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Mercredi 12 mars 2008

CargoAuxSablesmars2008.jpg

Conséquence de la tempête qui a sévi dans l'Ouest de la France en début de semaine, la cité balnéaire vendéenne des Sables-d'Olonne a vécu un épisode insolite qui restera dans ses annales : le cargo à vide L'Artemis, 88 mètres de long, battant pavillon néerlandais, s'est échoué lundi 10 mars vers 7 h 45 sur la grande plage, l'une des plus belles en demi-lune de la côte atlantique. Il transportait un équipage de six personnes à son bord. Aussitôt, les opérations de désensablement sont coordonnées par les Affaires maritimes et la sous-préfecture des Sables-d'Olonne, sous le commandement de la préfecture maritime de Brest. Certes, le remorqueur l'Abeille Languedoc a bien tenté de désensabler le cargo lundi, entre 17 h et 18 h, en profitant de la marée haute. Mais on ne ramène pas en mer un bateau de 3.600 tonnes qui n'est pas avantagé par la nature... Venu à vide du Portugal, il devait charger du blé et le livrer à Rouen. Mais avec quatre mètres de houle, et 35 noeuds de vent (65 km/heure), il a été soulevé comme une plume et "posé" bien malgré lui face au remblai.
Un arrêté a été pris pour interdire l'accès au public dans un périmètre de 150 mètres autour du bateau, en prévention de tout risque de basculement, car depuis mardi, des centaines de curieux se succèdent pour admirer l'attraction locale du siècle, voire assister aux manoeuvres. Une première tentative de désenchouement a échoué lundi soir, puis une deuxième mardi soir en raison cette fois de la rupture entre le cargo et le remorqueur. Ce mercredi matin, une nouvelle tentative n'a pas pu être menée à son terme, et une autre a eu lieu ce même jour vers 18 h, aidée par le creusement d'un chenal dans le sable d'une plage qui se serait bien passée d'une telle agression dans sa structure. Hélas, le remorqueur de haute-mer l'Abeille Languedoc a réussi à tirer le cargo L'Artemis de la plage sablaise vers le large, de plusieurs mètres, mais il y a eu rupture du portage de L'Artemis, vers 19 h 30, point de jonction entre la remorque et le cargo. La Compagnie "Abeilles international" chargée de l'opération devra attendre les prochaines grandes marées de début avril prochain, et en attendant, stabiliser le cargo par des travaux de terrassement pour le garder dans sa position... Ou s'armer de patience.
CargoAuxSablesPub-copie-1.jpg
Pendant ce temps, la mairie des Sables-d'Olonne prend son mal en patience, et bien que les acteurs du tourisme voit d'un oeil interrogateur l'arrivée des beaux jours et des premiers touristes, avec une plage quelque peu "occupée", on a saisi l'opportunité de communiquer un maximum sur l'image de la station, voire de manière humoristique (comme ci-dessus, photos Yann-Yves BIFFE/Ville des Sables-d'Olonne, reproduction interdite). Ainsi, le site officiel de la mairie des Sables-d'Olonne propose encore de télécharger gratuitement cette photo, tout comme des photos du cargo sur la plage, une vidéo à voir en direct, et même un concours (c'est ICI). A tel point que l'office de tourisme des Sables-d'Olonne a même reçu des coups de fil de "tour opérateurs" qui demandaient à visiter le navire.... Une attraction dont pourtant tout le monde se serait bien passée aussi...
ET EN IMAGES,
le cargo L'Artemis, l'indésirable "attraction" des Sables-d'Olonne... Lundi 10 mars 2008, ambiance...

Et l'échec d'un remorquage...

 

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Dimanche 9 mars 2008

DrTheillierEtJPbely.jpg
Le docteur Theillier et Jean-Pierre Bély, 66e miraculé d'une sclérose en plaques, handicapé lourdement (Photos : Photothèque des Sanctuaires de Lourdes, reproductions interdites).
Médecin permanent du Bureau médical des Sanctuaires de Lourdes, le docteur Patrick Theillier vient de publier aux Presses de la Renaissance : "Lourdes, des miracles pour notre guérison". L'originalité de cet ouvrage est qu'il est le fruit des constatations et des enquêtes médicales d'un scientifique praticien, homme de foi, dont l'approche se veut aussi une exploration de l'âme humaine. Chaque année, six millions de pèlerins se rendent à Lourdes, qui marque cette année le 150e anniversaire des apparitions à Bernadette Soubirous. Mais qui sait que si soixante-sept miracles sont officiellement reconnus à ce jour par l'Église, c'est en fait près de 8.000 personnes touchées au départ par des guérisons souvent troublantes.
Mais avant d'être authentifiées comme miraculeuses, ces guérisons font l'objet d'une enquête médicale approfondie, et d'un suivi régulier pour ne pas être confondues avec de simples rémissions : "Les critères sont au départ que la maladie doit être grave, et la guérison parfaite, totalement et instantanément, sans explications médicales ou naturelles", rappelle Patrick Theillier, responsable du Bureau médical de Lourdes depuis 1998, après avoir exercé la médecine généraliste pendant 25 ans. Il a aussi étudié la philosophie, la théologie, l'anthropologie. Le docteur Theillier suit et analyse de près une cinquantaine de guérisons déclarées par an, parfois des années plus tard : "Les gens qui guérissent à Lourdes sont les premiers surpris, croyants ou non-croyants, parfois lors d'un passage par hasard, et c'est un choc pour eux, un stress que le Bureau médical des constatations chargé d'authentifier les guérisons inexpliquées doit gérer chez les malades concernés, avec un suivi, un accompagnement. Parfois la guérison survient après leur passage, et le Bureau médical dont j'ai la charge doit dans tous les cas reprendre la maladie en amont, les traitements, l'évolution, et l'état de guérison. Face à ces grâces de guérisons attribuées à Notre-Dame de Lourdes déclarées par un malade, je suis toujours très ému de sentir qu'il s'est passé quelque chose, leur transformation personnelle aussi, et d'être à nouveau devant le mystère."
DocteurTheillier-Lourdes.JPG
Des mystères, le docteur Theillier en côtoie régulièrement de très grands qu'il qualifie de "nature miraculeuse" à "véritable résurrection", comme le cas de Jeanne Fretel, doyenne des miraculés, décédée le 1er avril 2005 à 94 ans, débordante de vie après être guérie instantanément le 8 octobre 1948, alors qu'elle est en coma terminal devant la grotte de Lourdes, crachant du sang, malade depuis 1940 d'une péritonite tuberculeuse évolutive et incurable. À Lourdes, Jeanne qui ne mangeait plus depuis six mois, et vomissait même l'eau, prend un peu plus tard son petit déjeuner : "Aucune explication médicale de cette guérison n'est susceptible d'être donnée, entre autres cas", tranche Patrick Theillier, qui poursuit. "La foi est le climat naturel du miracle. La santé n'est pas une question de biologie, c'est une question d'équilibre général de la personne - jamais définitif ni parfait - où le biologique, le psychique, le relationnel, le professionnel, le religieux, le cosmique... sont concernés. C'est ce qu'on appelle l'approche holistique de la santé. En chacun de nous existe un noyau central, une fibre divine, un sanctuaire inviolable qui à Lourdes, notamment, déclenche parfois un processus sous l'effet conjugué de la foi ou l'espérance, de la charité, et du surnaturel ou du divin." Son livre vous apprendra bien d'autres choses sur le grand mystère du miracle.
Documents : pèlerinage à Lourdes, le 3 septembre 1943


Première visite à Lourdes du pape Jean-Paul II, le 14 août 1983
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Vendredi 7 mars 2008

IngridBetancourt.jpg

"Aujourd'hui, c'est tout particulièrement vers le visage d'une femme que je me tourne - une femme dont la volonté d'agir et de vivre était immense, et qui est maintenant à la frontière de la mort. Cette femme, c'est Ingrid Betancourt. Retenue depuis six ans dans des conditions indignes, elle est le symbole de toutes celles qui luttent et qui prennent le monde à témoin de leurs combats. Au milieu de la jungle, son coeur de femme, c'est celui de la liberté et de la justice ! En cette journée du 8 mars 2008, nos espoirs se confondent avec ce coeur emprisonné." C'est François Fillon, premier ministre, qui parle sur son blog. Samedi 8 mars 2008, la 31e Journée internationale de la Femme a tout naturellement son icône 2008, un visage, une silhouette, la représentation du courage à laquelle beaucoup ont pensé pour marquer cette journée : Ingrid Betancourt, prisonnière dans des conditions inhumaines par les Farc depuis six ans.
La 7e édition du concours d'affiches et de beaux textes du site officiel de le Journée de la Femme lui est consacrée sur le thème : "Courageuse Ingrid, tu mérites la liberté". Et l'INA (Institut national de l'Audiovisuel) propose de découvrir ou de redécouvrir sur son site Internet, huit portraits de femmes en vidéo (Ingrid Betancourt, Benazir Bhutto, Françoise Giroud, etc.), qui ont marqué ces dernières années.
Ce vendredi 7 mars, c'était aussi Lorenzo Delloye, le fils d'Ingrid Betancourt, qui a lancé un cri d'alarme à la guérilla colombienne pour obtenir la libération de sa mère, un article mis en ligne sur le site de soutien à sa mère.
C'est à Copenhague, le 8 mars 1910, qu'une confédération internationale de femmes socialistes de tous les pays a créé la Journée de la Femme en vue de servir à la propagande du vote des femmes. L'ordonnance du 21 avril 1944 accorde le droit de vote aux femmes françaises, qu'elles exerceront pour la première fois le 20 avril 1945 pour les élections municipales. Les Allemandes l'ont obtenu le 12 novembre 1918. Un siècle de retard sur les hommes qui votent en France depuis 1848. Et que dire du droit des femmes à se faire élire alors... Le 8 mars 1948 en France, 100.000 femmes défilent à Paris pour fêter cette victoire de la République à la statue de Jeanne d'Arc. Dans de nombreuses villes de France, cette manifestation est relayée (5.000 femmes à Lyon, 30.000 d'entre-elles à Marseille). La Suisse accordera le droit de vote aux femmes en 1971, alors que les Nations Unies ont commencé à observer la Journée internationale de la Femme le 8 mars 1975. En France, c'est en 1982 que le gouvernement socialiste instaure le caractère officiel de la célébration de la Journée de la Femme, le 8 mars. Mais chaque jour encore, dans le monde, les femmes subissent encore et toujours des violences, des humiliations, ou tout simplement tentent de faire respecter ou de mettre en oeuvre la "parité".
La vidéo de L'INA après le rapt d'Ingrid Betancourt, en 2002.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Samedi 23 février 2008

Charles-de-Gaulle.jpg

Depuis avril 2006, l'Institut national de l'Audiovisuel (INA) propose au grand public un accès direct en ligne, en simple consultation ou en téléchargement, à plus de 100.000 émissions de télévision et de radio (c'est ICI). Cette base documentaire exceptionnelle s'enrichit de 50.000 émissions par an, et s'est étendue au domaine pédagogique avec Apprendre, un outil éducatif audiovisuel en ligne.
Dernière innovation de l'INA : à l'occasion de l'ouverture de l'Historial Charles de Gaulle aux Invalides, à Paris, le vendredi 22 février dernier, l'Institut national de l'Audiovisuel et la Fondation Charles de Gaulle lancent un nouveau site de référence consacré aux principaux discours audiovisuels du général de Gaulle : des enregistrements radiophoniques aux archives de la presse filmée et de la télévision.
Cette nouvelle bibliothèque en ligne de vidéos et de sons éditorialisés à vocation pédagogique, "Charles de gaulle - paroles publiques", est destiné à tous les internautes, mais aussi aux étudiants, chercheurs, ou "chaque citoyen soucieux de mieux comprendre l'histoire de notre temps. En collaboration avec des historiens, elle propose des parcours thématiques illustrant notamment les sujets suivants : de Gaulle et les institutions, de Gaulle et la Guerre d'Algérie, de Gaulle et mai 68, etc." Soit 200 documents d'une cinquantaine d'heures. Paroles de guerre, allocutions et discours, conférences de presse, entretiens, voeux, voyages en France ou à l'étranger, ces "archives reflètent l'action politique et la vie publique du général de 1940 à 1970. En exclusivité, chacun pourra notamment écouter l'enregistrement radio de l'appel du 22 juin 1940 inscrit depuis 2005 au Registre Mondial de la Mémoire du Monde. D'ici fin 2008, ce site thématique devrait s'enrichir d'une centaine de nouvelles images, de sons et de textes.", annonce l'INA.
Chaque archive est accompagnée de sa transcription intégrale synchronisée, de sa notice de description et d'indexation et de son contexte historique rédigé par des historiens, dont Serge Berstein, Aude Vasallo, Guillaume Piketty et Bernard Lachaise. L'interface offre également différents mode de navigation : une représentation des documents sous trois formes distinctes (fresque chronologique, carte géographique dynamique ou listes triables) ; un filtrage par type de documents, par lieux, par thèmes ou selon une recherche avancée, et une recherche simple sur tous les champs de description, y compris la transcription intégrale. Un must d'archives d'archives visuelles et sonores.

par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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Jeudi 21 février 2008
À l'occasion de la Saint-Valentin, le site Internet de l'INA (Institut national de l'Audiovisuel) a eu l'idée originale de mettre en ligne plus de 160 vidéos d'une large sélection sur le sexe à la télévision (c'est ICI). Mais au-delà de la découverte amusée d'images plus ou moins coquines, c'est l'histoire du fameux "carré blanc" qui défile sous vos yeux, à travers des émissions phares (Sexy Folies, Psy Show, etc.), des chansons, des sketchs, ce fameux petit pictogramme imposé dans certains cas par la R.T.F. (Radiodiffusion et télévision française).
Le "carré blanc" fut institué à la télévision en mars 1961. Objectif : avertir les téléspectateurs qu'un film ou une émission n'était pas "pour tout public". Le carré blanc ne pouvant signaler qu'une chose à la fois, les films comportant des scènes sexuelles primèrent sur les séquences de violence. Puis le Conseil supérieur de l'Audiovisuel institua en 1996 des codes couleurs, avant un avertissement préalable, à partir de 2002, pour les films "déconseillés aux moins de 10, 12, 16 ou 18 ans".
Parmi les documents mis en ligne par l'INA, la série démarre par Robert Lamoureux avec "La sexualité racontée aux enfants" dans l'émission "Trente six chandelles", en 1958 ! Il y aussi des films qui avaient alors été affublés du "carré blanc", ou des films censurés. Comme "La Tour de Nesle" d'Alexandre Dumas, adapté par Jean-Marie Coldefy, diffusé le 2 août 1966, ou encore Salvador Dali dans "Gros plan". Cette émission commandée par la R.T.F en 1961, avec diffusion à une heure tardive et avec le carré blanc, fut finalement déprogrammée pour "immoralité".
Et que dire de Marianne Sergent avec "La fellation" dans "Le marché de l'érotisme", sur A2 le 24 septembre 1990, qui, à la suite de ce sketch diffusé en pleine après-midi, a été interdite de télévision. Catherine Ringer, des "Rita Mitsouko", à nu dans "Sexy Folies" avec Mireille Dumas (A2, le 25 juin 1986), est l'une des vidéos les plus vues sur le site de l'INA. Ou Juliette Gréco : l'érotisme, l'amour, le sexe, l'homme, dans "À bout portant" (O.R.T.F, le 9 décembre 1971).
Comment parle-t-on du sexe à la télévision et qu'à-t-on montré ? C'est le but aussi d'un large panorama du sujet à travers quelques émissions phares ("Psy Show", "Moi je", "Sexy Folies"), des émissions mythiques qui ont traité du sujet : "Apostrophes", "Les dossiers de l'écran", "Aujourd'hui Madame"... Mais également des chansons : Serge Gainsbourg et France Gall ("Les Sucettes"), Axel Bauer ("Sex machine"), Pierre Perret ("Le zizi")... Et autres sketchs de Guy Bedos, Sylvie Joly, "Collaro show", fous rires insolites, et extraits de JT. À ne pas rater.
Et également, le clip "Plus de plaisir sur ina.fr..."
par Dominique Michonneau publié dans : infos-news-bulletin-reponse
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