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Mardi 13 novembre 2007

Une collection privée exceptionnelle regroupant des oeuvres de Jean Marais et de Jean Cocteau, dont la plupart signées ou dédicacées, sera mise en vente publique dimanche 18 novembre 2007, à 14 h 30, à Rennes (Bretagne enchères). Le catalogue est téléchargeable en ligne (ICI). Jean Villain-Marais est né le 11 décembre 1913 à Cherbourg (France), et il est décédé le 8 novembre 1998 à Cannes (France) : "Les poètes font semblants d'être morts", disait son compagnon Jean Cocteau, artiste peintre et sculpteur en plus d'être poète, comme son ami intime Jean Marais. Jean Cocteau était né le 5 juillet 1889, à Maisons-Laffitte dans une famille bourgeoise de Paris, et il est mort le 11 octobre 1963, à Milly-la-Forêt (Essonne), dans sa maison où il avait emménagé en 1947 avec Jean Marais. Cocteau repose dans la chapelle, tout à côté. On le voit, le destin de ces deux monstres sacrés était lié par l'art et la fidélité.

Et un Rennais ami de Jean Marais, auquel il vouait une admiration sans bornes depuis sa plus tendre enfance, a réuni tout au long de sa vie des affiches, lettres, céramiques, dessins, documents, livres, oeuvres d'art ou cartes postales. Quelque 150 lots, de quelques dizaines à plusieurs milliers d'euros en estimation, seront distribués sous le marteau du commissaire priseur. Le collectionneur, Dominique, avait huit ans quand il découvrit le film de Jean Delannoy "L'Éternel Retour" avec Madeleine Sologne et Jean Marais. Subjugué par le comédien, en 1975, le gamin regarde sur la première chaîne "La Belle et la Bête" de Jean Cocteau. Là, il commence à espérer rencontrer un jour celui qui devient son "héros" : Jean Marais. En 1986, un ami journaliste lui confie les adresses personnelles de l'artiste, connaissant la passion que Dominique porte à Marais et Cocteau. De Vallauris et Paris, débute une correspondance assidue qui dure deux ans. Et, en 1988, la rencontre est organisée à Nantes, lors de la tournée théâtrale de la pièce "Hernani" de Victor Hugo, où l'acteur tient le rôle de Don Ruy Gomez. Jeannot (pour les intimes) est âgé de 75 ans. La première rencontre se fait alors à l'issue de la réprésentation, et Dominique va rentrer ainsi, indirectement, dans l'univers de Jean Marais, ses amis, et Jean Cocteau. Il devient membre de la Société des Amis de Jean Cocteau, présidée par Jean Marais, et ne cessera d'enrichir sa collection d'objets et de documents sur les deux hommes, jusqu'à la mort de ce dernier, avec aussi la complicité amicale d'Édouard Dermit, fils adoptif et légataire universel de Cocteau. C'est le reflet de cette amitié collective qui sera dispersé dimanche 18 novembre 2007, en présence de Bernard Menez. Le comédien parraine la vente et lira un texte de Cocteau en début de réunion.

Le Lion Soleil de Jean Marais, sculpture double face en résine à patine vert et bronze signée avec un monogramme "FAR".

