Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Présentation

  • : Dépêches en ligne - www.infos-news-bulletin-reponse.com
  • infos-news-bulletin-reponse
  • : Bienvenue sur ce site d'informations générales, news, reportages, coups de coeur, billets d'humeur, et autres nouvelles ou anecdotes puisés dans les actualités du quotidien, en France ou dans le monde entier. Et l'on peut toujours en parler, par commentaires interposés ou en bas de page : rubrique "Contact".
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Abonnez-vous ?

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Jeudi 6 décembre 2007

Dominique, Michèle et Fabrice Frémy.

C'était une véritable institution parmi les encyclopédies sur papier ! Faut-il vraiment en parler au passé ? Le Quid 2008 ne paraîtra pas chez Robert Laffont, et même si son créateur Dominique Frémy semble croire encore pouvoir le faire revenir en librairies, l'avenir de ce pavé de connaissance de 2.176 pages est bien compromis. Certes, le Quid reste disponible sur Internet, et gratuitement, avec un million de visites mensuelles. Et c'est tant mieux. Mais cette fréquentation sera-t-elle à terme suffisante pour assurer sa survie, à l'heure de Wikipedia (gratuit) en ligne, et autres encyclopédies payantes comme Universalis, toujours sur Internet.

En attendant, le Quid sur papier, qui était passé à l'heure d'Internet à 400.000 exemplaires vendus par an, est descendu à 300.000 unités en 2007, et va donc manquer à plusieurs centaines de milliers de personnes. Car le Quid ne faisait pas mentir sa réputation, même si la recherche était un peu plus longue : "Tout sur tout, tout de suite." De la préhistoire à l'année en cours, les grands sujets, les nouveautés, les informations les plus précises étaient dans le Quid : arts, astronomie, bourse, cinéma, défense nationale, économie, enseignement, environnement, États, histoire, Internet, jeux, littérature, musique, people, politique, régions, religions, retraites, santé, sports, stratégie, télévision, vie quotidienne... Chaque année, pour coller au plus près de l'actualité, son contenu était entièrement revu, corrigé, augmenté des données qui pouvaient éclairer l'actualité, avec quelque 12.000 correspondants dans le monde entier. Et même celles et ceux qui ne possédaient pas Internet, ou n'avaient pas l'ordinateur à portée de mains, trouvaient leur bonheur dans le Quid. Reste à espérer qu'un autre éditeur reprendra le contrat qui liait la Société des encyclopédies Quid à Robert Laffont...

Tout avait commencé en 1963. Dominique Frémy (Institut d'études politiques et faculté des Lettres de Paris) quitte la Shell pour publier aux Éditions Plon, en collaboration avec Michèle (sortie de la Sorbonne) qu'il vient d'épouser, le premier Quid. L'ouvrage a 632 pages et a demandé trois ans de recherches. Ils vont devenir "les plus jeunes encyclopédistes du monde." Quid devient rapidement annuel et s'étoffe à chaque édition. En 1974, Michèle et Dominique Frémy rejoignent les Éditions Robert Laffont. Quid s'impose peu à peu pour devenir un des ouvrages de référence les plus consultés de France et, au fil des années, paraîssent plusieurs dérivés du Quid. Michèle Frémy publie Le Grand Quid Illustré (en 17 volumes) en 1980. Dominique lance Le Quid des présidents de la République et des candidats en 1981 (nouvelle édition en 1987). En 1988, Le Quid de mai 1968 voit le jour ou, en 1987, le Quid de Marcel Proust, avant le Quid de Maupassant l'année suivante, et le Quid d'Alexandre Dumas en 1989, dans la collection "Bouquins" (Robert Laffont). En 1996, leur fils Fabrice Frémy les rejoint après trois ans d'activité dans la publication et l'édition. Il crée le CD-Rom Quid monde (aujourd'hui épuisé) puis, en 1998, le site Internet du Quid. Il n'est pas trop tard pour vous procurer le Quid 2007, il pourrait bien devenir une pièce de musée !

