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Mercredi 22 mars 2006

Jeudi 23 mars 2006, une "Journée de la jupe" a eu lieu à l'Institut privé, secondaire, supérieur et agricole (IPSSA) d'Etrelles (Ille-et-Vilaine), non loin de Rennes, en Bretagne. Le lendemain, cette initiative de sensibilisation se tient un peu plus loin au lycée public Saint-Aubin-du-Cormier, à Vitré. Mais aussi dans d'autres établissements d'Ille-et-Vilaine. Et toujours pour contrer les remarques désobligeantes des garçons (ou des hommes) à l'égard des jeunes filles (ou des femmes en général). Quand d'ailleurs ce ne sont pas des filles, plus rarement, qui se balancent des quolibets entre elles ! Avec le temps, beaucoup de jeunes femmes ont réagi en délaissant leurs plus belles tenues vestimentaires. L'opération a été initiée après un "constat" lors d'un module sur la santé. Ce jour-là, une quinzaine de jeunes, dont quatre filles, reparlent du vieux cliché resservi à l'occasion : "fille en jupe, fille facile". Sitôt dit, sitôt fait : la "Journée de la jupe" voit le jour, comme un pied de nez aux préjugés de certains. On aura tout vu ! Las...

Faut-il en arriver là pour changer les mentalités sexistes ou machistes, à l'aube du troisième millénaire, dans une société aux résolutions quotidiennes pourtant pleines de bonnes intentions ? Car de la boutade amicale dénuée d'arrière-pensée, à la plaisanterie graveleuse qui blesse, il y a une sacrée marge... La bêtise humaine est tenace et récurrente, et pas seulement à l'égard des femmes. Pourtant, il y a fort à parier que la "Journée de la jupe", comme d'ailleurs d'autres opérations du même genre, n'y changera pas grand chose. Reste que les "Journées" de sensibilisation se multiplient avec bien des objectifs à réaliser : rendre hommage ou lutter contre les préjugés en mettant sous les feux de l'actualité les secrétaires, les grands-mères, les personnes âgées, les personnes handicapées, etc. Certes, les initiatives sont louables, et ont le mérite d'exister. On en parle, et l'évolution des idées a toujours besoin "d'aiguillons" ! Mais n'est-ce pas là aussi, indirectement, une forme de constat d'échec de certaines mentalités quelque peu réductrices à l'égard des autres ? Il ne faudrait pas que les "Journées" de sensibilisation deviennent des "arbres" généreux masquant la forêt de la bêtise, de l'égoïsme, ou de l'intolérance ! Et peut-être penser alors à instaurer une "Journée de l'homme", qui a déjà son musée, également, pour rappeler ainsi à tous la signification de mots comme "discernement" et "tolérance" en général...

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 17 mars 2006

La collection "Ecoutez le Cinéma !", fondée par Stéphane Lerouge et lancée par "Universal Music Jazz France", vient de fêter ses cinq ans. Et quel anniversaire ! Cinq ans d'éditions ou rééditions uniques en CD, assorties de commentaires et anecdotes, parmi les trésors de musiques de films français... Des bandes originales (B.O.) cultes pour la plupart, voire inédites, souvent inscrites dans la mémoire collective, et qui ressurgissent dans votre tête à la moindre occasion... Seulement voilà, si certaines sont toujours disponibles, d'autres sont épuisées ou n'ont jamais été éditées en CD... La collection "Ecoutez le Cinéma !" y remédie à sa façon en diffusant des B.O. et compilations de musiques de films célèbres, enrichies parfois de partitions rares ou introuvables. A titre d'exemples : la B.O. de Lalo Schifrin pour "Les félins" (1964), de René Clément ; celle de Nino Rota pour "Plein Soleil" (1960), de René Clément ; ou encore les musiques de Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier pour "Cannabis" (1970), film de Pierre Koralnik. Sans oublier des CD en volumes, et bien d'autres hommages aux grands compositeurs français. Et les jaquettes des CD, inspirées de l'univers du film, apportent une touche nostalgique inégalable !