Jean Marais fut le compagnon du poète et metteur en scène Jean Cocteau à partir de 1937 qui le dirigea dans plusieurs films. Monstre sacré du cinéma français dont la beauté aura défié le temps, la carrière au cinéma de Jean Marais a véritablement débuté grâce à sa rencontre avec le poète Jean Cocteau. Le coup de foudre immédiat. Cette "seconde naissance" comme Jean Marais aimait à le dire l'amènera à jouer dans "L'Éternel Retour" de Jean Delannoy (1943) et "La Belle et la Bête" de Jean Cocteau (1945). Sous la direction de son amant, Marais joue dans "L'Aigle à deux têtes" (1947), "Les Parents terribles" (1948) et "Orphée" (1950). On le voit également aux côtés de Louis de Funès et Jeanne Moreau dans le "Dortoir des grandes" de Henri Decoin (1953). Jean Marais étoffera son registre, ensuite, dans des films de capes et d'épées. Et c'est finalement en roi dans le "Peau d'âne" de Jacques Demy (1970), que l'acteur retrouvera un peu de l'oeuvre poétique et fantastique de son amant. Le costume du roi et le mannequin de cire pour le musée Grévin font d'ailleurs partie de la vente bretonne. Mais saviez-vous que Jean Marais refusa aussi de jouer le rôle de l'assassin dans "Le Nom de la Rose" avec Sean Connery ? Jean Cocteau publia son premier livre de poèmes, "La Lampe d'Aladin", à 20 ans. Dans les années 1920, Cocteau s'associe avec Marcel Proust, André Gide, et Maurice Barrès. Il est également fasciné par le maître des ballets russes, Serge de Diaghilev, et créera un ballet avec l'artiste russe sur des décors de Picasso et la musique d'Érik Satie. En 1919, il rencontre le poète Raymond Radiguet. Les deux collaborateurs entreprirent beaucoup de voyages ensemble, Cocteau étant exempté de service militaire, et il ne se remettra jamais vraiment de la mort de cet ami. En 1940, "Le Bel Indifférent", pièce de Cocteau écrite pour Edith Piaf, fut un énorme succès. Alors qu'il était ouvertement homosexuel, il eut quelques aventures brèves et compliquées avec des femmes. Son travail recèle de nombreuses critiques contre l'homophobie. Quelques immenses succès firent passer pour toujours Cocteau à la postérité : "Les Enfants terribles" (roman), "Les Parents terribles" (pièce de théâtre de 1938), "La belle et la Bête" (1945). En 1959, l'artiste tourne "Le Testament d'Orphée" avec l'aide financière de François Truffaut, et restera aussi dans les mémoires l'ami de Coco Chanel ou le peintre Modigliani.

Le 20 mai 1948, Jean Marais et Jean Cocteau participent à Paris, à l'issue de la première de "La Chartreuse de Parme", à une opération caritative au profit des enfants de Lorient (Bretagne). Reproduction interdite des photos sans autorisation.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 10 novembre 2007

Le nouvel album "Le coeur d'un homme", de Johnny Hallyday, sort lundi 12 novembre 2007 (1). Mais déjà, ce nouvel opus de l'idole des jeunes, quelques mois après sa tournée triomphale, est annoncé comme un retour aux sources du blues, album intimiste avec quatre musiciens, et la participation indirecte de plusieurs pointures de la profession ou de l'écriture : le romancier Marc Lévy, le chanteur Francis Cabrel et Bono, le leader du groupe U2, etc. Deux ans après la sortie de son dernier album studio, "Ma Vérité", la star du rock est partie en Californie avec son arrangeur et directeur musical Yvan Cassar, connu pour ses collaborations avec Florent Pagny et Claude Nougaro. L'album a été mixé par Bob Clearmountain (David Bowie, Rolling Stones). Depuis des années, Johnny promettait à ses fans de revenir à des concerts plus intimistes. Avec ce "Coeur d'un homme" puisé dans l'inspiration de sa vie, ses proches, ses joies, ses regrets, sa carrière, la perspective d'une tournée tout aussi intimiste pourrait bien voir le jour plus tard. Cet album, le chanteur le doit à la confiance de sa nouvelle maison de disques, la Warner Music France, qui lui a donné carte blanche. Ses compagnons de route sont à ses côtés : Yvan Cassar, arrangeur et directeur musical qui a réalisé et produit l'album, Pierre Billon, Michel Mallory ou encore Jacques Veneruso. Johnny reprend aussi "Sarbacane", de Cabrel, sans oublier sa collaboration avec Bono, le chanteur du groupe U2 : "I am the blues". Un duo inattendu et inédit.

Johnny en tournée dans l'Ouest de la France, en juillet 2006 (Reproduction interdite).

