (1), co-écrit par sept historiens, sous la direction de Jacques Hussenet. Il fera sans doute date parmi les ouvrages historiques évoquant la terrible page de la Vendée militaire (1793-1796), insurrection populaire de l'Ouest de la France face aux dérives de la Terreur révolutionnaire. Pour mémoire, on a trop souvent présenté cette révolte paysanne (Vendée, Deux-Sèvres, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique), relayée aussi par les Chouans de Bretagne, comme une contre-révolution française de 1789. Il n'en est rien. L'Ouest n'était pas hostile à la Révolution, sur le fond, mais il se leva en masse contre la constitution civile du clergé, la déportation des prêtres, la loi du sang (peine de mort sous 24 heures pour les "réfractaires" à la loi), et la conscription anarchique pour la guerre aux frontières françaises. Le peuple vendéen le paya très cher, puisque les soldats républicains de Turreau s'appliquèrent à obéir à Bertrand Barère qui, face à la Convention, le 1er octobre 1793, ordonna : "Détruisez la Vendée !". Les colonnes infernales de Turreau et autres généraux sanguinaires ont presque réussi, décimant hommes, femmes et enfants sur leur passage, brûlant les villages après les pires exactions, "inventant" à Nantes le camp de concentration ("L'entrepôt"). Il ne faut pas s'étonner qu'après le sang, le massacre - ou le génocide - des Vendéens n'en finit plus de faire couler de l'encre. Y compris sur le chiffre des victimes. Combien la guerre de Vendée a-t-elle coûté à la France ? 600.000 morts répondit alors Hoche, et d'autres depuis. Reynald Secher précise on ne sait comment 117.257 personnes, et Jean-Clément Martin oscille entre 220 et 250.000 victimes. Jacques Hussenet et les co-auteurs ont mené un extraordinaire travail de recherches dans les archives des quatre départements concernés. Tout en replaçant les événements dans leur contexte, ils ont analysé les tableaux de dénombrement des 735 communes de la Vendée militaire, de 1790-1791 à 1820, et s'arrêtent au chiffre de 170.000 victimes civiles. Mais leur livre va plus loin. Ils recensent les destructions des villes, comme Cholet, dévastée à 60 %, où même les loups réapparurent ensuite... Ils s'attachent aussi à commenter la mobilisation difficile et les pertes des armées républicaines. Le tout pour livrer un bilan général et un outil de travail sur la guerre de Vendée qui manquait.

(1) "Détruisez la Vendée !", sous la direction de Jacques Hussenet, avec aussi Pierre Contant, Jean-Philippe Coullomb, Céline Gilbert, Manuel Jobard, Jérôme Laborieux, Mireille Villechalane. Préface d'Alain Gérard. Editions du Centre vendéen de Recherches historiques. 631 pages. 25 euros. En librairie ou au (00 33) 02.51.47.74.49.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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