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 1 décembre 2007

Cauet "Interdit de TV" (Warner Music Entertainment), photo Renaud Corlouer.

On aime ou on n'aime pas, mais il faut bien reconnaître que Cauet l'animateur a le don de ne pas laisser indifférent. Après "Les Dessous de la Méthode Cauet" (TF1 Vidéo) ou "Le Meilleur of radio" (TF1 Vidéo), le trublion radio télévisuel et son équipe déjantée sont "Interdit de TV" dans un nouveau DVD qui sort lundi 3 décembre 2007 ! Soit deux heures trente de délires total, bien évidemment censurés à la télévision, avec des passages cultes dont on ne sait jamais comment ils vont finir. Exemples : le règlement de comptes en "direct" entre Stéphane Guillon et Benjamin Castaldi, qui s'estime blessé par l'une des chroniques incisives de l'humoriste. Ou encore Kate, la camerawoman de Cauet, qui se prend la tête avec son patron, ou qui veut "péter la gueule" de David Douillet sur le plateau. Heureusement qu'on la retient dans le studio ! Et puis pêle-mêle, Nikos Aliagas qui se lâche, Cauet qui prend le chien de l'animateur Magloire pour un téléphone sous les yeux de son maître, et autres invité(e)s soumis à des questionnaires ou situations osées... Bref, un nouveau collector de blagues de potaches, séquences inédites, et dérapages plus ou moins volontaires (voir la bande-annonce exclusive à la fin de l'article). Mais hilarant !

En un peu plus de dix ans, Cauet a su imposer son style dans plusieurs émissions de télévision et de radio, avec ses complices : Cécile de Ménibus, Miko, Cartman ou Jean-Piètre. Mais généralement, tout le monde dans le studio est mêlé aux délires du chef autour des invité(e)s, de près ou de loin, du batteur de l'orchestre aux techniciens. Et c'est valable pour La Méthode Cauet (le jeudi soir sur TF1), mélange d'invités accueillis dans un fauteuil, avec un capteur d'émotions, un animateur, une belle blonde, des anecdotes, des défis ! On se déguise, on chante, on parodie, et parfois on pose des questions intelligentes ! L'émission CaueTivi, c'est le feu sur TF6 le mardi soir, avec toujours la délurée Cécile de Ménibus, Cartman, Miko et Piètre. Enregistrée en direct de Fun Radio, tous les vendredis matins en public, l'émission est enrichie de bonus explosifs : sketches, coulisses interdites, intrusions dans les loges, réactions à chaud des invités... Bref, la méthode Cauet qu'il applique rigoureusement, encore et toujours, pour le plus grand bonheur de ses fans.

Cauet aurait commencé sa carrière d'animateur radio à 13 ans sur la radio chrétienne R.C.F., organe médiatique de l'Évêché de Paris. On comprend qu'il n'y est pas resté. Puis dans les années 1990, l'animateur va faire ses armes sur plusieurs radios, tel le réseau M40, qui deviendra RTL2, où il remplace l'animateur de nuit. Et la nuit tous les chats sont gris, et sans doute a-t-il trouvé là matière à rôder son style. Plus tard, Benoît Sillard, ex-PDG de Fun Radio, l'engage en tant qu'assistant d'Arthur, puis animateur à part entière sur Fun Radio où il anime les matinales de la station. Le 27 janvier 1995, en direct, Sébastien Cauet fait une mauvaise blague sur les camps de concentration d'Auschwitz. Fun Radio le licencie pour ce dérapage verbal, pour lequel il adressera même, conscient de sa faute, une lettre d'excuse au Grand Rabbin de France, qui l'accepte. Cauet revient sur Skyrock, où il reste jusqu'en 1998. Et anime aussi l'émission de télévision "Allo Cauet" sur M6 pendant un an. Fin 1998, il part sur NRJ en tant qu'animateur, et devient parallèlement directeur d'antenne de Rire et Chansons. En 1999, il devient directeur d'antenne de NRJ et, l'année suivante, passe directeur d'antenne d'Europe2, puis animateur vedette de la matinale de 2001 à 2004. C'est à ce moment que son équipe se constitue : Cartman et Cécile de Ménibus le rejoignent. La télévision lui ouvre de nouveaux horizons. Durant l'été 2003, La Méthode Cauet produite par sa société de production Be Aware et Loribel (société des animateurs Bataille et Fontaine) se place en tête des émissions les plus regardées à l'audimat. En octobre 2004, Cauet revient sur Fun Radio avec toute son équipe. L'émission en plublic CaueTivi est diffusée sur TF6 et en Belgique francophone sur Plug TV. En 2005, Cauet et son équipe font une série d'émissions radiophoniques en public dans cinq villes : c'est le Cauet Tour, et l'animateur est consacré animateur préféré des français de moins de 35 ans. Cauet est aussi à l'affiche du film de Charlotte de Turckheim, Les Aristos, dans le rôle de Maître Convert, un huissier de justice à son image. Le phénomène est lancé.