La solitude du chanteur, malgré une célébrité constante et la fidélité de ses fans, le blues qui s'empare de lui parfois, quand vient la nuit, Johnny l'évoque dans "Le coeur d'un homme" (Reproduction interdite, photo D. Michonneau).

En attendant, place au nouvel album, fruit de belles rencontres avec des musiciens comme Cajun de "Taj Mahal" avec lequel il chante en duo, "T'aimer si mal", et des paroliers connus (l'écrivain Marc Lévy, le comédien Bruno Putzulu, Bono, le leader du groupe U2) ou inconnus comme le cinéaste rennais Christian Lejalé ("Monument Valley"). Un nouveau tournant marquant dans la carrière de Johnny Hallyday, dont on peut retrouver ci-dessous l'un des tubes en vidéo : Always.

À écouter : "Le coeur d'un homme", 13 titres. Chez Warner Music France (CD et CD + DVD). En vente lundi 12 novembre 2007.

À regarder : "Rock'n Roule", un livre sur les motos et voitures de Johnny, par lui-même et du pilote Jean Basselin. Chez Arthéléna Éditions. 220 pages. 39,90 euros.

Le making of du clip : Always !

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 8 novembre 2007

"J'ai appris avec une peine bien sincère la perte du général Stofflet (NDLR : l'un des chefs vendéens de l'insurrection dans l'Ouest de la France à la Révolution). Elle afflige tous les braves royalistes. Aussi, ils ne pensent qu'à venger sa mort (...)". C'est le général "blanc" Charette, de l'armée catholique et royale vendéenne, menant la contre-révolution française, qui parle dans une lettre. C'est l'une des pièces maîtresses mises en vente à l'hôtel Drouot (Paris), le 13 novembre 2007, à 14 h (catalogue en ligne ICI) : "Personnellement, je n'en avais jamais vu passer entre mes mains, car les lettres de chefs vendéens de la guerre de Vendée, ou de leurs amis de Bretagne, les chefs chouans comme Cadoudal, sont très rares", explique Bruno Testart, l'expert sarthois de la vente. "Elle est d'autant plus rare que lorsque Charette l'écrit à l'abbé Bernier, une figure de la Vendée militaire, il est traqué par les soldats révolutionnaires, et n'a plus que quelques jours à vivre." François-Athanase Charette de la Contrie (1763-1796), Roi de la Vendée, sera effectivement arrêté dans les bois du logis de la Chabotterie (Saint-Sulpice-le-Verdon), le 23 mars 1796, par Travot, et vendra chèrement sa peau. Il est fusillé à Nantes, le 29 mars suivant, ce qui signe la fin de la guerre de vendée (1793-1796).

Cette précieuse lettre signée à l'abbé Bernier, alors commissaire général de l'armée catholique et royale en Anjou (adresse et cachet de cire aux armes) n'est pas datée, mais elle a dû être écrite entre le 25 février 1796 (mort de Stofflet), et l'arrestation de Charette. Qui le félicite ensuite de sa nomination d'agent de l'armée royale auprès des puissances étrangères, méritée par "votre parfait dévouement pour la cause que nous défondrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang..." Il ne croyait pas si bien dire le concernant. Une autre lettre de Charette passe en vente le même jour, un rare ordre signé de son quartier général de Belleville (Vendée), le 28 avril 1795, adressé à Louis Guérin, son lieutenant et ami qui fut tué quelques semaines plus tard : "Il est ordonné à Mr Guérin, chef de la division de Vieillevigne de faire prendre à la Rufelière une couette, un matelas et deux couvertures pour les faire passer de suite au quartier général de Belleville." Guérin annote et signe dans le bas de ce document : "Le conseil de Boué fera conduire les effets dénommés à Vieillevigne." Parmi les 300 lots de la vente, on trouve aussi une rare lettre de Cadoudal, chef breton.