Ainsi, à travers une collection en perpétuel mouvement, on trouve également des "intégrales" en coffret, comme une anthologie de Michel Legrand ; "Le cinéma de Serge Gainsbourg", ou celui d'Antoine Duhamel, de Philippe Sarde, d'Eric Demarsan, et du génial Georges Delerue ! Georges Delerue, compositeur fétiche du cinéma de Philippe de Broca (deux CD), mais aussi de François Truffaut, y obtient forcément une grande place. Il figure évidemment dans la collection avec aussi plusieurs B.O. ("Police Python 357", "L'Important, c'est d'Aimer (et autres films)", etc.), ou un savoureux coffret au parfun de série noire : "Le Polar selon Georges Delerue"... Une grande collection d'une cinquantaine de titres, à (re)découvrir !

Avec l'autorisation d'Universal Music Jazz France, DR.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 12 mars 2006

La campagne nationale du Neurodon 2006, du 13 au 19 mars, informe et sensibilise le grand public sur les maladies du cerveau. Le public peut aussi faire des dons pour aider les "neurones" des chercheurs en neurosciences (à savoir), à mieux connaître et soigner de nombreuses  pathologies (maladies d'Alzheimer ou de Parkinson, épilepsie, la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, etc.). Mais savez-vous aussi, par exemple, qu'il est possible de faire don de son cerveau, au décès d'une personne, pour contribuer à l'avancement de la recherche ? Ce Neurodon annuel est organisé par la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau, qui regroupe cinq grandes associations nationales de maladies du cerveau, dans le but de recueillir en plus, à cette occasion, des fonds précieux.

Du 13 au 19 mars 2006 (mais la fédération pour la Recherche sur le Cerveau reste à la disposition du public en permanence, et pour en savoir plus, cliquez ici), le public peut notamment faire un don direct en se rendant dans un magasin Carrefour (2 euros lors du passage en caisse), en partenariat aussi avec EDF, le LCL ou la FNAC. On peut également se connecter au site Internet de la Fédération. Du 13 au 19 mars, durant la Semaine du cerveau, de nombreux chercheurs animeront des conférences et débats sur le sujet. Enfin les samedi 29 et dimanche 30 avril, avec le soutien de la Fondation EDF, du groupe "Ouest-France" et des associations des Parcs et Jardins des Pays de la Loire, les parcs et jardins privés du Grand-Ouest s'ouvriront au public sur le thème : "Quand les jardins invitent à la solidarité". Ainsi, deux euros par entrée seront reversés à la Fédération. De nombreuses personnalités soutiennent le Neurodon, comme l'acteur Jean Reno, la comédienne Catherine Deneuve, l'acteur et écrivain Christophe Malavoy, le manager sportif automobile Jean Todt (membre fondateur de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière), ou l'homme de théâtre Jacques Weber. Chacun de nous peut les rejoindre...

Fédération pour la Recherche sur le Cerveau : 01.58.36.46.46. Ou sur le site.

Société des Neurosciences (Bordeaux) : 05.57.57.37.40. Ou sur le site.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 11 mars 2006

Bien distinct des téléchargements divers disponibles sur Internet, à titre gratuits, onéreux ou par une disponibilité "ambiguë" (lire la première partie de ce dossier, ci-dessous, à la date du vendredi 10 mars), l'échange privé de fichiers de musiques ou de films "peer-to-peer", via des logiciels comme KaZaA ou eMule, est devenu un "sport" national sur la Toile, dont le Canada serait d'ailleurs le champion ! Ainsi, pour 2005, la douzième étude de consommation de l'Institut GfK et du mensuel informatique SVM recense plus de 1,3 milliard de fichiers téléchargés, soit deux fois plus que l'année précédente... Ceux qui proviennent de plates-formes légales représentent "seulement" 2 %, soit environ 20 millions de titres... Certes, avant toute chose, Internet doit absolument rester un espace d'expression et d'échange pour le consommateur. Mais bien que les adeptes du téléchargement avancent un usage privé, on ne peut pas éluder tous les aspects de la propriété intellectuelle des uns, au nom de la liberté des autres...