Cauet_Interdit_de_TV.Bande_annonce
Vidéo envoyée par pierredavid

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 28 novembre 2007

"Les débuts du modèle" (collection du musée Jacquemart-André, photo Wyts et Rousseau). Reproduction interdite sans autorisation.

Jusqu'au 13 janvier 2008, le musée Jacquemart-André à Paris marque le bicentenaire de la mort de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) avec une exposition exceptionnelle qui regroupe une centaine d'oeuvres de cet artiste libertin du siècle des Lumières ! Evidemment, on aurait tort de réduire son travail à des toiles ou des dessins "lestes"... Mais Fragonard fut malgré tout le peintre des plaisirs de son siècle : plaisirs galants, plaisirs champêtres, plaisirs littéraires et artistiques dont il a laissé une palette aussi vive en couleurs, qu'originale en traits (*). Fragonard est le fils d'un marchand gantier de Grasse (France), qui se tourna pour se faire connaître vers des clients fortunés prisant les sujets galants. Mais avant cela, ses prédispositions artistiques le firent entrer, à l'âge de 14 ans, dans l'atelier de Boucher. En 1752, il est lauréat du grand prix de peinture et entre à l'École royale des élèves protégés, puis il part pour l'Académie de France à Rome. Fragonard se distingue d'abord dans le genre sérieux, et donne en 1765 son tableau Corésus et Callirhoé, qui fut justement admiré, reflet pour ses admirateurs de la relève de l'École française. Mais désespérant d'atteindre au premier rang de ce genre, il le quitte pour le genre érotique, où il brille en illustrant les Contes de Jean de La Fontaine, son "maître en libertinage".

"Jeune homme poursuivant une jeune fille dit La Culbute" (collection privée, Copyright Courtesy of W.M. Brady & Co., New York). Reproduction interdite sans autorisation.

Fragonard a trouvé son style dans le genre libertin, un style à la fois léger et très audacieux. Bientôt le peintre à la mode, il amassa une grande fortune que la Révolution française lui fit perdre. Il fut nommé l'un des conservateurs du musée du Louvre par l'Assemblée nationale. Fragonard est un artiste d'exception, pour une oeuvre peinte ou gravée qui reflète le XVIIIe siècle qu'il côtoie : audace des scènes galantes et coquines, élégance des héros légendaires, charme des allégories amoureuses, ou ces scènes coquines suggérées aux gestes vivants des personnages, dans des situations équivoques. Comme dans Les débuts du modèle, où une jeune femme est livrée par une autre à un galant homme qui attire des jeunes femmes dans son atelier, et soulève avec sa baguette sur ce tableau la robe de la plus jeune. Mais souvenez-vous de son célèbre tableau Le Verrou ? Un libertin pousse le verrou d'une porte d'une main, attirant vers lui une jeune femme quelque peu "résistante" de l'autre. Le grand questionnement étant : s'agit-il d'un viol ou d'une scène d'amour ? Les scènes de genre de Fragonard sont volontiers égrillardes encore dans Les hasards heureux de l'escarpolette, qui décore souvent les boites de chocolats, fantasme alors d'un commanditaire libidineux (M. de Saint-Julien, receveur général des biens du clergé) qui donna à Fragonard des conseils de mise en scène : "Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer le tableau." Une demoiselle sur une balançoire qui est actionnée dans l'ombre par un jeune abbé, avec une telle vigueur que la robe de la jeune personne découvre son entrejambes aux yeux d'un tiers ébahi... Du grand art.