Charette fut la figure symbolique de la révolte vendéenne, avec d'autres généraux comme Cathelineau, Lescure, Larochejaquelein, Stofflet, etc. Tout débuta en mars 1793 quand, poussée à bout par la persécution religieuse (constitution civile du clergé) des révolutionnaires, la déportation des prêtres et autres dérives de la Convention, la Vendée s'embrase. L'Ouest de la France se soulève ensuite avec les Chouans. Charette finira par incarner l'âme de la Vendée, répondant coup pour coup aux "bleus" révolutionnaires, d'autant que la Terreur et les colonnes infernales des soldats républicains avaient mené en Vendée militaire (Vendée, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique, Deux-Sèvres), un véritable génocide qui fit 170.000 morts. Une tragique page d'histoire toujours en attente de reconnaissance officielle...

Charette tel que le peignit Pierre Guérin (XVIIIe siècle), conservée au musée d'Art et d'Histoire de Cholet (Maine-et-Loire). Anne Bernet a écrit la biographie "Charette" (Perrin), et le Centre vendéen de Recherches historiques s'est spécialisé avec des publications inédites sur cette période historique de l'histoire de France (*).

(*) À lire, notamment : "Charette", de Thérèse Rouchette, dans la collection "Les indispensables" (Éditions du Centre vendéen de Recherches historiques), 127 pages illustrées. 15 euros. Tél. de France : 02 51 47 74 49.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 2 novembre 2007

Brian Steidle est un témoin capital des horreurs au Darfour.

L'opération avortée et quelque peu opaque encore de transport en France d'enfants par L'Arche de Zoé, à partir du très protégé Est tchadien, réveille en même temps les problèmes politiques internes à ce pays, et surtout, la guerre civile au Darfour (Soudan). D'autant que depuis l'éclatement des hostilités en 2003, des liens entre une partie des chefs rebelles darfouriens et des responsables militaires tchadiens existeraient. Une partie de ces rebelles a des bases aux frontières stratégiques du Tchad, selon des experts, et ils prêteraient main-forte à l'armée régulière tchadienne. Sans oublier dans ce contexte, la mise en place de la future force européenne, l'Eufor, qui doit se déployer dans l'Est du Tchad, avec le risque aussi de voir revenir des rebelles tchadiens passés au Soudan. De son côté, la force hybride ONU/Union africaine pourrait être opérationnelle au Darfour début 2008. On le voit, l'affaire de L'Arche de Zoé ne doit pas, d'une manière ou d'une autre, "masquer" provisoirement le contexte darfourien et ses atrocités.

Des gens sont brulés vifs, notamment, dont parfois des enfants, les mains liées.

Depuis 2003, le conflit au Darfour a fait environ 300.000 morts, quelque 2,5 millions de personnes déplacées selon l'ONU, et l'intervention de la communauté internationale se fait attendre. Devant l'inaction de celle-ci, Brian Steidle, ancien capitaine des Marines et observateur militaire non armé pour le compte de l'Union africaine au Darfour, a démissionné de son poste à l'ONU pour mieux filmer l'horreur génocidaire au Darfour et le faire savoir. Canal + diffuse toujours son témoignage édifiant et éprouvant, "Darfour, le diable est arrivé à Cheval", réalisé par Annie Sundberg et Ricki Stern (photos ci-contre, "International Film Circuit"). A l'arrivée de Brian Steidle en 2004, le conflit était devenu une vaste opération militaire orchestrée par le gouvernement qui visait à anéantir les tribus africaines de la région avec le soutien des djandjawids. Pendant la période qu'il a passée au Darfour, Brian Steidle a observé, tous les jours, des actes d'une brutalité extrême, qu'il a pris en photo ou filmés. Elle rappelle l'urgence d'intervenir pour la communauté internationale qui ne peut pas dire qu'elle "ignore" les massacres génocidaires du Darfour, perpétrés sur les hommes, femmes et enfants...

Scène du "quotidien" au Darfour...

Le Soudan, le plus grand pays d'Afrique, souffre des divisions religieuses, ethniques et socio-économiques : entre musulmans et chrétiens, Arabes et Africains, nomades et sédentaires. Ce pays sort à peine d'une guerre civile (1983-2003) entre les rebelles du Sud et le gouvernement soudanais, qui a déjà fait près de deux millions de morts. Les origines du nouveau conflit darfourien sont anciennes - coup d'État en 1989 - et d'ordre politique. Mais il s'agit surtout d'une lutte pour ses trésors naturels : eau, terres, pétrole, le tout sur fond de nettoyage ethnique. Pendant six mois, Brian Steidle a photographié les atrocités commises dans la région, population noire africaine du Darfour systématiquement massacrée par les Janjaweeds, milices arabes armées et soutenues par le gouvernement soudanais, entre autres. Une population décimée pour laquelle un tel reportage peut être une bouteille à la mer.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 28 octobre 2007

"L'Atelier du peintre" (Copyright : musée d'Orsay).

Trente ans après la dernière rétrospective qui lui a été consacrée, Gustave Courbet  (1819-1877) est aux cimaises du Grand Palais à Paris (ICI, un site spécial est dédié à l'exposition à partir de celui de la Réunion des musées nationaux). Cette superbe mise en scène de l'oeuvre de l'artiste truculent franc-comtois, épicurien, mort à 58 ans ruiné après sa condamnation à rembourser la destruction de la colonne Vendôme, est visible jusqu'au 28 janvier 2008 (*). Car cette colonne impériale était pour ce pacifiste militant de la Commune, un monument parisien exaltant la guerre contre l'Europe, lui l'artiste qui voyait tout en grand, sa vie, ses engagements et son oeuvre picturale. Gustave Courbet, c'est la peinture du réalisme provocant, souvent, baignée d'un romantisme constant, dont la complexité du message pictural annonçait pourtant la "Nouvelle Peinture" des années 1860 et les débuts de l'impressionnisme. L'exposition au Grand Palais est présentée autour de huit thèmes, qui reconstituent l'évolution de son oeuvre et ses inspirations en peinture. Soit au total 120 peintures, une trentaine d'oeuvres graphiques et quelque soixante photographies, en collaboration avec la Réunion des musées nationaux, le musée d'Orsay, The Metropolitan Museum of Art de New-York, et la communauté d'agglomération de Montpellier (musée Fabre). Comme l'annonce à l'entrée du Grand Palais l'immense affiche reproduisant sa toile "Le désespéré", l'expo rassemble pour la première fois ses autoportraits peints et dessinés de 1840 à 1855. On pense à Rembrandt, et l'on est frappé par la finesse de son trait. Et puis on évolue à travers ses toiles puisées dans le quotidien de ses racines familiales (Ornans dans le Doubs), de sa terre natale, puis ses grandes peintures (L'Enterrement à Ornans, L'Atelier du peintre), ses paysages, ses portraits, ses peintures liées à la chasse, et ses célèbres nus féminins, dont il peint le premier dans les années 1840. Evidemment, le tant décrié "L'Origine du Monde (1866) reste toujours le plus populaire, oeuvre qui fut peinte pour un diplomate érotomane. Pour l'oeil avisé, le réalisme affirmé y baigne totalement, au grand dam de la société bien pensante, mais pour le plus grand bonheur des amateurs d'art. Il serait injuste de réduire sa prédilection pour les nus féminins à cette toile, d'autres étant encore plus belles, comme "Le Sommeil" (ou les Deux Amies, ou Paresse et Luxures), "La Femme au perroquet" (1866), "Les Baigneuses" (1853), "La Vague" ou "La Bacchante endormie" (1844-45). L'évènement pictural de l'automne est au Grand Palais à Paris !

(*) Courbet est visible au Grand Palais de Paris jusqu'au 28 janvier 2008, tous les jours sauf le mardi, avant d'être présenté au Metropolitan Museum of Art de New-York (27 février au 18 mai 2008), puis au musée Fabre de Montpellier (du 13 juin au 28 septembre 2008). Le catalogue : "Gustave Courbet", 480 pages, 500 illustrations couleur (Rmn Éditions, environ 49 euros). Contact (de France) : 01.44.13.17.17.

"La Femme au perroquet" (Copyright : The Metropolitan Museum of Art).

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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