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Jeudi 27 avril 2006

Le Prix Ouest est la récompense littéraire remise lors du "Printemps du Livre" de Montaigu (Vendée), grand salon littéraire généraliste de l'Ouest. Lors de la 18e édition du salon, le Prix Ouest 2006 a été attribué et remis à Yann Queffélec, samedi 22 avril, par l'écrivain Michel Ragon, président du jury, l'un des promoteurs du prix avec le romancier Yves Viollier, et les organisateurs du salon. Cinq écrivains étaient nominés pour cette distinction reconnue dans le monde de l'édition :

- Yann Queffélec, pour "Ma première femme" (Fayard) ;

- Christian Pernath, pour "Un matin de juin comme les autres" (Albin Michel) ;

- Frédéric H. Fajardie, pour "La lanterne des morts" (J.-C. Lattès) ;

- François Bégaudeau, pour "Entre les murs" (Editions Verticales),

- et Hervé Jaouen, pour "Les ciels de la baie d'Audierne" (Presses de la Cité).

Le Prix Ouest est décerné à un ouvrage dans l'action se situe dans le Grand Ouest, ou à un auteur originaire des régions qui le composent. Yann Queffélec, romancier d'origine bretonne, Prix Goncourt 1985 avec "Les Noces Barbares", raconte dans son roman "Ma première femme" l'histoire de Marc Vignal, seize ans, qui perd sa mère à quelques jours du Bac.Tout s'écroule pour le jeune homme qui ignorait qu'elle était malade. C'est le choc qui le fait se présenter ivre à l'examen, puis s'éloigner du domicile familial sans laisser d'adresse. Avant de rencontrer Maria, une élève infirmière, qui va partager un temps une douleur qui le conduira progressivement vers un drame "annoncé"...

Yann Queffélec (photo Dr, Louis Monier, avec l'aimable autorisation des Editions Fayard)

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mardi 18 avril 2006

"L'affaire" est en train de faire grand bruit, en ce mardi 18 avril 2006, après que "La Mie de pain", le plus grand centre d'hébergement d'urgence de nuit à Paris, ferme ses portes jusqu'au 15 octobre prochain ! "La Mie de pain", c'est quelque 442 lits sur trois étages, des soins médicaux, le couvert, et même des services sociaux. Au moment où les associations caritatives et les sans-abri demandent que les centres soient ouverts toute l'année, on remet d'une certaine manière des SDF dans la rue...  Ouvert depuis le 18 octobre dernier, "La Mie de pain" accueille dans l'anonymat, de 18 h à 8 h, des centaines de personnes parmi les plus démunies... Le centre est financé à 80 % par le Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (Ddass), et 20 % par des dons. On évoque pour cette fermeture "estivale" des centres mal adaptés aux fortes chaleurs, parfois, et/ou une demande d'hébergement plus grande l'hiver ! Certes ! Mais est-ce bien raisonnable de calquer l'hébergement d'urgence sur le calendrier, comme on passe de l'horaire d'hiver à celui d'été ! Les saisons passent, la misère demeure...

Ne serait-il pas plus judicieux, en ces saisons plus "clémentes" sur un plan météorologique, en se donnant sans doute des moyens financiers supplémentaires, de continuer à utiliser ces centres d'hébergement d'urgence comme "outils" d'insertion sociale ? Des SDF ont un emploi, même précaire (mais oui), mais n'ont pas toujours l'hébergement nécessaire pour cela ou pour y récupérer à l'issue de leur travail. D'autres sans-abri recherchent un emploi, et doivent s'y préparer efficacement et dignement. D'autres enfin ne s'accomodent pas mieux de la misère, quand il faut la vivre au "soleil", avant la venue de la nuit... Xavier Emmanuelli, président du SAMU social, est de ceux qui dénoncent des idées fausses sur les effets de la météo, et une mortalité estivale méconnue des sans-abri, notamment. Ce Mercredi, la ministre de la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, doit faire le bilan de l'hiver 2005-2006, en conseil des ministres, et l'on prépare un plan triennal pour améliorer l'hébergement des SDF. On parle notamment de 5.000 places d'hébergement d'urgence ouvertes à l'année... Il serait bon aussi que l'épisode de "La Mie de pain" ouvre sans doute un peu plus les esprits... Car Antoine Blondin l'aurait sûrement répété, s'il était encore parmi nous, l'humour étant parfois la politesse du "désespoir" : "Ceux qui n'ont plus de toit couchent sous les ponts. Mais la réciproque n'est pas vraie".

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 8 avril 2006

"Lorsque j'avais six ans j'ai vu, une fois, une magnifique image...", écrit Antoine de Saint-Exupéry dans les premières lignes de ce qu'il faut bien appeler un "Phénomène" littéraire : "Le Petit Prince" (Gallimard, Folio). L'auteur (site officiel de Saint-Ex') a publié ce chef-d'oeuvre poétique et/ou philosophique aux Etats-Unis, en 1943, avant d'être édité en France le 6 avril 1946, à titre posthume, toujours enrichi des aquarelles indémodables de Saint-Exupéry. "Le Petit Prince" fête ses 60 Printemps, toujours aussi jeune et séduisant (sa planète est là). Imaginez ! 160 traductions et plus de 80 millions de livres vendus dans le monde entier, à ce jour, mais aussi ensuite les K7, CD audio, un musée au Japon, des spectacles, des produits dérivés, au sens noble du terme, etc, etc. "Le Petit Prince" a acquis depuis longtemps ses lettres de noblesse, et une jeunesse éternelle, avec aussi des phrases célèbres que l'on n'attribue pas toujours systématiquement à son auteur : "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux." Et comment ne pas être fasciné, séduit, que l'on soit petit ou grand, par ce petit garçon blond, surgi de nulle part dans le désert, amoureux d'une rose, et qui parle au renard, quand il ne philosophe pas avec un allumeur de réverbères... Sous la plume magique de Saint-Exupéry, Le Petit Prince est devenu un "Mythe", une "Icône", une Référence. Son secret est dans le texte : un parcours initiatique où les adultes retrouvent aussi leur âme d'enfant, une histoire aussi humaniste que dépaysante, un voyage sur une autre planète. Que Saint-Exupéry a sûrement réussi à rejoindre avec son avion, en entrant presque en même temps dans la (sa) légende...

Editions Gallimard. Dr.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 8 avril 2006

Après le roman historique "Da Vinci Code" (plus romancé qu'historique d'ailleurs) qui a fait grand bruit, et dont la popularité est révélatrice des interrogations sur la Tradition des Evangiles catholiques, voilà que la presse américaine, dont  "National Geographic", apporte sa "Pierre" à l'édifice archéologique et/ou scientifique ! Des documents sur papyrus trouvés dans le désert égyptien, vers 1970, remettraient en cause l'interprétation des échanges entre Jésus et Judas, présenté comme le "traître" parmi les disciples... L'Evangile de Judas, c'est le nom du document, avancerait que Jésus lui aurait demandé, en fait, de l'aider à se "débarrasser" de son corps terrestre. Le document de 66 pages, traduit du Grec ancien en Copte, daterait  du IIIe siècle de notre ère, et contiendrait notamment une lettre de l'Apôtre Pierre. Mais, surtout, plusieurs pages qui serait l'Evangile de Judas l'Iscariote, présenté ainsi comme un fidèle disciple plutût que le "traître". Les scientifiques avancent cette thèse, en s'appuyant sur des passages attribués à Jésus, comme : "Tu surpasseras tous les autres. Car tu sacrifieras l'homme qui m'a revêtu (qui me sert d'enveloppe), (qui me sert d'habit)". Ou encore : "Je t'enseignerai les mystères du Royaume, mais pour cela, tu souffriras beaucoup".

Mais peut-on vraiment y voir quelque chose de nouveau, ou une interprétation différente d'Ecritures ? Un ancien manuscrit revisitant les relations entre Jésus, le "Fils de l'Homme", et Judas ! J'oserais dire, sans remettre en cause la découverte et les analyses des découvreurs, c'est bien dans l'air du temps, comme l'a montré le succès (populaire) du roman "Da Vinci Code" (d'ailleurs bientôt un film)...

