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Dimanche 16 décembre 2007

Jacob et Femme Coeur de Tonnerre (Copyright Paramount).

C'est l'un des événements télévisuels en DVD de la rentrée ! La saison 1 de la série américaine "Into the West" (six épisodes de 90 minutes) vient de paraître en Europe en un coffret de quatre DVD (zone 2, en anglais et allemand, mais avec un large choix de sous-titres). Edité par Paramount, il est en vente chez tous les revendeurs habituels. Renouant avec la grande tradition du western à grand spectacle, "Into the West" est bien plus qu'un film de cow-boys et d'Indiens ! Produite par Steven Spielberg, la série est réalisée avec panache et humanité par Robert Dornhelm. Elle a été nommée seize fois lors des Emmy Awards 2006, et plébiscitée par le public autant que par la critique. Rien d'étonnant, quand l'on suit avec émotion le destin de Jacob, qui quitte sa famille pour l'aventure, et découvre la vie aux côtés d'un trappeur humaniste, et à travers les territoires indiens partagés entre traditions et évolutions incertaines... Paysages grandioses, personnages forts et symboliques, scénario ciselé et musique lyrique : tout contribue à en faire une réussite et une leçon humaniste !

Tout commence au temps de la grande conquête de l'Ouest américain et de la ruée vers l'or. 1827, État de Virginie. Le jeune Jacob Wheeler (Matthew Settle) a soif d'aventure. Il décide de quitter sa famille et rejoint un trappeur nommé Jedediah Smith (Josh Brolin) pour une expédition en Californie. Loin de là, un jeune Indien vertueux de la tribu des Lakota, nommé Aimé des Bisons (Simon R. Baker) a des visions sur l'arrivée de l'homme blanc et la mort des troupeaux de bisons. Bien plus tard, quand la soeur de ce dernier, Femme Coeur de Tonnerre (Tonantzin Carmelo) sera sauvée par Jacob, le destin des deux familles s'entremêle à jamais, scellé consciemment ou sans le savoir dans un destin joyeux ou triste, mais toujours tumultueux et imprévu.

Quand une jeune femme de la famille de Jacob va être recueillie par les Indiens, sa vie basculera (Copyright Paramount).

"Into the West" retrace une des époques les plus marquantes de l'histoire des États-Unis, quand le désir d'aventures et de richesse et l'aspiration à une vie meilleure poussent des milliers d'Américains à conquérir l'Ouest, et finalement tous les habitants de ces territoires sauvages verront leur vie bouleversée pour toujours... Plus de 60 ans de l'histoire américaine se déroule sous vos yeux à travers Jacob, ses amis ou ses ennemis : la ruée vers l'or, la création du Pony Express, les débuts du chemin de fer mais aussi les guerres indiennes. Les changements à la frontière de l'Ouest américain ont un impact négatif sur les Indiens. Entre-temps, à l'Est, l'élection du président Abraham Lincoln divise l'Union... La course entre les deux grandes compagnies de chemin de fer américaines, la Central Pacific et l'Union Pacific, commence avec l'installation des rails, reliant l'Est à l'Ouest. Lorsque de l'or est découvert dans les Black Hills, la terre la plus sacrée des Lakota se voit menacée. Le gouvernement réclame des droits sur les mines, mais le chef Sitting Bull s'y oppose. Plus tard, il fait un rêve prémonitoire qui redonne confiance aux Lakota. Sa prémonition devient réelle quand l'ambitieux général Custer et la 7ème de cavalerie s'inclinent devant Crazy Horse et ses guerriers à la bataille de Little Big Horn. Mais la victoire des Lakota ne fait qu'accentuer la haine contre les Indiens parmi ceux qui cherchent à les anéantir... Le casting de "Into the West" est juste. Une série d'exception.

En vidéo, le générique de la série "Into the West", portée par la superbe musique de Geoff Zanelli, l'un des collaborateurs du compositeur Hans Zimmer.

 

Into the West_Saison_1_en_DVD
Vidéo envoyée par pierredavid

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mardi 11 décembre 2007

L'une des scènes flamboyantes de la Cinéscénie du Puy du Fou, animée par 1.200 acteurs bénévoles à chaque représentation estivale (Photo Puy du Fou).