"La Surprise" (musées d'Angers, Copyright musées d'Angers, photo Pierre David). Reproduction interdite sans autorisation.

Les premières oeuvres de Fragonard, consacrées à la peinture d'Histoire, révèlent déjà la puissance de son style. Inspiré par son maître Boucher, il affectionne les scènes de genre (Le Petit Éducateur), les sujets mythologiques (La naissance de Vénus) ou littéraires (Renaud dans les jardins d'Armide). Fragonard dépeint alors le plaisir de vivre qui caractérise son époque. Il la met en scène, tout particulièrement dans Les Quatre Ages de l'amour. Cette série d'oeuvres peinte pour Madame du Barry, intégrée définitivement dans les décors de la Frick Collection à Londres, est évoquée dans l'expo par de remarquables esquisses peintes, pour certaines jamais montrées en Europe.

(*) Jusqu'au 13 janvier 2008, au musée Jacquemart-André, 158 boulevard Haussmann, Paris, tous les jours de 10 h à 18 h. Le catalogue illustré est conçu par Marie-Anne Dupuy-Vachey, historienne d'art et spécialiste de Fragonard, et édité aux éditions Snoeck : 39 euros.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 20 novembre 2007

Jusqu'au 3 février 2008, l'Historial de Vendée marque le 180e anniversaire de la naissance de Paul Baudry (1828-1886), artiste muraliste, portraitiste et peintre de nus féminins qui a marqué l'histoire de l'art du Second Empire. Cette magnifique exposition, dans le cadre de la visite du musée, présente 130 toiles et dessins de ce Grand Prix de Rome, et un film de plus de vingt minutes sur ses décorations intérieures d'hôtels privés et de monuments publics. Parmi ceux de la région parisienne, son oeuvre majeure est la magnifique décoration du grand foyer de l'Opéra de Paris, commandée par l'Empereur Napoléon III, et qui fut restauré de 2000 à 2004 (ci-dessous, un panneau, "Salomé"). Pour l'anecdote, Baudry était allé s'imprégner avant des peintures de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine, au Vatican, et s'était rendu à Londres pour étudier les "Actes des Apôtres" de Raphaël... L'oeuvre lui prit dix ans de travail méticuleux et difficile.