"L'échangisme" virtuel des fichiers est bien un point qui complique encore la situation du projet de légalisation du téléchargement puisque déjà, au départ, les services juridiques s'y perdent encore en conjectures diverses et variées. Petit exemple : certains artistes, paraît-il, ne verraient pas d'inconvénients à ce qu'on télécharge "gratuitement" leur musique sur Internet ! Eh bien ce seul point suffit à poser problème pour réglementer - ou juger - le téléchargement illégal, puisque l'internaute concerné est présumé s'y perdre le premier dans ces divergences d'opinions entre ayants droit ! De leur côté, les opinions contraires préconisent alors de mentionner les noms des artistes "consentants" pour éviter que ce "flou" artistique "facilitent" le contournement de la loi dans ce domaine. Et cette subtilité juridique est loin d'être la seule soulevée dans le dossier du téléchargement ! Tout comme il n'est pas étonnant qu'il ait pris une telle ampleur avec les "moyens" extrêmement performants mis à la disposition de l'internaute pour le pratiquer... Là aussi, si l'on veut à la fois respecter le consommateur et les ayants droit des oeuvres, la légalisation devra sans doute aborder cet autre point, et trouver des "compromis" (technologiques et/ou "financiers") acceptables pour tous... Dans ces conditions générales, la légalisation du téléchargement est devenu un exercice de haute voltige alimentant un débat passionnant (passionné ?)... Mais raisonnablement, pour combien de temps encore...

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 10 mars 2006
Depuis jeudi soir (9 mars 2006), les députés UMP ont rejeté le projet de "licence globale", prélèvement forfaitaire supplémentaire sur les abonnements Internet pour légaliser l'échange d'oeuvres (films, musiques) protégées par les droits d'auteur. Il faut dire que l'idée de licence globale est loin de faire l'unanimité, et pour cause ! Certes, selon un sondage Ipsos réalisé les 3 et 4 mars, 72 % des Français, dont 87 % des moins de 25 ans, sont favorables à ce système... Côté "Pour" aussi : des élus de tous bords et des associations de consommateurs. Côté "Contre" : bon nombre d'artistes qui voient dans ce mode de légalisation, un "bradage" de leurs oeuvres... Sans oublier tous les internautes qui ne téléchargent pas, et verraient ainsi leur abonnement "grimper" de plusieurs euros sans retour sur "investissement"... Certes, il est difficile de faire la part des internautes qui pratiquent un "piratage" déjà condamnable, et ceux qui ne le pratiquent pas et ne le feront jamais ! Le problème est-il réellement là ? D'autant qu'à l'échange privé des fichiers à l'aide de logiciels disponibles en ligne (voir l'article du samedi 11 mars), s'ajoutent d'autres formes de téléchargements (musiques et vidéos). La licence globale rapporterait plusieurs centaines de millions d'euros par an à l'ensemble des artistes, auteur(e)s et autres ayants droit, en plus des revenus issus des ventes de CD et DVD. Mais les créateurs peuvent-ils se satisfaire de voir une partie de leur travail "bradé" pour quelques euros de plus... Un chanteur populaire bien connu, également maire dans la région parisienne, se demande "si on accepterait pour quelques euros par mois, versés à la boulangerie, de pouvoir emporter les produits qui s'y trouvent à volonté ?". L'interrogation peut se comprendre. Et au lieu de chercher de nouveaux moyens de légaliser le téléchargement, avec peut-être des "failles" qui ne résoudront pas alors le problème totalement, ne serait-il pas plus judicieux de chercher des solutions payantes acceptables avec les outils technologiques qui existent déjà... Bien des sites savent bloquer le téléchargement d'extraits de vidéos ou de musiques... A moins d'en accepter le coût... D'autres proposent un ou plusieurs appels téléphoniques pour fournir un code qui donne accès aux produits désirés... Et bien d'autres systèmes - en dehors d'un tarif pur et simple à payer en toute sécurité en ligne - doivent bien exister dans les cartons des Webmasters chevronnés, pour assortir le téléchargement d'un coût réservé aux seuls utilisateurs, en concertation avec toutes les parties concernées... A moins que l'on ne veuille tout simplement ménager "la chèvre et le chou" ? Ce serait probablement la solution la moins juste pour tout le monde...
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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