Le nouvelle a été annoncée aux bénévoles puyfolais qui animent la Cinéscénie du Puy du Fou (Vendée, France), lors de leur assemblée générale annuelle, samedi 8 décembre dernier. Le président de la République présidera la cérémonie du 30e anniversaire du plus grand spectacle vivant du monde, samedi 14 juin 2008. On annonce aux côtés de Nicolas Sarkozy un plateau de personnalités de renommée nationale et internationale, pour marquer avec les responsables puyfolais et les 3.200 bénévoles (acteurs et services), ce qui reste une des plus belles aventures humaines et culturelles de ces trente dernières années... Le chef de l'État, au-delà d'avoir l'occasion de mettre en lumière la réussite unique de cette initiative culturelle associative, devrait aussi saluer l'identité et l'âme vendéennes, marquées par une histoire forte et dramatique à la fois. La Patrouille de France sera également présente, et elle fendra le ciel de son superbe ballet aérien pour la troisième fois sur le site, en 1997 pour les 20 ans du spectacle, et quelques années plus tard.

La Cinéscénie du Puy du Fou a drainé quelque huit millions de spectateurs depuis sa création (385.000 personnes au cours de la saison 2007 en 29 séances), en juin 1977, par un jeune étudiant de l'École nationale d'administration rêvant devant les ruines d'un vieux château Renaissance : Philippe de Villiers. Pourtant, le chemin fut difficile et parsemé d'embûches pour le jeune homme, confronté au départ au specticisme quasi général. Mais le jeune créateur croyait en son idée de raconter 700 ans d'histoire vendéenne à travers le regard du petit Jacques Maupillier, en mettant "l'espace en mouvement" sur cette grande scène naturelle composée par l'étang, le château et les bois environnants. Philippe de Villiers vit bientôt une poignée de fidèles de la première heure l'entourer, du plâtrier Jean-Marie Delahaye ; Francis Ribemont, conservateur des musées vendéens d'alors ; Alain Chrétien, un banquier local ; Hervé Louboutin, un jeune journaliste qui y croit ; Luc Charrier, un jeune fonctionnaire de la Direction départementale de l'Agriculture, et les premiers bénévoles (1). En un mois, Philippe de Villiers dessine la trame du spectacle, véritable film de plein air de près de deux heures. Les premiers tableaux sont présentés au public le 3 décembre 1977, puis les premières répétitions en mai 1978, et enfin la première séance le 16 juin suivant. C'est au départ devant quelques centaines de personnes, puis, rapidement, le bouche à oreille fait le reste. Il faut dire que le jeune étudiant a aussi convaincu les plus grandes voix du cinéma français de narrer l'histoire du petit Jacques, par la voix du marchand de quenouilles colporteur d'histoires (Philippe Noiret), du Moyen âge à la Libération. Il y a aussi Alain Delon, Jean Piat, Robert Hossein, Pierre Zimmer, François Chaumette, Suzanne Flon, etc. Le compositeur Georges Delerue y adjoindra une musique lyrique en 1982, qui durera avec le même succès jusqu'en 2003, où celle de l'Anglo-Américain Nick Glennie-Smith lui a succédé en même temps que l'évolution du spectacle. 30 ans d'évolutions technologiques et de défis humains pour sublimer l'histoire vendéenne dans une véritable superproduction vivante !

(1) À lire : "L'aventure du Puy du Fou", par Philippe de Villiers (C'est ICI, EN HAUT DE LA PAGE D'ACCUEIL, ALLER DANS "SOUVENIRS", PUIS "BOUTIQUE"), chez Albin Michel, livre au bénéfice de l'Académie junior puyfolaise, des écoles du spectacle et des arts.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 9 décembre 2007

"Dessin d'un boudoir, côté canapé", de Jean-Jacques Lequeu, entre 1779 et 1795 (Copyright : BnF, département des Estampes et de la photographie).

Jusqu'au 2 mars 2008 (1), la Bibliothèque nationale de France (BnF) ouvre pour la première fois les portes de l'Enfer ! Non ce n'est pas une invitation à supplicier le public, mais bel et bien à le convier à découvrir un lieu mythique parmi ses salles, objet de tous les fantasmes et de bien des interrogations ! Que peut donc bien cacher l'Enfer de la BnF, une "cote" mal famée apparue sous le règne de Louis-Philippe ? Eh bien tout simplement plus de 350 oeuvres libertines, érotiques, voire carrément osées, des gravures, des illustrations anciennes, et autres photographies, parfois de grands artistes, reléguées en Enfer au fil du temps...

Dans les années 1830, les ouvrages imprimés dits "contraires aux bonnes moeurs", publiés sous le manteau, poursuivis ou condamnés, furent ainsi séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale et rassemblés sous ce nom à la Réserve des livres rares. Quelques années plus tard, le cabinet des Estampes procède à l'identique, et cette collection pas comme les autres, reflet des secrets ou des fantasmes les plus intimes, a continué de s'enrichir : "Avec l'Enfer, nous entrons dans la littérature telle qu'elle n'a pas été enseignée", expliquent les organisateurs. "De l'Arétin (nom de recueil de représentations licencieuses) aux romans libertins du XVIIIe siècle, le public s'aventure dans un monde imaginaire où les personnages obéissent à toutes les fantaisies du désir. Avec Sade, nous accédons à la volupté quand elle s'accorde avec le crime. Outre Sade, plusieurs grandes figures de la littérature rythme l'exposition, tels Guillaume Appolinaire, à l'origine, en 1913, du premier catalogue imprimé de L'Enfer de la Bibliothèque nationale, Pierre Louÿs, Georges Bataille ou Pierre Guyotat, mais aussi quelques autres acteurs connus et méconnus, ou à jamais anonymes, de la célébration de l'érotisme et du sexe. Pénétrer dans l'Enfer de la BnF, c'est plonger dans l'atmosphère des lieux clos, celle des couvents, des boudoirs, des bordels, des prisons, mais aussi des bibliothèques."

"Histoire de Dom Bougre, portier des Chartreux, écrite par lui-même, 1748 (ici l'une parmi ses gravures exposées). Copyright : BnF, département des Estampes et de la photographie.

Il fallait oser, mais cette exposition, interdite au moins de 16 ans, en dit souvent plus long que des discours sur la façon de nos devanciers d'exprimer leurs désirs, ou tout simplement de disserter en "images" sur les pratiques sexuelles de leurs contemporains (et/ou d'eux-mêmes). Comme le personnage emblématique de Thérèse philosophe, roman publié clandestinement vers 1748, dont l'héroïne s'initie à l'érotisme et se dévergonde au fil de ses lectures et découvertes coquines. Les pamphlets de l'époque révolutionnaire sont quant à eux le reflet des fantasmes pornographiques de tout un peuple sur des personnages publics, en particulier sur Marie-Antoinette, symbole des corruptions de l'Ancien Régime. Ils n'ont rien à envier aux oeuvres illustrées du marquis de Sade, comme La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la Vertu (1797), voire La Philosophie dans le boudoir (1795). L'édition clandestine et le rôle de l'image au XIXe siècle a aussi sa place, entre autres exemples, livres ou estampes érotiques tel Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire, ou la production érotique du peintre et graveur d'origine belge, Félicien Rops, qui mit son talent aussi bien dans les éditions clandestines que dans les estampes libres. Ou Isidore Liseux, libraire parisien qui, de 1876 à 1893, sous le couvert de l'érudition, publia à petit tirage et "pour ses amis", la plupart des grands textes érotiques comme le Kâma Sûtra et des dictionnaires érotiques. Des points audio permettent également d'écouter un ou deux des six poèmes des Fleurs du mal, condamnés par la censure, des poèmes de Femmes de Verlaine et quelques extraits du Dictionnaire érotique moderne d'Alfred Delvau. Un cabinet de curiosité est dédié au sexe masculin avec Dominique Vivant (le baron Denon) et au sexe féminin avec Jean-Jacques Lequeu, complété d'entretiens filmés sur l'approche de l'art érotique et d'extrait du film "Histoire d'Ô" pour aborder encore la flagellation et ses représentations gravées. Éros sort du secret.

(1) Jusqu'au 2 mars 2008, à la Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, Quai François-Mauriac, Paris XIIIe. Du mardi au samedi, de 10 h à 19 h, le dimanche de 13 h à 19 h. Fermeture les lundis et jours fériés. Entrée : 7 et 5 euros. Exposition interdite au moins de 16 ans.

A lire : "L'Enfer de la Bibliothèque, Éros au secret", Éditions BnF, sous la direction de Marie-Françoise Quignard et Raymond-Josué Seckel. 470 pages environ, et 150 illustrations. Prix : 38 euros.

"Érotisme et pornographie", Revue de la BnF n°7 - janvier 2001, sous la direction de Marie-Françoise Quignard. Prix : 21,34 euros. Ce numéro présente un dossier consacré aux oeuvres érotiques et pornographiques conservées dans les différentes collections de la BnF, de la Réserve des livres rares au département de l'Audiovisuel.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 6 décembre 2007

Dominique, Michèle et Fabrice Frémy.

C'était une véritable institution parmi les encyclopédies sur papier ! Faut-il vraiment en parler au passé ? Le Quid 2008 ne paraîtra pas chez Robert Laffont, et même si son créateur Dominique Frémy semble croire encore pouvoir le faire revenir en librairies, l'avenir de ce pavé de connaissance de 2.176 pages est bien compromis. Certes, le Quid reste disponible sur Internet, et gratuitement, avec un million de visites mensuelles. Et c'est tant mieux. Mais cette fréquentation sera-t-elle à terme suffisante pour assurer sa survie, à l'heure de Wikipedia (gratuit) en ligne, et autres encyclopédies payantes comme Universalis, toujours sur Internet.

En attendant, le Quid sur papier, qui était passé à l'heure d'Internet à 400.000 exemplaires vendus par an, est descendu à 300.000 unités en 2007, et va donc manquer à plusieurs centaines de milliers de personnes. Car le Quid ne faisait pas mentir sa réputation, même si la recherche était un peu plus longue : "Tout sur tout, tout de suite." De la préhistoire à l'année en cours, les grands sujets, les nouveautés, les informations les plus précises étaient dans le Quid : arts, astronomie, bourse, cinéma, défense nationale, économie, enseignement, environnement, États, histoire, Internet, jeux, littérature, musique, people, politique, régions, religions, retraites, santé, sports, stratégie, télévision, vie quotidienne... Chaque année, pour coller au plus près de l'actualité, son contenu était entièrement revu, corrigé, augmenté des données qui pouvaient éclairer l'actualité, avec quelque 12.000 correspondants dans le monde entier. Et même celles et ceux qui ne possédaient pas Internet, ou n'avaient pas l'ordinateur à portée de mains, trouvaient leur bonheur dans le Quid. Reste à espérer qu'un autre éditeur reprendra le contrat qui liait la Société des encyclopédies Quid à Robert Laffont...

Tout avait commencé en 1963. Dominique Frémy (Institut d'études politiques et faculté des Lettres de Paris) quitte la Shell pour publier aux Éditions Plon, en collaboration avec Michèle (sortie de la Sorbonne) qu'il vient d'épouser, le premier Quid. L'ouvrage a 632 pages et a demandé trois ans de recherches. Ils vont devenir "les plus jeunes encyclopédistes du monde." Quid devient rapidement annuel et s'étoffe à chaque édition. En 1974, Michèle et Dominique Frémy rejoignent les Éditions Robert Laffont. Quid s'impose peu à peu pour devenir un des ouvrages de référence les plus consultés de France et, au fil des années, paraîssent plusieurs dérivés du Quid. Michèle Frémy publie Le Grand Quid Illustré (en 17 volumes) en 1980. Dominique lance Le Quid des présidents de la République et des candidats en 1981 (nouvelle édition en 1987). En 1988, Le Quid de mai 1968 voit le jour ou, en 1987, le Quid de Marcel Proust, avant le Quid de Maupassant l'année suivante, et le Quid d'Alexandre Dumas en 1989, dans la collection "Bouquins" (Robert Laffont). En 1996, leur fils Fabrice Frémy les rejoint après trois ans d'activité dans la publication et l'édition. Il crée le CD-Rom Quid monde (aujourd'hui épuisé) puis, en 1998, le site Internet du Quid. Il n'est pas trop tard pour vous procurer le Quid 2007, il pourrait bien devenir une pièce de musée !

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 1 décembre 2007

Cauet "Interdit de TV" (Warner Music Entertainment), photo Renaud Corlouer.

On aime ou on n'aime pas, mais il faut bien reconnaître que Cauet l'animateur a le don de ne pas laisser indifférent. Après "Les Dessous de la Méthode Cauet" (TF1 Vidéo) ou "Le Meilleur of radio" (TF1 Vidéo), le trublion radio télévisuel et son équipe déjantée sont "Interdit de TV" dans un nouveau DVD qui sort lundi 3 décembre 2007 ! Soit deux heures trente de délires total, bien évidemment censurés à la télévision, avec des passages cultes dont on ne sait jamais comment ils vont finir. Exemples : le règlement de comptes en "direct" entre Stéphane Guillon et Benjamin Castaldi, qui s'estime blessé par l'une des chroniques incisives de l'humoriste. Ou encore Kate, la camerawoman de Cauet, qui se prend la tête avec son patron, ou qui veut "péter la gueule" de David Douillet sur le plateau. Heureusement qu'on la retient dans le studio ! Et puis pêle-mêle, Nikos Aliagas qui se lâche, Cauet qui prend le chien de l'animateur Magloire pour un téléphone sous les yeux de son maître, et autres invité(e)s soumis à des questionnaires ou situations osées... Bref, un nouveau collector de blagues de potaches, séquences inédites, et dérapages plus ou moins volontaires (voir la bande-annonce exclusive à la fin de l'article). Mais hilarant !

En un peu plus de dix ans, Cauet a su imposer son style dans plusieurs émissions de télévision et de radio, avec ses complices : Cécile de Ménibus, Miko, Cartman ou Jean-Piètre. Mais généralement, tout le monde dans le studio est mêlé aux délires du chef autour des invité(e)s, de près ou de loin, du batteur de l'orchestre aux techniciens. Et c'est valable pour La Méthode Cauet (le jeudi soir sur TF1), mélange d'invités accueillis dans un fauteuil, avec un capteur d'émotions, un animateur, une belle blonde, des anecdotes, des défis ! On se déguise, on chante, on parodie, et parfois on pose des questions intelligentes ! L'émission CaueTivi, c'est le feu sur TF6 le mardi soir, avec toujours la délurée Cécile de Ménibus, Cartman, Miko et Piètre. Enregistrée en direct de Fun Radio, tous les vendredis matins en public, l'émission est enrichie de bonus explosifs : sketches, coulisses interdites, intrusions dans les loges, réactions à chaud des invités... Bref, la méthode Cauet qu'il applique rigoureusement, encore et toujours, pour le plus grand bonheur de ses fans.

Cauet aurait commencé sa carrière d'animateur radio à 13 ans sur la radio chrétienne R.C.F., organe médiatique de l'Évêché de Paris. On comprend qu'il n'y est pas resté. Puis dans les années 1990, l'animateur va faire ses armes sur plusieurs radios, tel le réseau M40, qui deviendra RTL2, où il remplace l'animateur de nuit. Et la nuit tous les chats sont gris, et sans doute a-t-il trouvé là matière à rôder son style. Plus tard, Benoît Sillard, ex-PDG de Fun Radio, l'engage en tant qu'assistant d'Arthur, puis animateur à part entière sur Fun Radio où il anime les matinales de la station. Le 27 janvier 1995, en direct, Sébastien Cauet fait une mauvaise blague sur les camps de concentration d'Auschwitz. Fun Radio le licencie pour ce dérapage verbal, pour lequel il adressera même, conscient de sa faute, une lettre d'excuse au Grand Rabbin de France, qui l'accepte. Cauet revient sur Skyrock, où il reste jusqu'en 1998. Et anime aussi l'émission de télévision "Allo Cauet" sur M6 pendant un an. Fin 1998, il part sur NRJ en tant qu'animateur, et devient parallèlement directeur d'antenne de Rire et Chansons. En 1999, il devient directeur d'antenne de NRJ et, l'année suivante, passe directeur d'antenne d'Europe2, puis animateur vedette de la matinale de 2001 à 2004. C'est à ce moment que son équipe se constitue : Cartman et Cécile de Ménibus le rejoignent. La télévision lui ouvre de nouveaux horizons. Durant l'été 2003, La Méthode Cauet produite par sa société de production Be Aware et Loribel (société des animateurs Bataille et Fontaine) se place en tête des émissions les plus regardées à l'audimat. En octobre 2004, Cauet revient sur Fun Radio avec toute son équipe. L'émission en plublic CaueTivi est diffusée sur TF6 et en Belgique francophone sur Plug TV. En 2005, Cauet et son équipe font une série d'émissions radiophoniques en public dans cinq villes : c'est le Cauet Tour, et l'animateur est consacré animateur préféré des français de moins de 35 ans. Cauet est aussi à l'affiche du film de Charlotte de Turckheim, Les Aristos, dans le rôle de Maître Convert, un huissier de justice à son image. Le phénomène est lancé.

Cauet_Interdit_de_TV.Bande_annonce
Vidéo envoyée par pierredavid

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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