L'exposition vendéenne est d'envergure nationale, co-organisée par le Conseil général de Vendée en lien avec les musées du Louvre, d'Orsay, de Versailles, le Prado à Madrid, ou la Villa Médicis. Quelque 130 oeuvres de collections publiques ou privées reflètent la personnalité et l'inspiration de Paul Baudry, fils de sabotier né à La Roche-sur-Yon (Vendée), peintre majeur du XIXe siècle. C'est l'un des plus célèbres représentants du Second Empire, affublé longtemps à tort du titre de "peintre pompier", mais qui annonçait avec ses contemporains les prémices de l'impressionnisme, ou du réalisme cher à Gustave Courbet. Si l'académisme de Baudry est souvent présent dans ses toiles, les quinze dernières années de sa vie forgeront une oeuvre d'une étonnante modernité. L'exposition et le livre d'art qui vient d'être édité à cette occasion (*) le montrent, réunions de portraits de muses, femmes, enfants, et de célébrités nues qui illuminent cet aspect de son oeuvre. Ebauches dessinées au trait vivant, ou beaux nus féminins (comme en haut de page "La Perle et la Vague", ou "Odalisque"), Baudry est un dessinateur d'une virtuosité étonnante, dont l'inspiration s'est enrichie chez les grands maîtres de la Renaissance italienne. Paul Baudry est né à La Roche-sur-Yon en 1828. Fils d'un sabotier, il fit très vite preuve d'un indéniable talent artistique et décida, à l'âge de 16 ans, de tenter l'aventure parisienne. Travailleur infatigable, il obtint le Grand Prix de Rome en 1950, à l'âge de 22 ans, ce qui lui permit de devenir pensionnaire de la Villa Médicis de 1851 à 1856. À son retour, auréolé de son titre, il devint un peintre officiel, sollicité par le "Tout-Paris". En parallèle, il se consacra à la peinture décorative pour les hôtels particuliers de familles illustres et richissimes. Paul Baudry meurt en 1886, laissant derrière lui une oeuvre immense et la réputation d'un peintre génial, considéré par certains comme l'égal de Raphaël ou de Delacroix. Il est enterré à Paris, au cimetière du Père-Lachaise.

(1) Exposition ouverte à l'Historial de Vendée (France), tous les jours sauf le lundi, jusqu'au 3 février 2008, de 10 h à 18 h. Tarifs du musée, avec l'expo : 8 et 5 euros à partir de 18 ans. Tél. : 02.51.47.61.61.

Le livre : "Paul Baudry, 1828-1886, Les portraits et les nus", grand format, 320 pages (Editions Somogy et Conseil général de la Vendée), abondamment illustré d'oeuvres peintes, dessins et photographies inédites. 35 euros. En vente à l'Historial de Vendée et dans les points habituels.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 13 novembre 2007

Une collection privée exceptionnelle regroupant des oeuvres de Jean Marais et de Jean Cocteau, dont la plupart signées ou dédicacées, sera mise en vente publique dimanche 18 novembre 2007, à 14 h 30, à Rennes (Bretagne enchères). Le catalogue est téléchargeable en ligne (ICI). Jean Villain-Marais est né le 11 décembre 1913 à Cherbourg (France), et il est décédé le 8 novembre 1998 à Cannes (France) : "Les poètes font semblants d'être morts", disait son compagnon Jean Cocteau, artiste peintre et sculpteur en plus d'être poète, comme son ami intime Jean Marais. Jean Cocteau était né le 5 juillet 1889, à Maisons-Laffitte dans une famille bourgeoise de Paris, et il est mort le 11 octobre 1963, à Milly-la-Forêt (Essonne), dans sa maison où il avait emménagé en 1947 avec Jean Marais. Cocteau repose dans la chapelle, tout à côté. On le voit, le destin de ces deux monstres sacrés était lié par l'art et la fidélité.

Et un Rennais ami de Jean Marais, auquel il vouait une admiration sans bornes depuis sa plus tendre enfance, a réuni tout au long de sa vie des affiches, lettres, céramiques, dessins, documents, livres, oeuvres d'art ou cartes postales. Quelque 150 lots, de quelques dizaines à plusieurs milliers d'euros en estimation, seront distribués sous le marteau du commissaire priseur. Le collectionneur, Dominique, avait huit ans quand il découvrit le film de Jean Delannoy "L'Éternel Retour" avec Madeleine Sologne et Jean Marais. Subjugué par le comédien, en 1975, le gamin regarde sur la première chaîne "La Belle et la Bête" de Jean Cocteau. Là, il commence à espérer rencontrer un jour celui qui devient son "héros" : Jean Marais. En 1986, un ami journaliste lui confie les adresses personnelles de l'artiste, connaissant la passion que Dominique porte à Marais et Cocteau. De Vallauris et Paris, débute une correspondance assidue qui dure deux ans. Et, en 1988, la rencontre est organisée à Nantes, lors de la tournée théâtrale de la pièce "Hernani" de Victor Hugo, où l'acteur tient le rôle de Don Ruy Gomez. Jeannot (pour les intimes) est âgé de 75 ans. La première rencontre se fait alors à l'issue de la réprésentation, et Dominique va rentrer ainsi, indirectement, dans l'univers de Jean Marais, ses amis, et Jean Cocteau. Il devient membre de la Société des Amis de Jean Cocteau, présidée par Jean Marais, et ne cessera d'enrichir sa collection d'objets et de documents sur les deux hommes, jusqu'à la mort de ce dernier, avec aussi la complicité amicale d'Édouard Dermit, fils adoptif et légataire universel de Cocteau. C'est le reflet de cette amitié collective qui sera dispersé dimanche 18 novembre 2007, en présence de Bernard Menez. Le comédien parraine la vente et lira un texte de Cocteau en début de réunion.

Le Lion Soleil de Jean Marais, sculpture double face en résine à patine vert et bronze signée avec un monogramme "FAR".

Jean Marais fut le compagnon du poète et metteur en scène Jean Cocteau à partir de 1937 qui le dirigea dans plusieurs films. Monstre sacré du cinéma français dont la beauté aura défié le temps, la carrière au cinéma de Jean Marais a véritablement débuté grâce à sa rencontre avec le poète Jean Cocteau. Le coup de foudre immédiat. Cette "seconde naissance" comme Jean Marais aimait à le dire l'amènera à jouer dans "L'Éternel Retour" de Jean Delannoy (1943) et "La Belle et la Bête" de Jean Cocteau (1945). Sous la direction de son amant, Marais joue dans "L'Aigle à deux têtes" (1947), "Les Parents terribles" (1948) et "Orphée" (1950). On le voit également aux côtés de Louis de Funès et Jeanne Moreau dans le "Dortoir des grandes" de Henri Decoin (1953). Jean Marais étoffera son registre, ensuite, dans des films de capes et d'épées. Et c'est finalement en roi dans le "Peau d'âne" de Jacques Demy (1970), que l'acteur retrouvera un peu de l'oeuvre poétique et fantastique de son amant. Le costume du roi et le mannequin de cire pour le musée Grévin font d'ailleurs partie de la vente bretonne. Mais saviez-vous que Jean Marais refusa aussi de jouer le rôle de l'assassin dans "Le Nom de la Rose" avec Sean Connery ? Jean Cocteau publia son premier livre de poèmes, "La Lampe d'Aladin", à 20 ans. Dans les années 1920, Cocteau s'associe avec Marcel Proust, André Gide, et Maurice Barrès. Il est également fasciné par le maître des ballets russes, Serge de Diaghilev, et créera un ballet avec l'artiste russe sur des décors de Picasso et la musique d'Érik Satie. En 1919, il rencontre le poète Raymond Radiguet. Les deux collaborateurs entreprirent beaucoup de voyages ensemble, Cocteau étant exempté de service militaire, et il ne se remettra jamais vraiment de la mort de cet ami. En 1940, "Le Bel Indifférent", pièce de Cocteau écrite pour Edith Piaf, fut un énorme succès. Alors qu'il était ouvertement homosexuel, il eut quelques aventures brèves et compliquées avec des femmes. Son travail recèle de nombreuses critiques contre l'homophobie. Quelques immenses succès firent passer pour toujours Cocteau à la postérité : "Les Enfants terribles" (roman), "Les Parents terribles" (pièce de théâtre de 1938), "La belle et la Bête" (1945). En 1959, l'artiste tourne "Le Testament d'Orphée" avec l'aide financière de François Truffaut, et restera aussi dans les mémoires l'ami de Coco Chanel ou le peintre Modigliani.

Le 20 mai 1948, Jean Marais et Jean Cocteau participent à Paris, à l'issue de la première de "La Chartreuse de Parme", à une opération caritative au profit des enfants de Lorient (Bretagne). Reproduction interdite des photos sans autorisation.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Publicité

Recherche

L'Info en live...

Vidéos Stars

blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus