Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Présentation

  • : Dépêches en ligne - www.infos-news-bulletin-reponse.com
  • infos-news-bulletin-reponse
  • : Bienvenue sur ce site d'informations générales, news, reportages, coups de coeur, billets d'humeur, et autres nouvelles ou anecdotes puisés dans les actualités du quotidien, en France ou dans le monde entier. Et l'on peut toujours en parler, par commentaires interposés ou en bas de page : rubrique "Contact".
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Abonnez-vous ?

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Lundi 4 février 2008

À Conamama, en Guyane, le cimetière des prêtres déportés pendant la Révolution française tombait en désuétude (Dr).

L'association des bénévoles du Puy du Fou (France, Vendée), qui fête les trente ans de sa célèbre Cinéscénie en 2008, vient de contribuer à la rénovation d'un cimetière de prêtres déportés en 1798, en Guyane, à Conamama. Elle a financé la remise en état de ce lieu de culte, en lien avec les pères spiritains, mettant indirectement du même coup cette sombre page d'Histoire de France en lumière. La déportation des prêtres est une page noire de la Terreur révolutionnaire, peu relatée dans les livres d'Histoire, voire oubliée de la mémoire populaire. De rares livres, comme celui du père Maurice Barbotin, "Conamama. Camp de la mort en Guyane pour les prêtres et les religieux en 1798" (*), relatent ces faits, qui ont perduré bien après la chute de Robespierre, jusque sous le Directoire...

À Conamama, le cimetière était envahi par les herbes folles, et les tombes aux croix de bois partaient à l'abandon, rongées par le temps et les intempéries. Michel Robert, père spiritain originaire de Vendée, a sollicité Marc Chatry, un ami d'enfance, qui préside le FLAC (Fonds local d'animation culturelle), l'un des deux volets caritatifs de l'association puyfolaise. Le volet humanitaire, présidé par Renée Bossard, secrétaire de l'association, a distribué depuis sa création plus de deux millions d'euros, pour la Ligue contre le cancer, les orphelins du Liban, du Vietnam, ou de Madagascar, etc. Le FLAC, quant à lui, a réinjecté quelque 700.000 euros dans la sauvegarde du patrimoine local de la région puyfolaise, depuis trente ans : "La rénovation du cimetière de Conamama est une tout autre opération, d'abord parce qu'elle est éloignée de notre rayon d'actions habituelles de sauvegarde, puis parce qu'elle est emblématique, car elle est rattachée à l'histoire vendéenne pendant la Révolution française, et tout en perpétrant une mémoire oubliée outre-mer. Nous avons voté pour cette opération une enveloppe de 10.000 euros." Au bord de la jungle guyanaise, le cimetière a été nettoyé, les tombes et le calvaire consolidés et restaurés. Les croix de bois ont été refaites en béton, et le site, qui fait l'objet d'un pèlerinage annuel, entouré par une chaîne neuve. On parle même d'une cause en béatification pour les prêtres déportés, qui serait en projet pour Rome...

Une plaque sera bientôt posée à Conamama pour rappeler le martyre de ces déportés à cause de leur foi, du religieux novice de 22 ans qui réussit comme d'autres à s'évader, au prêtre de 61 ans mort sur place, comme tant d'autres. La déportation des prêtres par la Convention révolutionnaire, après la constitution civile du clergé lors de la Révolution française, est moins connue du grand public que les massacres de civils en septembre 1792 à Paris, ou le génocide des insurgés contre les dérives révolutionnaires lors de la guerre de Vendée (1793-1796). Et pourtant, en 1798 encore, la constitution civile du clergé français faisait toujours des victimes idéologiques. Des centaines de prêtres ou prisonniers politiques français furent déportés en Guyane ou aux Seychelles pour y mourir à petit feu. Ce fut la "guillotine sèche", pour ne pas les exécuter en métropole, et provoquer alors des émeutes populaires... En 1798, près de 300 prêtres seront déportés à Conamama, dans les terres perdues, à une dizaine de kilomètres entre Sinnamary et Iracoubo. Trois fois plus ont été emprisonnés et déportés de l'île d'Aix, venant de 40 diocèses de France. Certains religieux furent libérés lors de leur long voyage en mer, par les Anglais, alors qu'ils étaient déportés comme du bétail sur des bateaux où beaucoup mouraient pendant leur sinistre voyage. D'autres se sont évadés sur les lieux de déportation, pour échapper à la mort, mal nourris, buvant de l'eau croupie, ou victimes des dangers locaux. Entre 1793 et 1794, alors que des départs que les Révolutionnaires auraient voulu plus nombreux, mais les bateaux manquaient, avaient lieu de l'île d'Aix ou de l'île Madame (France, Charente-Maritime), d'autres hécatombes eurent lieu en métropole. À l'île Madame, surnommée "l'île aux prêtres", 254 périrent avant d'être embarqués et furent inhumés ici, où une croix de galets le rappelle. Mais sur 829 prêtres emprisonnés à Rochefort-sur-Mer (1.494 avaient été dirigés sur Bordeaux), seuls 228 personnes survécurent... La rénovation du cimetière de Conamama ravivent aussi leur mémoire.

Le père spiritain Maurice Barbotin, et au-dessus, le cimetière de Conamama rénové (Dr).

(*) À lire : "Conamama. Camp de la mort en Guyane pour les prêtres et les religieux en 1798", par Maurice Barbotin. 237 pages. Éditions de L'Harmattan.
À savoir : les prêtres déportés survivants ont été remis en liberté par le décret de Bonaparte en 1800, libérant les prisonniers politiques.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 23 janvier 2008

L'émission télévisée, après dix ans de vie sur le petit écran, a repris du service sur Internet, avec une interface simple, et une partie gratuite.

Émission pertinente et poil à gratter du Paysage audiovisuel français, l'émission "Arrêt sur images" manque à la télévision. Émission hebdomadaire de décryptage des médias créée et présentée par le journaliste Daniel Schneidermann, elle a été victime de l'audimat, et sans doute aussi de la dure loi du PAF, d'autant que les avis divergeaient sur les véritables raisons de son arrêt définitif en 2007. Eh bien le site Internet "Arrêt sur images" prolonge l'émission du même non, "émission de relecture des images télévisées, créée par la chaîne publique de télévision France 5 en 1995. Le site élargit le champ d'intervention de l'ancienne émission : tous les médias sont désormais concernés, et plus seulement la télévision", indique-t-on en août dernier, lors du lancement officiel. Daniel Schneidermann en est le directeur de publication, avec Sophie Gindensperger, Gilles Klein, et Dan Israel (journalistes), et des chroniqueurs comme Judith Bernard, professeure de lettres, David Abiker, chroniqueur à France Info et autres magazines, ou la journaliste Elisabeth Lévy. L'accès est en partie gratuit pour les visiteurs et entièrement disponible aux abonnés (*), à l'inverse de sites d'informations comme Rue89, le journal en ligne qui fait aussi appel à la participation des internautes. Mais il faut dire que Daniel Schneidermann refuse le financement par la publicité : "Quand on fait semblant de donner quelque chose gratuitement aux gens, on vend toujours une part de leur cerveau disponible à des annonceurs.", justifie en substance le patron de la rédaction. L'interface est simple, et le contenu est à l'image de l'émission télévisée en son temps : cinglant. Et fouillé tout autant qu'original dans les angles choisis pour creuser les sujets, ou mettre l'actualité brûlante sur le feu.

"Arrêt sur images" passait au crible les médias sur la Cinquième chaîne du service public français depuis 1995, émission singulière de Daniel Schneidermann qui avait fédéré bon nombre de téléspectateurs, et continuait à vivre avec l'équipe de l'émission via le forum de son site Internet et les interventions de sa médiatrice, l'écrivain Chloé Delaume. Quand elle s'arrête, impénétrable loi de l'audimat et/ou peut-être pressions politiques internes, Daniel Schneidermann tranche sur le Bigbanblog le tollé général soulevé par cette décision de la direction de France 5 en 2007 : "Au fond, la question n'est pas : pourquoi s'arrête Arrêt sur images ? La question est : pourquoi ne s'arrête-t-elle que maintenant ?". Bonne question penseront ses défenseurs. Le journaliste ne cachait pas non plus sa difficulté à inviter sur son plateau des représentants des chaînes de télévisions privées, et des pressions subies au sein de France Télévisions quand il se penchait sur des sujets "sensibles" liés aux chaînes du groupe. La Cinquième chaîne était devenue France 5 en janvier 2002. "Arrêt sur images" était produite par Alain Taïeb, et présenté par Daniel Schneidermann, qui la co-présentait à l'origine avec Pascale Clark, et elle analysera sans concessions l'image télévisuelle, et la manière dont elle influence les téléspectateurs, tout en essayant d'en comprendre les enjeux. Des chroniqueurs et des journalistes commentent une revue de presse animée. L'émission fait aussi intervenir les auteurs d'images présentées dans l'émission, ainsi que des spécialistes des sujets traités. L'émission avait été voulue et soutenue par le président de la Cinquième, Jean-Marie Cavada. Elle avait été maintenue par son successeur, Jérôme Clément, puis par les différents directeurs généraux de la chaîne après l'entrée dans le groupe France Télévisions. À ce titre, c'était avec "Ripostes" (Serge Moati) une des rares émissions de la Cinquième encore diffusée sur France 5 pour la saison 2007. Le 18 juin 2007, la direction de France 5 annonce qu'elle ne reconduira pas certains magazines pour la rentrée 2007, dont "Arrêt sur images". Une pétition n'y changera rien. Mais l'idée de la faire renaître sur Internet, si...

(*) Le tarif normal de l'abonnement à "Arrêt sur images" sur Internet, est actuellement de 30 euros par an. Et de 12 euros par an pour les chômeurs, emplois précaires ou étudiants. Mais si vous êtes vraiment sans ressource, vous pouvez demander par courrier motivé un abonnement gratuit d'un an au titre "d'ami fauché"...

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 11 janvier 2008

cinq2.jpg
Les piliers des débuts du grand journalisme sur le petit écran, le 9 janvier 1959, de gauche à droite : Pierre Desgraupes, Éliane Victor, Georges Hermad, Pierre Dumayet, Igor Barrère (photo INA, reproduction interdite sans autorisation).

C'est un trésor d'archives et un document exceptionnel que vient d'éditer en DVD l'Institut national de l'Audiovisuel (INA), distribué par TF1 vidéo : un coffret de cinq DVD d'une durée totale de 780 minutes, avec un livret de 12 pages, sur le plus célèbre magazine d'information des débuts de la télévision française, sur l'unique chaîne de la RTF ! "Cinq colonnes à la une" sera diffusé le premier vendredi de chaque mois, pendant 103 numéros, jusqu'à son arrêt brutal en 1968. Pendant ces émissions, les cinémas se vidaient devant les prémices de la fascination pour la petite lucarne, mais surtout ces vendredis-là pour les reportages variés et fascinants des quatre mousquetaires journalistes. Il y a là le patron, Pierre Lazareff (1907-1972), dirigeant de France-Soir, quotidien vendu à plus d'un million d'exemplaire, et le trio Pierre Desgraupes (1918-1993), Pierre Dumayet, et Igor Barrère (1931-2001), deux journalistes de radio et de télévision et un réalisateur. Leurs premières caméras légères emmènent aussi bien les téléspectateurs, à partir de 20 h 35, du lit de Brigitte Bardot au salon des Kennedy, mais aussi sur des sujets plus graves. Le journalisme d'investigations ou de sujets plus populaires est en train de naître...

Dans le coffret, 56 sujets "phares" de "Cinq colonnes", comme l'on disait, ont été d'abord restaurés et numérisés par l'INA. À la fois exploits techniques, documents exceptionnels et reportages uniques de la télévision française, la sélection permet non seulement de retrouver de grandes plumes du journalisme en images, mais des sujets cultes : les années "Trente Glorieuses" qui transformèrent le monde en direct, des stars naissantes ou déjà confirmées (Johnny Hallyday, Françoise Sagan, Georges Brassens, Edith Piaf, Yves Montand, etc), la guerre d'Algérie, ou une Amérique en pleine ébullition. Chacun des DVD thématiques est présenté par la journaliste Michèle Cotta, présidente du Comité d'Histoire de la télévision, et enrichi d'un cinquième fait d'une interview de Pierre Schoendoerffer, reporter pendant six semaines au sein d'une section combattante américaine au Vietnam, de portraits des concepteurs de "Cinq colonnes à la une" (Pierre Dumayet, Éliane Victor l'assistante, Philippe Labro, Jacques Krier, Igor Barrère), etc.