L'hypothèse de l'Evangile de Judas en vaut une autre. Mais il faut surtout garder à l'esprit que la lecture des textes, le décryptage de documents ou l'analyse de données "codifiées", comme aussi celles de Nostradamus dans un autre genre, ne sont réellement donnés qu'aux véritables spécialistes avertis ou initiés. Qui, eux, ne se répandent pas forcément sur la place publique... Pourquoi ? Parce que ce qu'ils ne savent pas totalement (ou conservent volontairement), ils ne "l'inventent" pas, et ceux qui savent réellement, en général, sont prudents (ou se taisent)... Le livre "Da Vinci Code", à mon sens, bien qu'il ait le droit d'exister en tant que tel, est l'exemple même de l'ouvrage romancé à partir d'interrogations historiques, qui finit par prendre le pas sur la Vérité dans la tête des gens... Et finalement, le réalité des choses n'est-elle pas mieux où elle est, parfois (pour l'instant) ? Les écrits religieux sont d'une telle complexité pour le commun des mortels, dans leur essence (et sens) originels, qu'on peut leur faire dire également n'importe quoi... C'est un peu comme le jeu de la lecture des silhouettes, vous savez en noir et blanc (le vase au milieu de deux visages, ou l'inverse) ? Ou les enfants, dont l'innocence voit des personnages nuageux dans le ciel (si j'ose dire)... En fait, chacun y voit ce qu'il veut voir, ou croit y voir. Exemple parmi d'autres : les Noces de Cana (pour les latinistes ou initiés), "l'Homme à la longue barbe", on peut y voir bien des choses, si l'on est quelque peu "Initié"...

Mais l'essentiel est ailleurs ! Beaucoup savent également lire vraiment entre les lignes, y compris les parties "Off", volontairement "codées", ou plus difficiles à appréhender dans l'esprit et dans les coeurs, donc forcément moins "évidentes"... Ce n'est pas nouveau, et c'est même le but... Car finalement, le commun des mortels est-il vraiment  prêt à "savoir", "connaître", "découvrir", "comprendre" (en religion ou en général d'ailleurs), en osant du même coup "remettre en cause" ses propres convictions ? Ou le fondement des idées sur lesquelles beaucoup se reposent ? Ce n'est pas si sûr...

 Le "baiser" de Judas à Jésus, qui livra le "Fils de l'Homme". Sd.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 2 avril 2006

Il y a quelques jours, je regarde "Le grand journal de Canal +", et c'est le choc : Grand Corps Malade décline son slam, devant un public ébahi, et un Johnny Hallyday conquis... Et moi aussi... Fabien Marsaud, 28 ans, donne en direct ses lettres de noblesse au slam : vous savez, cette nouvelle poésie ciselée au gré des rues ou des tables de café... Comme Baudelaire, Verlaine ou Raimbaud le faisaient déjà.... Il suffit d'aller sur le site du poète Grand Corps Malade, accueillis par sa haute silhouette pour s'en convaincre un peu plus encore... C'est là (ne vous en privez pas)...

Mais Grand Corps Malade aime aussi Renaud, Brassens, et la source du rap français... Et ça se sent ! Ses textes touchants, dits a capella, base du slam, sont recherchés et sonnent justes, bercés par le lit de cordes d'un violoncelle, entre autres instruments. Ce soir là, à la télé, Grand Corps Malade nous emporte avec une histoire d'amour dans un train... Extrait de l'album "Midi 20" (1), dans les bacs depuis le 27 mars 2006 ! En cette époque musicale où l'on n'hésite plus à accompagner la variété, souvent, de sucreries commerciales, Grand Corps Malade arrive comme un vent de fraîcheur, porteur d'espoir avec ses rimes en couleurs...

Fabien voulait être prof' de sport, quand un accident de jeunesse le rend tétraplégique. Mais il remarchera avec une béquille, et se découvrira slameur sous le speudo de Grand Corps Malade... Le slam ne se chante pas, il se dit, comme on dit des poèmes tout haut : qu'importe, un copain musicien, S. Petit Nico, lui suggère de raconter ses inspirations puisées au gré de la (sa) vie, en musiques. Le slam français entre dans la danse des bacs. Il faudra désormais compter sur lui. Chapeau bas mon gars ! Continue avec ta poésie urbaine de nous emporter ou d'autres ne savent pas toujours aller. On te suit !

(1) "Midi 20". AZ/Universal. 55 minutes. 16 titres. Grand Corps Malade sera à "La Cigale" à Paris, le 15 mai 2006, et campe notamment au Café Culturel (Pour en savoir plus).

Dr.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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