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Dimanche 11 mars 2007

C'est parti pour le Neurodon 2007, opération nationale qui se déroule jusqu'au 18 mars prochain, et dans les semaines à venir pour plusieurs actions de sensibilisation. L'objectif est de collecter des fonds en faveur de la recherche sur le cerveau, ordinateur complexe qui n'en finit pas de livrer ses secrets, mais c'est aussi l'occasion de communiquer avec le grand public. Depuis une vingtaine d'années, les chercheurs ont fait des avancées considérables pour mieux comprendre les mécanismes du cerveau et des maladies neurologiques, et leurs traitements. Mais mieux connaître le fonctionnement de cette masse nerveuse de près de cent milliards de neurones, c'est également se rapprocher des arcanes de "l'intelligence", liée aussi à la multiplication complexe de ses connexions. Au point que plusieurs associations scientifiques se sont unies dans le même but au sein de la Fédération pour la recherche sur le cerveau (1). Il faut dire que l'enjeu est de taille, puisque les maladies neurologiques, plus ou moins graves, touchent un français sur dix et/ou indirectement son entourage (plus de 14 millions de personnes). Et certaines pathologies sont aussi indissociables de l'allongement de la vie. Samedi 17 mars 2007, la campagne du Neurodon sera ainsi l'occasion d'aborder la problématique du vieillissement des cellules cérébrales. Depuis cinq ans, une quinzaine d'institutions ou d'entreprises françaises, mais également de parrains ou marraines célèbres, se sont mobilisées à l'occasion du Neurodon. Grâce à la générosité du public, les dons sont passés de 211.000 euros en 2001, à 2.269.000 euros en 2006. Une centaine d'équipes de recherche en ont bénéficié. Le défi est majeur et la tâche est immense.

(1) Fédération pour la recherche sur le cerveau, 9 avenue Percier, 75 008 Paris. Téléphone : 01.58.36.46.46.

Toile de maître ? Non, un cliché de la collection photographique de l'Inserm tiré de l'exposition "Le cerveau dans tous ses éclats", visible au Muséum national d'histoire naturelle à Paris (sur l'esplanade du Jardin des Plantes), du 16 au 21 mars 2007 inclus.

Pour en savoir encore plus...

Le site de la campagne : Neurodon.

Site de la Société des Neurosciences.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 8 mars 2007

En France, depuis 1982, une Journée de la Femme est instaurée le 8 mars de chaque année. On ne présente plus cette journée, où de nombreuses initiatives sont déclinées en faveur des femmes dans la société et/ou aux difficultés qu'elles rencontrent encore trop souvent dans l'égalité avec les hommes, et dans leur quotidien.

Symboliquement, l'exemple de Maud Fontenoy est d'actualité pour illustrer cette égalité doublée d'un hommage admiratif général dans son challenge gigantesque : un tour du monde à la voile en solitaire, contre vents et courants (pour suivre en direct l'épopée de Maud Fontenoy, c'est ICI). Autrement dit le pire dans le domaine de la navigation, que Jean-Luc Van Den Heede fut le dernier à réussir avant elle, soutien d'ailleurs de Maud dans sa préparation physique et technique. A 27 ans, Maud Fontenoy a déjà à son actif la traversée à la rame de l'Atlantique Nord en 2003, et du Pacifique en 2005. Cette fois, et depuis le 15 octobre 2006, au départ et à l'arrivée de La Réunion (Océan indien), Maud s'attaque au tour du monde à l'envers à la voile, surnommé "l'Everest par la face Nord", avec son PC course installé au musée de la Marine (Trocadéro, Paris). Objectif : la Cap de Bonne Espérance, le Cap Horn, les mers du Sud, les 40eme Rugissants, les 50eme Hurlants : bref, une aventure qui n'a rien d'une partie de plaisir. Et un véritable défi de tous les dangers, cinq mois seule en mer, sans doute plus éprouvant physiquement pour une femme que pour un marin aguerri. Un défi qui reflète la détermination de cette jeune navigatrice, refusant même de l'aide lorsque son mât s'est dangereusement brisé récemment. Maud est alors allée encore plus loin dans le courage, en réparant elle-même son bateau avec un mât de fortune pour continuer sa route, coûte que coûte, dont l'arrivée est prévue ce mardi 13 mars prochain. Une autre journée de la femme !

En images, un reportage de la Marine nationale à partir du porte-hélicoptères "Jeanne d'Arc", le 5 mars 2007 (Copyright Marine nationale, avec l'autorisation du PC de Maud Fontenoy)...

 


MaudFontenoy1©Marine Nationale
Vidéo envoyée par pierredavid

Pour entendre Maud Fontenoy commenter la vidéo ci-dessus lors de la visite du porte-hélicoptères, mais aussi accéder aux archives sonores et vidéos, ou autres informations sur cette épopée et le parcours de cette navigatrice hors pair, c'est là.

Toujours en images, prise de vues lors du passage de Maud au Cap Horn, le 8 décembre 2006 (Copyright Gédéon Programmes/L'Oréal Paris, avec l'autorisation du PC de Maud Fontenoy).

 


MaudFontenoy2©GédéonProgrammes
Vidéo envoyée par pierredavid
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 3 mars 2007

Le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca vient de déposer une proposition de loi (1) pour que la République française reconnaisse le génocide vendéen programmé par la Convention républicaine, entre le 1er août 1793 et la chute de Robespierre en 1794. Ce n'est pas la première fois que des élus, des historiens, ou associations pour le devoir de mémoire, demandent cette reconnaissance, comme le département de la Vendée à partir de 1989, à l'occasion du bicentenaire de la Révolution. Evidemment, quand le nom du principal instigateur des massacres civils de l'Ouest de la France (le général Turreau) est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris, et que cette page de la Terreur reste la honte de la Révolution française, la reconnaissance "officielle" est difficile. Le peuple arménien en sait quelque chose, dont le génocide pourtant reconnu est toujours controversé en Turquie, et encore aujourd'hui parfois ailleurs. Le 12 octobre dernier, l'Assemblée nationale française a adopté une loi qui interdit la négation du génocide des Arméniens, en 1915, dans l'Empire ottoman. Un génocide arménien dont Sir Winston Churchill, notamment, a dit : "Il ne fait aucun doute que ce crime fut planifié et exécuté pour des raisons politiques."

C'est exactement le cas du massacre franco-français des insurgés vendéens et de leur famille (qui s'opposaient à la Terreur et non à la Révolution, comme on le croit encore trop souvent à tort), massacre pour lequel on peut rajouter aux "raisons politiques", des "raisons idéologiques." Le général républicain Turreau, qui prit alors la tête des "colonnes infernales" chargées de raser la Vendée, a résumé (comme ses collègues Grignon ou Westermann) les directives de la Convention à l'encontre de cette province d'alors : "Tous seront passés au fil de la baïonnette. Les villages, métairies, bois, landes, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé seront livrés aux flammes." On sait aujourd'hui que même les habitants y furent livrés parfois, au fil des massacres, quand ils n'étaient pas noyés en masse dans la Loire sous les ordres du sinistre Carrier, et que l'un des premiers camps d'extermination - dit l'Entrepôt - fut mis en place à Nantes (Loire-Atlantique). Les historiens n'hésitent plus à parler du génocide vendéen, recensant pour certains quelque 170.000 victimes martyrisées, hommes, femmes et enfants de tous âges (lire aussi en archives, ci-contre, aux dates des 3 octobre et 2 novembre 2006) : "C'est un massacre délibéré et gratuit de la population civile sans raison militaire", définit Alain Gérard, universitaire et spécialiste de la Révolution française. "Les Vendéens se sont soulevés aussi pour des raisons morales, contre la destruction du peuple au nom du peuple. Ils ne se sont pas révoltés contre la Révolution, mais contre la dérive terroriste de la Révolution. " L'Assemblée nationale ne manque pas d'éléments historiques irréfutables pour prendre enfin une décision qui se fait attendre depuis des décennies, la reconnaissance officielle du génocide vendéen : "Un grand pas sera fait quand cette page d'histoire sera inscrite dans les ouvrages scolaires", regrette Alain Gérard parmi d'autres.

Alain Gérard, écrivain, dirige également le Centre vendéen de Recherches historiques (CVRH), qui publie régulièrement des témoignages ou archives inédits sur cette période trouble (photo Dr).

(1) Cette proposition de loi a été co-signée par Véronique Besse (MPF, Vendée), Bernard Carayon (UMP, Tarn), Hervé de Charette (UMP, Maine-et-Loire), Louis Guédon (UMP, Vendée), Jacques Remiller (UMP, Isère), Jérôme Rivière (UMP, Alpes-Maritime), Joël Sarlot (MPF, Vendée), Hélène Tanguy (UMP, Finistère). D'autres propositions de loi ont également été déposées pour faire reconnaître les génocides ukrainien et tsigane.

Pour en savoir plus...

Des parutions très fouillées : "Pourquoi la Vendée ?" d'Alain Gérard, préface de François Furet (1989), Editions Armand-Colin ; "La Vendée, 1789-1793" (Alain Gérard, 1993), Editions Champvallon ; "Par principe d'humanité... La Terreur et la Vendée" (Alain Gérard, 1999), préface d'Alain Besançon, Editions Fayard ; "La guerre de Vendée" (Alain Gérard, 2006, CVRH), ou "Femmes oubliées de la guerre de Vendée", ouvrage présenté par Thérèse Rouchette (CVRH).

Des points de vue récents : "La Vendée-Vengé, Le génocide franco-français", livre de Reynald Secher (Editions Perrin), docteur en histoire, et "La Vendée et la Révolution", livre inédit de Jean-Clément Martin (Editions Perrin, Tempus).

Le Centre vendéen de Recherches historiques, groupement d'intérêt public associé notamment à l'université de Paris-IV-Sorbonne : 02 51 47 74 49 (numéro composé de France).

Pour mieux connaître le génocide arménien : imprescriptible.

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Mardi 27 février 2007

Samedi 24 février dernier, la 32e cérémonie des César (en clair sur Canal +) a été fidèle à elle-même, sans véritables surprises sur prises, y compris souvent dans sa litanie de remerciements. Certes, Valérie Lemercier est toujours aussi pétillante, et des moments furent émouvants (l'hommage à Philippe Noiret et Gérard Oury). Mais l'émission gagnerait en force en diffusant un extrait plus long des films nominés ou des musiques de films (le parent pauvre médiatique du cinéma français), entre autres, quitte à raccourcir le temps d'intervention des lauréats... Et peut-être d'envisager aussi une forme de vote préalable du public, qui jouerait sans doute, d'une manière ou d'une autre, sur l'attribution du palmarès et/ou la distribution des films... En reflétant indirectement l'avis des cinéphiles sur l'inspiration et les prestations des uns et des autres dans le milieu du cinéma...

Reste au moins deux certitudes pour le cru 2007 des César : les quatre César remportés par le film de Guillaume Canet ("Ne le dis à personne") sont mérités dans l'ensemble, tout comme les cinq César qui récompensent celui de Pascale Ferran ("Lady Chatterley"). La réalisatrice en a profité à juste titre pour s'alarmer de la fragilité du cinéma français, et en même temps du statut des intermittents du spectacle, et donc du système tout entier, qui alimente financièrement aussi le premier et fait vivre les seconds. Pascale Ferran l'a dit avec retenue, d'un style clair et précis, mais sans détours. La réalisatrice a ainsi rendu à César tout haut, ce que beaucoup d'autres pensent aussi tout bas, pour continuer à faire vivre le cinéma français (y compris d'auteur ou de réalisateurs moins connus ou audacieux), et ses acteurs au sens large... Enfin, une mention spéciale pour l'excellent acteur américain Jude Law, francophone avec ses parents résidents en France depuis une quinzaine d'années, qui a reçu un César d'honneur.

Pascale Ferran s'est faite la porte-parole des doléances et "travers" du cinéma français...

 


Les CESARS 2007
Vidéo envoyée par Greuuuh
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 17 février 2007

Enfin, oserait-on dire, la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) va recevoir dans les prochaines semaines les responsables des principaux fournisseurs d'accès à Internet (FAI) et opérateurs de téléphonie, pour leur mettre les points sur les "i". Il faut dire que la DGCCRF a reçu plusieurs dizaines de milliers de plaintes depuis 2005. En première ligne ces jours-ci, Noos-Numéricâble, vient d'ailleurs d'être placé "sous surveillance". Leurs clients sont sous tension... nerveuse ! "Noos" n'est pas le seul à rencontrer des problèmes avec leur connexion Internet, la téléphonie gratuite intégrée ou la télévision. La plupart des opérateurs continuent plus ou moins à rencontrer des problèmes récurrents de fonctionnement. Des exemples parmi d'autres ? En Vendée, du côté de La Roche-sur-Yon, Neuf Télécom a proposé dernièrement la télévision par Internet, mais momentanément incompatible avec la zone géographique concernée... Un autre FAI ne cache pas non plus à certains de ses clients, actuellement, sur son site (quand ils peuvent y accéder), faire depuis quelques temps "une mise à jour de nos systèmes", retardant provisoirement d'autant la résolution de problèmes techniques rencontrés par cesdits clients. Ou la finalité de leur commande en cours, comme l'opérateur le précise en même temps, parfois finalisée dans un délai plus long que celui annoncé au départ. Des contretemps qui ne modifient pas, en général, le coût des abonnements, et peuvent même entraîner des frais supplémentaires, difficiles ensuite à récupérer en totalité. Certes, chez tous les principaux FAI et opérateurs de téléphonie, les problèmes techniques ne sont pas légion, restent épisodiques quand ils existent, et sont plus ou moins rapidement résolus... Mais les litiges n'en sont pas moins désagréables pour celles et ceux qui y sont confrontés !

Autres griefs qui reviennent dans le désarroi des clients, en général, pour la plupart de ces opérateurs : la qualité du service technique laisse parfois à désirer et les conseillers sont difficiles à joindre ; le service client n'est pas toujours efficace (et pour certains opérateurs, l'attente est payante dans les deux cas), et même le matériel de connexion est parfois mis en cause : "On peut rencontrer des problèmes d'incompatibilité, et pas seulement avec l'ordinateur des clients", avoue un technicien Internet de l'un des principaux opérateurs actuels, sous le couvert de l'anonymat. "Il vaut mieux interroger l'opérateur sur tous ces points, et faire effectuer des tests de ligne et boucle locale, avant de s'engager." Ah bon ? Sauf que les FAI et opérateurs de téléphonie ne détaillent pas forcément, systématiquement, ces précautions préalables à l'engagement des services proposés !

"Que Choisir" signale que devant des recommandés sans réponse, les abonnés n'ont souvent d'autres choix que d'interrompre les prélèvements et de saisir la justice pour obtenir gain de cause. Et il est probable que dans les jours qui viennent, les FAI et opérateurs de téléphonie concernés vont devoir sans doute s'expliquer devant les "gendarmes" de la répression des fraudes et des communications électroniques et des postes, et prendre leurs responsabilités s'il y a lieu. On peut aussi saisir, sous certaines conditions, le médiateur des communications électroniques. Ce n'est pas trop tôt.

"Victimes défendez vous"

Jehanne Collard et Romy Lafond. Photo Sd, Arnaud Février, avec l'autorisation de Flammarion.

Dans un autre domaine, pas si éloigné quant au respect du droit des "victimes", les avocates Jehanne Collard et Romy Lafond publient chez Flammarion (à lire également) : "Victimes, défendez vous. Le Guide des accidentés". Faute souvent d'informations fiables et précises, on est souvent à la merci de la mauvaise foi des assureurs et/ou des lenteurs (subtilités) administratives, de la méconnaissance du droit, etc. Le guide couvre l'ensemble des accidents de la vie, et indique comment "éviter les pièges, et surmonter les embûches les plus fréquentes."

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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