Parallèlement à la sortie de cette mine d'infos en DVD, un site VOD Internet thématique est consacré à "Cinq colonnes à la une". On y trouve notamment une galerie photos, ou la possibilité de télécharger 850 documents de la collection des "Cinq colonnes", soit plus de 200 heures de programmes, dont quatre émissions intégralement (c'est ICI). Le coffret quant à lui est un beau condensé de la mémoire collective, souvenirs touchants pour les plus anciens téléspectateurs, découvertes riches pour les plus jeunes : "Témoignage d'une époque, et du regard que la société portait sur elle, Cinq colonnes à la une offre ainsi bien davantage qu'une plongée nostalgique dans ces années que l'on disait Glorieuses. Si cette émission a marqué les esprits au-delà de son temps, c'est que plus de quarante ans après leur diffusion, ces numéros nous donnent, aujourd'hui encore, à voir, à apprendre et à penser", résume bien Emmanuel Hoog, président-directeur général de l'INA.

"Cinq colonnes à la une" en images...

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 9 janvier 2008

Les policiers lui disent "Merci", enfin pas tous, les flics "de base", ou l'échelon au-dessus, celles et ceux qui côtoient les malheurs ou les saletés des autres au quotidien. Ou presque. En 2007, Bénédicte Desforges a dégainé sa plume dans "Flic, Chroniques de la police ordinaire" (Michalon). Un petit pavé de nouvelles bien réelles du vécu de ce lieutenant de police, qui a travaillé en banlieue parisienne et dans le 18e arrondissement de Paris. Le livre a tellement bien marché qu'il vient d'être réédité en édition augmentée dans la collection "J'ai Lu". Ne vous en privez pas, c'est un véritable condensé d'une littérature imagée et nerveuse, pour raconter parfois l'irracontable, la détresse, l'impuissance des flics parfois, leur rage, leurs regrets, leur fierté, et même la bêtise, bref la vie quoi.

J'ai rencontré Bénédicte Desforges une fois, blonde plutôt frêle au regard pétillant, au sourire ravageur, mais à la main leste. Ne vous y trompez pas. Elle sait aussi bien faire son métier qu'écrire, et elle a donc choisi aussi de témoigner, sans doute aussi parce que parfois : trop, c'est trop ! Lire "Flic", c'est faire une descente dans la réalité de la misère des gens ou de la saloperie humaine, c'est découvrir qu'être un flic, ça n'est pas seulement siffler et battre des bras aux carrefours, mais souvent jouer aussi à l'assistante sociale, des coudes pour se faire respecter, parfois au confesseur ou à l'urgentiste, rarement du Smith & Wesson : "J'ai écrit ce qui m'avait touchée ou fait rire, ce qui avait ravagé ma conscience, des regrets de ne pas avoir su bien faire, des soulagements d'avoir fait mon travail, des images qui sont imprimées dans ma mémoire et ne la quitteront plus... J'ai écrit ce que l'on hésite à dire. J'ai écrit parce que ce métier le mérite. J'ai écrit le meilleur des choix que j'ai fait de ma vie, celui d'être un flic. L'obligation de réserve ? Ce n'est pas le plus important.", balance Bénédicte Desforges pour justifier son témoignage exceptionnel.

Loin des clichés alimentés à longueur de séries télévisées et des récits épiques des anciens flics vedettes de l'antigang ou des stups, les histoires de Bénédicte sont des histoires de rues, des tranches de pain quotidien, violentes, drôles ou émouvantes. Plus de 200 pages de Pigalle en passant par l'appartement d'une jeune femme médecin qui se meurt, de la Goutte d'Or à une cour d'assises, du massage cardiaque au squat, en passant par le milieu de la drogue. "Flic, Chroniques de la police ordinaire", c'est une "balade à l'envers du décor" comme le résume Bénédicte Desforges, mais qui se lit comme un roman !

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 27 décembre 2007

L'Union des Compositeurs de Musiques de Films (UCMF) l'a annoncé officiellement : la France célèbrera le Centenaire de la musique de films tout au long de l'année 2008 et jusqu'en 2009 à l'initiative de l'UCMF. L'ensemble des manifestations officielles sera placé sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy, président de la République. Car savez-vous que le premier compositeur de renom à avoir écrit pour le cinéma fut Camille Saint-Saëns, en 1908, pour le film "L'assassinat du Duc de Guise", d'André Calmettes et Charles Le Bargy ? Le film, écrit par Henri Lavedan et produit par Le Film d'Art (distribution Pathé), fut projeté le 17 novembre 1908, salle Charras à Paris, et il connut un succès international.

À l'instar du Centenaire du cinéma, l'UCMF a souhaité célébrer cet événement autour de nombreux partenaires institutionnels réunis dans un "Comité du Centenaire de la musique de films", présidé par Maurice Jarre, pour faire de cette année anniversaire une grande fête du cinéma et de la musique pour l'image, relayée dans le monde entier. Parmi les partenaires, le ministère de la Culture et de la Communication, le Centre national de la Cinématographie, la Fédération européenne des Compositeurs de Musiques de Films (FFACE), la Fondation Pathé, la SACEM, etc. Le programme sera finalisé fin janvier 2008, avec parmi les événements majeurs : un site Internet officiel, une fête du Centenaire de la musique de films, des Trophées ou encore un concert du Centenaire auquel seront invitées les grandes figures internationales du cinéma et de sa musique. Le 6 novembre 2007, l'Orchestre philharmonique de Prague, dirigé par le chef d'orchestre Charles-Olivieri-Munroe, et accompagné par le trompettiste Guy Touvron, a donné un avant-goût de la fête de la musique de films à l'Olympia (Paris), lors d'un grand concert.

La musique de film est devenue depuis Saint-Saëns un axe majeur, un "acteur" à part entière des productions cinématographiques dont l'importance n'est plus à prouver pour enrichir le scénario. Les compositeurs sont des musiciens virtuoses, des "caméléons" disait Georges Delerue (1925-1992), l'une des stars internationales de la musique de film : "L'une des grandes joies de la musique de film, c'est qu'on peut l'écouter presque tout de suite. J'ai écrit des oeuvres symphoniques qui sont dans le "placard" depuis dix ans : il n'y a rien de plus frustrant pour un compositeur que de ne jamais entendre sa musique jouée ! Quand vous écrivez de la musique de film, vous avez à peine le temps de laisser sécher l'encre que vous êtes déjà en train de la diriger", disait-il encore, montrant que la bande originale est un moyen d'expression musicale qui se suffit aussi à elle-même en concert.

Le compositeur Anglo-Américain Nick Glennie-Smith, l'un des principaux collaborateurs de Hans Zimmer, et Boris Jedlicka, directeur technique de l'Orchestre philharmonique de Prague, au Puy du Fou, en décembre 2007 (Reproduction interdite).

L'Orchestre philharmonique de Prague est aussi connu au cinéma, sous le nom de The City of Prague Philharmonic Orchestra, pour ses enregistrements de musiques de film. Sa discographie est impressionnante, notamment pour John Williams, et cette formation accompagne depuis 2006 le spectacle d'hiver au Puy du Fou (Vendée, France) : "Symphonie de Bethléem". Il a aussi enregistré en direct dans le grand théâtre XVIIe puyfolais, en décembre dernier, la musique du spectacle du Grand Parc, "Mousquetaire de Richelieu", composée par Nick Glennie-Smith, en sa présence. L'Orchestre philharmonique de Prague compte aujourd'hui quelque cent cinquante membres, dont une centaine de permanents en raison d'activités importantes générées par les studios de cinéma Barrandov. En plus des musiques de films originales, l'orchestre participe à de nombreuses sessions réservées par des productions phonographiques internationales qui sont spécialisées dans les compilations thématiques dédiées à la musique de film. L'orchestre est composé de l'élite des musiciens professionnels tchèques, avec une polyvalence dans la musique symphonique et d'opéra, de musique de film, de spectacles musicaux (rock, jazz, variétés), ou de comédies musicales : "Sa souplesse et sa faculté d'adaptation sont quasi uniques en Europe", résume Boris Jedlicka, trompettiste, et directeur technique de l'Orchestre philharmonique de Prague et ses choeurs. Avec d'autres grandes formations françaises et étrangères, et de nombreux compositeurs, la musique de film trouve un point d'orgue en France en 2008.

En images, l'Orchestre philharmonique de Prague, en décembre 2007 au Puy du Fou, dans un extrait de : "Symphonie de Bethléem".

Orchestre philharmonique de Prague_Gladiator
Vidéo envoyée par pierredavid

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Publicité

Recherche

L'Info en live...

Vidéos Stars

blog religions sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus