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Vendredi 11 janvier 2008

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Les piliers des débuts du grand journalisme sur le petit écran, le 9 janvier 1959, de gauche à droite : Pierre Desgraupes, Éliane Victor, Georges Hermad, Pierre Dumayet, Igor Barrère (photo INA, reproduction interdite sans autorisation).

C'est un trésor d'archives et un document exceptionnel que vient d'éditer en DVD l'Institut national de l'Audiovisuel (INA), distribué par TF1 vidéo : un coffret de cinq DVD d'une durée totale de 780 minutes, avec un livret de 12 pages, sur le plus célèbre magazine d'information des débuts de la télévision française, sur l'unique chaîne de la RTF ! "Cinq colonnes à la une" sera diffusé le premier vendredi de chaque mois, pendant 103 numéros, jusqu'à son arrêt brutal en 1968. Pendant ces émissions, les cinémas se vidaient devant les prémices de la fascination pour la petite lucarne, mais surtout ces vendredis-là pour les reportages variés et fascinants des quatre mousquetaires journalistes. Il y a là le patron, Pierre Lazareff (1907-1972), dirigeant de France-Soir, quotidien vendu à plus d'un million d'exemplaire, et le trio Pierre Desgraupes (1918-1993), Pierre Dumayet, et Igor Barrère (1931-2001), deux journalistes de radio et de télévision et un réalisateur. Leurs premières caméras légères emmènent aussi bien les téléspectateurs, à partir de 20 h 35, du lit de Brigitte Bardot au salon des Kennedy, mais aussi sur des sujets plus graves. Le journalisme d'investigations ou de sujets plus populaires est en train de naître...

Dans le coffret, 56 sujets "phares" de "Cinq colonnes", comme l'on disait, ont été d'abord restaurés et numérisés par l'INA. À la fois exploits techniques, documents exceptionnels et reportages uniques de la télévision française, la sélection permet non seulement de retrouver de grandes plumes du journalisme en images, mais des sujets cultes : les années "Trente Glorieuses" qui transformèrent le monde en direct, des stars naissantes ou déjà confirmées (Johnny Hallyday, Françoise Sagan, Georges Brassens, Edith Piaf, Yves Montand, etc), la guerre d'Algérie, ou une Amérique en pleine ébullition. Chacun des DVD thématiques est présenté par la journaliste Michèle Cotta, présidente du Comité d'Histoire de la télévision, et enrichi d'un cinquième fait d'une interview de Pierre Schoendoerffer, reporter pendant six semaines au sein d'une section combattante américaine au Vietnam, de portraits des concepteurs de "Cinq colonnes à la une" (Pierre Dumayet, Éliane Victor l'assistante, Philippe Labro, Jacques Krier, Igor Barrère), etc.

Parallèlement à la sortie de cette mine d'infos en DVD, un site VOD Internet thématique est consacré à "Cinq colonnes à la une". On y trouve notamment une galerie photos, ou la possibilité de télécharger 850 documents de la collection des "Cinq colonnes", soit plus de 200 heures de programmes, dont quatre émissions intégralement (c'est ICI). Le coffret quant à lui est un beau condensé de la mémoire collective, souvenirs touchants pour les plus anciens téléspectateurs, découvertes riches pour les plus jeunes : "Témoignage d'une époque, et du regard que la société portait sur elle, Cinq colonnes à la une offre ainsi bien davantage qu'une plongée nostalgique dans ces années que l'on disait Glorieuses. Si cette émission a marqué les esprits au-delà de son temps, c'est que plus de quarante ans après leur diffusion, ces numéros nous donnent, aujourd'hui encore, à voir, à apprendre et à penser", résume bien Emmanuel Hoog, président-directeur général de l'INA.

"Cinq colonnes à la une" en images...

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mercredi 9 janvier 2008

Les policiers lui disent "Merci", enfin pas tous, les flics "de base", ou l'échelon au-dessus, celles et ceux qui côtoient les malheurs ou les saletés des autres au quotidien. Ou presque. En 2007, Bénédicte Desforges a dégainé sa plume dans "Flic, Chroniques de la police ordinaire" (Michalon). Un petit pavé de nouvelles bien réelles du vécu de ce lieutenant de police, qui a travaillé en banlieue parisienne et dans le 18e arrondissement de Paris. Le livre a tellement bien marché qu'il vient d'être réédité en édition augmentée dans la collection "J'ai Lu". Ne vous en privez pas, c'est un véritable condensé d'une littérature imagée et nerveuse, pour raconter parfois l'irracontable, la détresse, l'impuissance des flics parfois, leur rage, leurs regrets, leur fierté, et même la bêtise, bref la vie quoi.

J'ai rencontré Bénédicte Desforges une fois, blonde plutôt frêle au regard pétillant, au sourire ravageur, mais à la main leste. Ne vous y trompez pas. Elle sait aussi bien faire son métier qu'écrire, et elle a donc choisi aussi de témoigner, sans doute aussi parce que parfois : trop, c'est trop ! Lire "Flic", c'est faire une descente dans la réalité de la misère des gens ou de la saloperie humaine, c'est découvrir qu'être un flic, ça n'est pas seulement siffler et battre des bras aux carrefours, mais souvent jouer aussi à l'assistante sociale, des coudes pour se faire respecter, parfois au confesseur ou à l'urgentiste, rarement du Smith & Wesson : "J'ai écrit ce qui m'avait touchée ou fait rire, ce qui avait ravagé ma conscience, des regrets de ne pas avoir su bien faire, des soulagements d'avoir fait mon travail, des images qui sont imprimées dans ma mémoire et ne la quitteront plus... J'ai écrit ce que l'on hésite à dire. J'ai écrit parce que ce métier le mérite. J'ai écrit le meilleur des choix que j'ai fait de ma vie, celui d'être un flic. L'obligation de réserve ? Ce n'est pas le plus important.", balance Bénédicte Desforges pour justifier son témoignage exceptionnel.

Loin des clichés alimentés à longueur de séries télévisées et des récits épiques des anciens flics vedettes de l'antigang ou des stups, les histoires de Bénédicte sont des histoires de rues, des tranches de pain quotidien, violentes, drôles ou émouvantes. Plus de 200 pages de Pigalle en passant par l'appartement d'une jeune femme médecin qui se meurt, de la Goutte d'Or à une cour d'assises, du massage cardiaque au squat, en passant par le milieu de la drogue. "Flic, Chroniques de la police ordinaire", c'est une "balade à l'envers du décor" comme le résume Bénédicte Desforges, mais qui se lit comme un roman !

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 27 décembre 2007

L'Union des Compositeurs de Musiques de Films (UCMF) l'a annoncé officiellement : la France célèbrera le Centenaire de la musique de films tout au long de l'année 2008 et jusqu'en 2009 à l'initiative de l'UCMF. L'ensemble des manifestations officielles sera placé sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy, président de la République. Car savez-vous que le premier compositeur de renom à avoir écrit pour le cinéma fut Camille Saint-Saëns, en 1908, pour le film "L'assassinat du Duc de Guise", d'André Calmettes et Charles Le Bargy ? Le film, écrit par Henri Lavedan et produit par Le Film d'Art (distribution Pathé), fut projeté le 17 novembre 1908, salle Charras à Paris, et il connut un succès international.

À l'instar du Centenaire du cinéma, l'UCMF a souhaité célébrer cet événement autour de nombreux partenaires institutionnels réunis dans un "Comité du Centenaire de la musique de films", présidé par Maurice Jarre, pour faire de cette année anniversaire une grande fête du cinéma et de la musique pour l'image, relayée dans le monde entier. Parmi les partenaires, le ministère de la Culture et de la Communication, le Centre national de la Cinématographie, la Fédération européenne des Compositeurs de Musiques de Films (FFACE), la Fondation Pathé, la SACEM, etc. Le programme sera finalisé fin janvier 2008, avec parmi les événements majeurs : un site Internet officiel, une fête du Centenaire de la musique de films, des Trophées ou encore un concert du Centenaire auquel seront invitées les grandes figures internationales du cinéma et de sa musique. Le 6 novembre 2007, l'Orchestre philharmonique de Prague, dirigé par le chef d'orchestre Charles-Olivieri-Munroe, et accompagné par le trompettiste Guy Touvron, a donné un avant-goût de la fête de la musique de films à l'Olympia (Paris), lors d'un grand concert.

La musique de film est devenue depuis Saint-Saëns un axe majeur, un "acteur" à part entière des productions cinématographiques dont l'importance n'est plus à prouver pour enrichir le scénario. Les compositeurs sont des musiciens virtuoses, des "caméléons" disait Georges Delerue (1925-1992), l'une des stars internationales de la musique de film : "L'une des grandes joies de la musique de film, c'est qu'on peut l'écouter presque tout de suite. J'ai écrit des oeuvres symphoniques qui sont dans le "placard" depuis dix ans : il n'y a rien de plus frustrant pour un compositeur que de ne jamais entendre sa musique jouée ! Quand vous écrivez de la musique de film, vous avez à peine le temps de laisser sécher l'encre que vous êtes déjà en train de la diriger", disait-il encore, montrant que la bande originale est un moyen d'expression musicale qui se suffit aussi à elle-même en concert.

Le compositeur Anglo-Américain Nick Glennie-Smith, l'un des principaux collaborateurs de Hans Zimmer, et Boris Jedlicka, directeur technique de l'Orchestre philharmonique de Prague, au Puy du Fou, en décembre 2007 (Reproduction interdite).

L'Orchestre philharmonique de Prague est aussi connu au cinéma, sous le nom de The City of Prague Philharmonic Orchestra, pour ses enregistrements de musiques de film. Sa discographie est impressionnante, notamment pour John Williams, et cette formation accompagne depuis 2006 le spectacle d'hiver au Puy du Fou (Vendée, France) : "Symphonie de Bethléem". Il a aussi enregistré en direct dans le grand théâtre XVIIe puyfolais, en décembre dernier, la musique du spectacle du Grand Parc, "Mousquetaire de Richelieu", composée par Nick Glennie-Smith, en sa présence. L'Orchestre philharmonique de Prague compte aujourd'hui quelque cent cinquante membres, dont une centaine de permanents en raison d'activités importantes générées par les studios de cinéma Barrandov. En plus des musiques de films originales, l'orchestre participe à de nombreuses sessions réservées par des productions phonographiques internationales qui sont spécialisées dans les compilations thématiques dédiées à la musique de film. L'orchestre est composé de l'élite des musiciens professionnels tchèques, avec une polyvalence dans la musique symphonique et d'opéra, de musique de film, de spectacles musicaux (rock, jazz, variétés), ou de comédies musicales : "Sa souplesse et sa faculté d'adaptation sont quasi uniques en Europe", résume Boris Jedlicka, trompettiste, et directeur technique de l'Orchestre philharmonique de Prague et ses choeurs. Avec d'autres grandes formations françaises et étrangères, et de nombreux compositeurs, la musique de film trouve un point d'orgue en France en 2008.

En images, l'Orchestre philharmonique de Prague, en décembre 2007 au Puy du Fou, dans un extrait de : "Symphonie de Bethléem".

Orchestre philharmonique de Prague_Gladiator
Vidéo envoyée par pierredavid

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 23 décembre 2007

Louis Poirier, alias Julien Gracq, sur les bords de la Loire à Saint-Florent-le-Vieil, son village natal (photo Jacques Boislève, reproduction interdite).

L'écrivain Julien Gracq est mort samedi à l'âge de 97 ans à Angers (Maine-et-Loire, France). Né le 27 juillet 1910 à Saint-Florent-le-Vieil, sur les bords de la Loire, entre Nantes et Angers, il est entré de son vivant dans la collection de la Pléiade. Sur ce site Internet, le 30 novembre 2006, un article lui avait été consacré (c'est ICI), pour la sortie du hors série édité par la Revue 303, ouvrage collectif sous la direction éditoriale de Jacques Boislève (c'est LÀ). Nicolas Sarkozy a salué "l'un des plus grands écrivains français du XXème siècle. Loin des modes et des cercles mondains, il a construit une pensée originale et une oeuvre puissante. Romancier autant que poète, essayiste, dramaturge, critique, Julien Gracq a été lu par les grands auteurs, Thierry Maulnier, André Breton, Henri Queffelec, avant d'être reconnu par la critique. Du fleuve de sa région natale, la Loire, et de la Bretagne où il a enseigné la littérature, il a hérité des brumes, des rêves, des légendes. Il a connu l'absurde et l'atrocité des guerres. Il a inspiré nombre d'auteurs. Sa réflexion sur la littérature a nourri l'épanouissement intellectuel et esthétique de générations entières d'élèves et d'étudiants (...) L'oeuvre et la pensée de Julien Gracq resteront ainsi comme une falaise de marbre, résistant aux assauts du temps et ouverte à toutes les interprétations." Le premier ministre François Fillon, son "voisin" de la Sarthe, voit en lui "un auteur complet, à la fois romancier, dramaturge et critique littéraire. Avec l'auteur du Rivage des Syrtes, homme discret et esprit indépendant, disparaît une figure phare de la littérature française contemporaine."

Julien Gracq, près de l'île Batailleuse, une partie de la Loire devant chez lui à Saint-Florent-le-Vieil (photo Jacques Boislève, reproduction interdite).

Le journaliste Jacques Boislève, quant à lui, fut l'un des amis fidèles de Julien Gracq : "C'était un homme exemplaire, un écrivain à contre-courant, alors que d'autres sont vus partout sans être véritablement lus, lui on le voyait nulle part et on le lisait. Il a porté au plus haut l'excellence de la langue française !". Julien Gracq avait fait ses études à Paris, étudiant en Lettres Supérieures au lycée Henri IV. Il a Alain comme professeur, et en voyant le Parsifal de Wagner, il a la révélation et son intérêt au cycle de la Table Ronde et la quête du Graal. Études de géographie à l'École Normale Supérieure, diplômé de Sciences Politiques en 1933, il découvre la Bretagne en même temps que le surréalisme, et obtient son agrégation d'histoire en 1935. Professeur à Nantes, puis à Quimper, son premier roman "Au château d'Argol" est refusé par Gallimard et publié en 1938 chez José Corti, sous le nom de Julien Gracq (son nom de naissance est Louis Poirier). L'ouvrage passe inaperçu, mais quelques grands esprits le remarquent. Quand il refuse le prix Goncourt en 1951 pour "Le Rivage des Syrtes", beaucoup n'y voit qu'une réaction d'orgueil, alors que Gracq envoie un signe d'indépendance aux lecteurs pour juger de la valeur d'un livre à sa lecture plutôt qu'à la reconnaissance d'un prix prestigieux... Cet esprit libre autant que discret est resté fidèle jusqu'au bout à son éditeur José Corti, et ses tirages limités à l'ancienne, ce qui ne l'a pas empêché d'acquérir ses lettres de noblesse auprès des lecteurs ou dans le monde des lettres, pour des écrits d'une grande poésie qui resteront des classiques de la littérature. M. Gracq, qui était célibataire, sera incinéré, selon ses voeux, et la cérémonie sans doute dans l'intimité familiale aura lieu jeudi 27 décembre, au funérarium d'Angers.

L'une des dernières photos de l'écrivain, prise lors d'un repas dans son village natal, en 2006 (photo Jacques Boislève, reproduction interdite).

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mercredi 19 décembre 2007

Nicole Renard, devant l'oeuvre brodée de sa vie (Reproduction interdite).

C'est une belle histoire, autant qu'une oeuvre d'art unique ! Nicole Renard, 77 ans, en retraite en Vendée, a accepté l'offre du conseil général de Vendée d'exposer dans une chapelle sa gigantesque tapisserie religieuse. Madame Renard a ainsi fait don d'un travail de broderie ininterrompu pendant 24 ans, les textes de saint Jean l'évangéliste retranscrit sur 140 mètres de pages de lin, soit sept rouleaux de vingt mètres : "C'est un chiffre saint, celui de Matthieu qui pardonne soixante-dix fois sept fois", glisse cette dame affable et discrète de Saint-André-Treize-Voies (Vendée, France), hôtelière à Eygalières, dans le sud de la France, puis restauratrice de tapisseries par sa passion et sa connaissance de la broderie. "Je suis heureuse que mon travail, que j'ai fait pour Dieu, soit placé dans la chapelle Saint-Sauveur du XIIe siècle de la Rocheservière, près d'ici. D'autres personnes expriment leur foi autrement, moi je ne savais que broder !". La broderie de Nicole Renard, qui ornera les murs de la petite chapelle au terme de sa restauration, en 2009, est étroitement liée à sa vie et à sa foi.

Enfant à Paris, sa mère lui apprit la broderie, et comme le voulait la tradition Nicole broda son trousseau de mariage. Plus tard, après une formation à l'école hôtelière, elle s'installe avec son mari dans l'hôtellerie à Eygalières. Mais en 1972, le couple se sépare, et Nicole Renard va donner un autre sens à sa vie : "J'avais fait la connaissance des Bobin, qui restauraient des tapisseries à Paris. J'ai tenu l'hôtel encore deux ans seule, et en 1974, j'ai commencé à broder les textes de saint Jean, en points de bourdon, enrichis de reproductions d'icônes ou de peintures qui, elles, sont brodées en points dits passé empiétant. Auparavant, j'avais aussi brodé le linge de l'hôtel !", s'exclame dans un éclat de rire Nicole, qui poursuit. " Les Bobin avaient un atelier de restauration à Paris, où ils travaillaient pour les plus grands musées, et ils remarquèrent mon travail. Ils décidèrent d'ouvrir un atelier à Eygalières, et je fus embauchée à 47 ans ! Nous fûmes jusqu'à seize personnes dans cet atelier de province, qui me permit plus tard de participer à la restauration de tapisseries comme l'Apocalypse d'Angers."

La résurrection de Lazare, extrait de la longue broderie de Nicole Renard (Reproduction interdite).

Et de 1974 à 1998, Nicole Renard poursuivit parallèlement son oeuvre personnelle, véritable prière manuelle qui se termina pour celle-ci en 1998. Soit 140 mètres de lettres saintes et de gravures colorées brodées avec soin, ou si vous préférez 48.000 heures de patience, et quelque 80 kilomètres de fils ! Tout est là, immortalisé sur la chaude toile de lin, du Prologue à l'Apocalypse. Une oeuvre d'abnégation aussi, que Nicole Renard ne destinait pas à d'autres qu'à Dieu. Mais la rencontre à Angers avec un Vendéen proche des services départementaux de Vendée en a décidé autrement. Dans quelques mois, les visiteurs de la chapelle Saint-Sauveur vendéenne méditeront sur un évangile brodé en prière...

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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